Le Chinese Business Club : l’audace du lobbying

Le Chinese Business Club : l’audace du lobbying

Tisser des liens entre les grands dirigeants français et chinois est le pari d’Harold Parisot. Un pari réussi avec le Chinese Business Club. Emmanuel Macron, Sophie Marceau, Albert de Monaco ont été invités d’honneur. Rencontre avec le fondateur de la plateforme de lobbying franco-chinoise pour La Saga des Audacieux.

 

Mathilde Aubinaud : En quoi êtes-vous audacieux ?

Harold Parisot : Je vous confirme qu’il faut un minimum d’audace pour proposer à des chefs d’Etat et des grands dirigeants de venir au Chinese Business Club.

Mais avec de l’audace, du travail et de la persévérance, cela finit par payer.

Désormais, investisseurs, entrepreneurs et chefs d’entreprises se bousculent pour venir rencontrer et échanger avec Sophie Marceau, Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron, Henri Giscard d’Estaing, Pierre Gattaz, le Prince Albert II de Monaco, Jean-Paul Agon, Jean-Pierre Raffarin, …

 

Si l’on devait résumer les points saillants de votre parcours…

Diplômé de l’ESSEC et auditeur de l’IHEDN, j’ai travaillé dans les Telecom en tant qu’Ingénieur d’Affaires Grands Comptes (4 ans chez Deutsche Telekom puis 4 ans chez Bouygues Telecom).

En parallèle, nous avons créé EasyBourse avec Rachid Bakhtaoui, un site Internet d’informations financières et boursières, intégralement revendu depuis à La Banque Postale. Et enfin, trois années chez Patrim One, courtier en assurances dédié à la clientèle privée, en tant que Directeur du Développement de la clientèle UHNWI.

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Pierre Gattaz, Harold Parisot et Serge Dassault

Vous avez créé le Chinese Business Club : pouvez-vous nous en parler ?

C’est en faisant visiter des biens immobiliers de prestige à de riches chinois que j’ai eu l’idée de créer un Club. Systématiquement, les hommes d’affaires asiatiques en business trip à Paris veulent rencontrer des dirigeants français, des marques françaises à vendre et des mises en relation avec des journalistes.

Le Club est né en 2012, c’est une plateforme de lobbying franco-chinoise pour diplomates, dirigeants, chefs d’entreprises et investisseurs des deux pays.

En quoi est-ce une plate-forme de lobbying ?

Les entreprises adhèrent au Chinese Business Club, à l’année, et les membres se retrouvent environ six fois par an dans des palaces parisiens autour de personnalités de premier plan. Le membership permet de côtoyer des dirigeants de grands groupes internationaux ainsi que des fonds d’investissements chinois : Cathay Capital, Fosun, DongFeng, .. des banques chinoises : ICBC, China Construction Bank, Bank of China, China Exim Bank, China Development Bank, .. ainsi que les General Manager des marques chinoises : Huawei, Lenovo, Air China, China Telecom, ZTE, Alibaba, Comac, WeChat, Eurasia, JD.com,…

Des agences de voyages réceptives spécialisées dans les riches touristes chinois et hongkongais en voyage en Europe. De nombreux journalistes chinois sont également présents à tous les événements du Chinese Business Club.

 

Tisser des liens à la fois amicaux et économiques est pour vous crucial. De quelle manière ?

« Faites-vous des amis pour faire des affaires »

Oui, crucial ! Les chinois ont un mot « guanxi » que l’on peut traduire par « réseau de relations », mais cela n’a rien à voir avec nos réseaux français. Chez eux, les amis, personnels et professionnels, sont mis à contribution dès qu’un projet de partenariat se dessine. A nous Français de faire notre « guanxi » si on veut que nos affaires progressent et de l’entretenir, de l’arroser en quelque sorte. Sans « guanxi », il est impossible de faire des affaires en Chine.

« Faites-vous des amis pour faire des affaires » telle pourrait-être la devise du Chinese Business Club et telle est sa raison d’être.

Qui sont les décideurs concernés ?

Essentiellement des entreprises désireuses d’entrer en contact avec un partenaire chinois ou français. Egalement les marques européennes qui souhaitent attirer dans leurs points de vente les riches touristes chinois. Les échanges de cartes de visite vont bon train. Chacun dispose de la liste exhaustive des décideurs présents à chaque événement. On se place à la table de son choix à l’exception de la table d’honneur réservée à l’invité d’honneur, aux Ministres français et chinois et aux Ambassadeurs.

« La France est perçue comme une grande civilisation »

Pour les investisseurs chinois, quelle est l’image de la France ?

La France émerveille autant qu’elle effraie ! Malgré les attentats, les grèves, les impôts, etc…la France bénéficie d’une cote d’amour exceptionnelle. Elle est perçue comme une grande civilisation, le pays de la culture, du romantisme, de l’art de vivre le plus raffiné.

Le tourisme, le luxe, l’automobile, la bonne chère, le Bordeaux, mais aussi Napoléon, le Rafale, sans oublier de Gaulle, premier chef d’Etat à reconnaître la Chine en 1964, la France attire.

« Le leadership d’aujourd’hui se traduit incontestablement par une présence soutenue sur les réseaux sociaux. »

D’après vous, comment évolue le leadership aujourd’hui ?

 Le leadership d’aujourd’hui se traduit incontestablement par une présence soutenue sur les réseaux sociaux. Désormais, il est en effet impératif d’être actif et visible sur les sites comme LinkedIn, Twitter, Facebook, Instagram, …

Chinese Business Club Lunch
Jean-Paul Agon, Laurence Parisot et Harold Parisot

 Quels sont vos projets ?

 Je souhaite innover en développant le Chinese Business Club à l’international : inauguration du Club à Londres en novembre 2016 et diner de Gala à Pékin le 8 avril 2017. Egalement en projet la deuxième Edition de la Journée de la Femme le 8 mars 2017.

L’année dernière, 350 femmes chefs d’entreprises, entrepreneuses et investisseuses s’étaient inscrites.

Que peut-on vous souhaiter ?

Faire des progrès en mandarin, mais c’est très dur ! Plus sérieusement : une entente toujours meilleure entre nos deux pays qui se traduise par un maximum de partenariats gagnants-gagnants, de toutes tailles et générateurs d’emplois.
Confucius a dit : « L’homme qui veut déplacer une montagne commence par déplacer les petites pierres ».

Propos recueillis par Mathilde Aubinaud, Fondatrice de La Saga des Audacieux

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