Gérald Karsenti : Pourquoi Je Crois En L’Intelligence Emotionnelle »

 Gérald Karsenti  » pourquoi je crois en l’intelligence émotionnelle »

Gérald Karsenti est l’auteur de l’essai « Leaders du troisième type : pour redonner du sens à notre engagement« . 

Rencontre avec le Président d’Hewlett Packard Enterprise France et Vice-Président Global Sales EMEA pour La Saga des Audacieux.

« L’inspiration est nécessaire »

« C’est en lisant des romans que j’ai trouvé des idées de management. » Gérald Karsenti, Président d’HPE France, a été façonné par la littérature. Il se souvient de sa lecture de Belle du Seigneur, d’Albert Cohen et ce « souffle amoureux qui peut transporter quelqu’un« ‘. Il explique :  » Quand on est dans la passion, on peut être amené à faire des choses extraordinaires. J’ai alors compris à quel point l’inspiration était nécessaire. » Une inspiration qui porte ses équipes chez HPE. Investi sur les enjeux des femmes en entreprise et sur ceux du leadership, il est professeur affilié à HEC et Sciences-Po.

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Gérald Karsenti

Se préparer à la transformation digitale et de l’arrivée de La génération Z

Dans ce livre, que l’on lit avec un vif intérêt tant il est rythmé, sont associées illustrations judicieuses de Clod et regards sur le leadership. Une prise de parole vivante écrite, fort du témoignage de Gérald Karsenti et des points saillants de l’Histoire façonnée par des leaders. Il présente plusieurs types de leaders. Ceux qui dominent dans les différentes sphères aujourd’hui et ceux qui émergent en raison de la transformation digitale et de l’arrivée de La génération Z. Cet essai donne les clés pour comprendre le monde de demain.

« Le leader narcissique ne renonce pas. »

Il dresse un état des lieux de ces figures qui jouent un rôle décisionnel. « Le monde actuel est gouverné par des narcissiques. Ils présentent des qualités indiscutables pour le leadership. » Il brosse ainsi leur personnalité : » charismatique, ce type de leader inspire, il sait convaincre et ne il renonce pas ». Des failles sont pourtant présentes avec ce type de profil.

Quand le leader narcissique est dominant, il peut, en effet, « sombrer dans des excès qui peuvent l’emmener dans des déviations lourdes pour lui mais aussi pour ceux qui le suivent. » Bien entendu, la toile de fond ne cesse d’évoluer à l’ère du social media. Cela a des conséquences pour la mise en scène de ces figures. C’est, en effet, explique-t-il « un terreau pour développer un ego…. ce qui peut se révéler néfaste« .

« L’intérêt collectif prime pour le leader collectif sur l’individuel »

Pour le monde de demain qui émerge, d’autres qualités sont attendues. Elles sont présentent chez « les leaders érotico-narcissiques ». Gérald Karsenti explique que les leaders du troisième type, savent prendre en compte l’avis des autres. « Ils savent écouter. Pour eux, l’intérêt collectif est passe avant l’intérêt individuel. » Leurs équipes sont constituées de talents multiples.

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« Il faut que l’on apprenne à faire de la réussite collective un enjeu » explique Gérald Karsenti qui est aussi Influenceur sur Linkedin. Cet apprentissage du collectif commence alors que l’on est enfant dans sa famille puis se poursuit à l’école et pendant le cycle de formation.

Les politiques ont aussi un rôle de jouer. Ils se doivent de donner du sens à leur projet.  » il faut des programmes, des initiatives, un but qui dépasse un objectif chiffré ». Il interroge : « de quelle société parle-t-on ? Que veut-on ?« 

Une figure qui l’inspire? D’emblée il évoque Alexandre le Grand : « j’ai beaucoup d’admiration pour son ce personnage qui a cette eut la chance d’avoir été éduqué par Aristote. C’était un visionnaire hors pair. » Le fils de Philippe II eut l’idée de rassembler les différentes cultures et a aussi diffusé la culture hellénistique.

« Il faut du digital et des idées. A l’ère du digital, l’innovation et les idées deviennent déterminantes »

Une culture qui s’appuie sur un syncrétisme. Celui-ci s’établit grâce aux liens tissés entre les générations. « Plus on arrive à créer de l’intergénérationnel, plus on est efficace pour l’entreprise de demain ». Il faut du digital et des idées. Pour lui, « le mariage de l’expérience et de la jeunesse ne peut être que salutaire pour la société.« 

Le leader conserve son rôle-clef fort de sa vision. Il définit la vitesse pour la mettre en œuvre en donnant du sens aux collaborateurs.

La mission principale d’un dirigeant ? « Constituer une équipe ». Cela implique de choisir les bonnes personnes aux bons postes pour une action au bon moment. Bien connaitre les différents styles de leadership est un atout.

Pour le Président d’HPE, la capacité de « porter un projet et de l’emmener » est essentiel. Par ses prises de parole, ses liens tissés avec ses collaborateurs, Gérald Karsenti déconstruit les représentations trop souvent diffusées dans l’imaginaire collectif. Un dirigeant d’entreprise peut, à son image, se révéler être un leader. Tourné vers ses équipes. Tourné vers l’entreprise de demain.

Mathilde Aubinaud

Leaders du troisième type, Gérald Karsenti (éditions Eyrolles), 172 pages.

David Layani : « L’Audace C’Est Collomb Et Magellan »

David Layani : « L’audace c’est Collomb et Magellan »

Se rendre chez onepoint, c’est s’autoriser à penser autrement, c’est saisir les opportunités liées à la transformation digitale qui sont légion.

Un espace à part où création et innovation se mêlent. Rencontre avec le Président Fondateur du groupe onepoint pour La Saga des Audacieux.

 

Mathilde Aubinaud : Quel est votre regard sur l’audace ?

« C’est prendre un risque, parce qu’on a la conviction qu’il sera payant. »

David Layani : L’audace, c’est à la fois oser imaginer qu’il existe un chemin différent, et oser l’emprunter. C’est Colomb et Magellan, c’est Einstein avec la relativité. Il faut à la fois être capable de penser différemment et d’agir différemment. C’est prendre un risque, parce qu’on a la conviction qu’il sera payant.

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David Layani, Président et Fondateur du groupe onepoint

« L’entrepreneur saute un précipice, mais parce qu’il est certain que derrière la brume il y a une région merveilleuse à atteindre. »

En quoi est-ce une notion qui vous porte ?

L’audace est pour moi centrale, car on réduit souvent l’entrepreneur à quelqu’un qui a une bonne idée, ou quelqu’un qui sait prendre des risques. L’entrepreneur, c’est le deux à la fois : il saute un précipice, mais parce qu’il est certain que derrière la brume il y a une région merveilleuse à atteindre. Et il calcule son saut.

Plusieurs fois dans ma vie d’entrepreneur, j’ai dû imaginer ce qui était de l’autre côté du précipice et avoir le courage de sauter. Je ne l’ai jamais regretté, car sinon j’aurais fait du surplace, ou bien mon petit bout de falaise ce serait écroulé.

C’est ce qui s’est passé il y a deux ans quand j’ai racheté une entreprise de taille comparable, alors que nous traversions des turbulences, et que j’ai lancé dans le même temps une transformation complète de l’entreprise et une évolution de nos métiers.

Pourquoi avez-vous fondé onepoint ?

J’ai fondé onepoint avant tout parce que je souhaitais vivre une aventure entrepreneuriale. J’avais l’intuition qu’il était possible de rendre un meilleur service, plus sur mesure, aux entreprises pour réussir leur transformation numérique.

J’avais mon analyse du marché, la curiosité de comparer les pratiques, de comprendre les modalités de travail des entreprises à transformer. Le marché de la transformation digitale est en croissance durable : tous les secteurs sont amenés à être touchés et à connaître des transformations importantes.

Cela signifie que pour un entrepreneur qui comprend bien ses enjeux, qui a une appétence particulière pour un secteur, qui a une idée nouvelle de la manière dont peut s’établir la relation avec le client pour un service, le champ est immense.

Avec onepoint, vous repensez la sociabilité. De quelles manières ?

C’est vrai que je crois, plus que jamais dans notre univers numérique de plus en plus désintermédié, à la force de la rencontre. onepoint, ce sont des lieux forts, ce sont des valeurs humaines comme le métissage, ce sont de nombreuses occasions de rencontres et d’ouverture d’esprit.

Nous pensons des lieux qui s’y prêtent, mais qui vivent parce que les collaborateurs y prennent des initiatives formidables, qui vont de la pure convivialité, au partage de connaissances et d’expériences. C’est par ces rencontres humaines que naissent des idées nouvelles, des projets, une bienveillance qui fait que notre entreprise est appréciée des actuels salariés comme des futurs.

Qu’incarne pour vous un leader ?

Un leader, ce n’est pas quelqu’un qui vit sur une position hiérarchique. C’est pour cela que chez nous, c’est une fonction à part, qui est très différente de l’idée de manager.

« Un leader chez nous est bienveillant, il est avant tout un coach, un révélateur de talents. »

Un leader émerge naturellement parce qu’il a la capacité d’entraîner d’autres collaborateurs, dans le respect de leurs personnes, de faire s’exprimer au mieux leurs compétences et leurs envies, de créer une dynamique autour d’un projet ou d’une offre de service.

Un leader chez nous est bienveillant, il est avant tout un coach, un révélateur de talents.

Selon vous, comment un salarié souhaite s’engager dans son travail ?

Aujourd’hui, les formes de l’engagement ont changé. Elles reposent moins sur la position dans un cadre hiérarchique défini qu’à l’intérêt pour la vision, les valeurs de l’entreprise, ou des projets concrets. Nous le voyons avec la génération Y : capable de travailler de manière acharnée pour un projet qui lui plaît, ayant du mal à comprendre pourquoi il faudrait s’ennuyer sur un projet plus classique.

C’est notre défi quotidien d’assurer qu’il y ait toujours suffisamment d’innovation et d’intérêt – ou une force des valeurs et de ce qui lie à l’entreprise, pour faire tenir l’ensemble !

J’en retire aussi des leçons pour un changement plus complet du monde de l’entreprise, où demain il y aura de plus en plus d’indépendants, de start-ups, qui viendront s’agglomérer à une entreprise noyau pour mener à bien des missions.

Quelles sont les figures qui vous inspirent ? Pourquoi ?

Les figures qui m’inspirent sont très différentes : il y a d’abord les figures intimes, comme ma mère, qui s’est toujours battue pour nous tout en menant sa carrière professionnelle.

Il y a les entrepreneurs de grands talents, comme Elon Musk, pour qui l’audace n’a pas de limite. Et il y a les politiques qui osent changer leur pays, avec un logiciel neuf. Nous avons une filiale au Canada, et c’est vrai que quand je vois des figures comme Justin Trudeau, comme Matteo Renzi, comme Emmanuel Macron en France, cela me redonne beaucoup d’espoir.

Avez-vous un livre qui vous a façonné ?

Un livre récent me vient en tête, Le Cercle de Dave Eggers, qui raconte à la fois la force de nos entreprises du numérique et en même temps en dénonce les effets pervers.

Je m’intéresse beaucoup aux questions de souveraineté numérique, de respect de la vie privée, de la manière dont nos outils numériques changent profondément les sociétés.

Je ne suis pas qu’un optimisme naïf : comme toute révolution, celle du numérique est à réguler ! Et je regrette parfois que notre réflexion soit encore faible en la matière….

Quel lien tissez-vous entre la politique et l’entreprise ? Les politiques comprennent-ils le monde des entrepreneurs ?

En tant qu’entreprise du numérique, nous nous intéressons à la disruption sur tous les plans, celui du monde économique comme de l’Etat, au défi de la formation et de la prise en compte des nouvelles générations. Nous ne pouvons-nous désintéresser de la démocratie numérique qui est en train de naître.

C’est pourquoi nous avons plusieurs partenariats forts en la matière, avec KANTAR d’un côté, GOV de l’autre. Ils illustrent bien les enjeux de la politique face à la transformation numérique : adapter nos outils habituels à ce nouveau contexte, comme lorsqu’il s’agit d’accompagner la transformation numérique des entreprises, le métier cœur de Onepoint ; prendre en compte la dimension bottom-up de la révolution numérique, et accompagner le développement des start-ups qui défrichent de nouveaux univers, un autre des métiers de Onepoint.

C’est de notre responsabilité sociale que d’aider à comprendre comment cela bouleverse notre rapport à la politique.

Que peut-on vous souhaiter ?

On peut me souhaiter de ne jamais perdre l’audace. De réussir mon pari, parce qu’il est bon pour toute l’économie française : de devenir un leader européen de la transformation numérique, qui aide les entreprises et les administrations de ce pays à prendre ce tournant majeur, et donc à entretenir la croissance et l’emploi dans notre pays. Un leader qui représente l’excellence de notre pays !

Propos recueillis par Mathilde Aubinaud

Laurence Kerjean: « Il Est Important De Faire Ce En Quoi On Croit »

Laurence Kerjean: « Il Est Important De Faire Ce En Quoi On Croit »

Avec enthousiasme et énergie, Laurence Kerjean est une entrepreneuse engagée! Elle a fondé lefrigojaune. Rencontre pour La Saga des Audacieux. 

Mathilde Aubinaud :  Comment est née l’idée du frigojaune? 
Laurence Kerjean : lefrigojaune est un pivot de notre précédent projet, meetzechef (www.meetzechef.com). Ce premier projet lancé pendant mon dernier congé maternité visait déjà à réduire le gaspillage alimentaire entre particuliers via une plateforme de mise en relation, mais au bout de quelques mois de fonctionnement, nous nous sommes vite rendu compte avec mes associés que le modèle économique ne nous permettrait pas de pérenniser l’action.

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Laurence Kerjean, fondatrice du frigojaune

De l’impact au quotidien

Alors nous avons profité du hackathon WINOV16, organisé par Orange et ses partenaires en novembre 2016, pour trouver un nouveau modèle qui nous permettrait de pérenniser notre action anti-gaspillage et avoir plus d’impact au quotidien. A la fin de ces 48h intenses, l’équipe a compris que la récente modification de la loi Grenelle II, ouvrait une voie pour proposer un service en B2B aux entreprises.
C’est comme ça qu’est né lefrigojaune.

-En quoi cela consiste-t-il? 

lefrigojaune propose une solution clefs en main aux entreprises pour lutter contre le gaspillage alimentaire dans le cadre de la nouvelle réglementation RSE.
C’est une solution F.a.a.S – pour Fridge as a Service- ce qui est un clin d’œil aux services informatiques offerts sous forme d’abonnement puisque nous sommes une solution qui fonctionne aussi par abonnement mensuel.

Au quotidien, voilà comment cela se passe :

  1. A la fin du service, le prestataire de restauration emballe les invendus dans des doggy bags qu’il dépose dans le frigojaune
  2.  Il enregistre son dépôt dans l’application qui envoie un push notification à tous les employés
  3. Au moment de partir chaque employé se sert gratuitement dans le frigo pour son usage personnel ou pour donner à quelqu’un qui a faim.

-Pourquoi avez-vous tenu à vous engager? 

« J’ai décidé de changer de carrière pour me lancer dans cette aventure de techforgood. »

Une conjonction de facteurs en fait. J’ai toujours été concernée par le problème du gaspillage alimentaire mais désormais maman de 3 enfants et à presque 40 ans, cela est devenu pratiquement une évidence que de faire quelque chose qui ait plus de sens. Un événement familial très douloureux m’a aussi fait prendre conscience qu’il était important de faire ce en quoi on croit, alors avec l’appui de mon mari, j’ai décidé de changer de carrière pour me lancer dans cette aventure de techforgood.

Viviane De Beaufort – ESSEC, Sandrine Garcia – Sandra, My Green Coach, Laurence Kerjean – MeetZeChef et Le Frigo Jaune & Edwige Tuarze – Éléa & Cybèle lors de la Journée de la Femme Digitale JFD17

Einstein disait  « la logique vous conduira d’un point A à un point B, l’imagination et l’audace vous conduiront où vous voudrez« 

– Quel est votre regard sur l’audace? 
Seule elle ne suffit pas, mais sans elle rien n’est possible.
Cf. Einstein qui disait  « la logique vous conduira d’un point A à un point B, l’imagination et l’audace vous conduiront où vous voudrez« .

-De quelle manière la prise de conscience des entreprises évolue-t-elle? 

« Une entreprise ne peut plus se contenter de gérer son business sans prendre position sur des sujets de société. »

Comme toute question non directement liée à leurs intérêts économiques, les entreprises ne prennent position sur les questions de société et d’environnement que pour des raisons d’image et d’obligation légale.
Mais le réveil progressif de la population civile, sa prise de conscience bien plus avancée que celle des entreprises, et les demandes répétées des consommateurs sur des questions de conservation de l’environnement et de développement durable, couplés à des initiatives internationales comme la COP21, commencent à avoir un impact sur les entreprises.

Désormais pour fidéliser un consommateur, et pour attirer les plus jeunes, une entreprise ne peut plus se contenter de gérer son business sans prendre position sur des sujets de société, et cela implique évidemment des choix tout au long de leurs chaînes de valeur.
Il se trouve que le gaspillage alimentaire rentre dans ces nouvelles catégories de préoccupation pour les entreprises, et surtout pour leurs consommateurs,  donc notre solution F.a.a.S s’intègre parfaitement dans leur ‘nouvelle’ prise de conscience 😊

-L’entreprise doit aussi porter des combats de société? 

Si l’on considère que l’entreprise appartient à la société alors oui, il est aussi de sa responsabilité de porter des combats de société, afin d’avancer dans l’intérêt de tous.
Une entreprise qui ne porterait pas de combats ne peut pas espérer prospérer aujourd’hui dans un monde en relative perte de sens, de repères et de valeurs ; les seules valeurs portées par une entreprise ne peuvent pas se résumer à des valeurs marchandes et commerciales.

-De quelle manière les collaborateurs sont-ils impliqués? 

En amont tout d’abord puisque dans la plupart des cas lorsqu’un prospect/une entreprise nous contacte c’est par le biais d’un collaborateur qui a entendu parler du frigojaune et qui l’a proposé.
Puis au moment de valider la solution F.a.a.S en interne les collaborateurs sont amenés à se prononcer par le biais de leur Comité d’Entreprise.
Enfin une fois le service installé dans leur entreprise chaque collaborateur a un rôle à jouer en s’assurant que lefrigojaune est bien vidé chaque jour, soit pour leur usage personnel soit pour donner à quelqu’un qui en a besoin,/ qui a faim.

-Comment lefrigojaune apporte un nouveau regard sur le lien social? 

Avec l’installation du F.a.a.S, les entreprises ne se limitent pas seulement à une déclaration d’intention pour leur rapport R.S.E mais s’engagent dans un projet à impact positif immédiat :
– en permettant à leurs collaborateurs de s’engager au quotidien en réduisant l’impact écologique du gaspillage alimentaire et en aidant des personnes dans le besoin
– en agissant concrètement dans le cadre des engagements pris lors de la COP21 pour réduire l’impact sur l’environnement
– en offrant un projet global à leurs collaborateurs
– en s’inscrivant aussi dans une nouveau modèle économique : l’économie circulaire, réel vecteur de lien social

-Votre prochain combat? 
Continuer à faire de la lutte contre le gaspillage une priorité pour les entreprises au global et les entreprises de la restauration collective en particulier, car derrière de belles idées et de jolies campagnes de communication, il est urgent de faire quelque chose pour mettre à fin à la dichotomie aberrante de ces 2 chiffres :

4 millions de personnes ne mangent pas à leur faim tous les jours en France
On jette 1/3 de la production alimentaire/an ce qui équivaut à des pertes de 12 à 20 Milliards €/an

Propos recueillis par Mathilde Aubinaud

Sébastien Badault, DG d’Alibaba France, « Ne Restez Pas Dans Votre Zone De Confort ! »

Sébastien Badault, DG d’Alibaba France, « Ne restez pas dans votre zone de confort ! »

Rencontre pour La Saga des Audacieux, avec Sébastien Badault, Directeur Général France d’Alibaba, géant mondial du e-commerce. Portrait d’un décideur qui ose.

De l’importance des valeurs

« Dis-moi ce que tu manges, je te dirai ce que tu es.» La Chine et la France ne démentiraient pas les propos de Brillat-Savarin tant la cuisine y est célébrée. Et si le repas en famille était l’instant prégnant des liens tissés entre la France et la Chine ? Le temps du dîner est celui on se l’on raconte et l’on discute pour se retrouver dans une famille chinoise comme dans une française. Une parenthèse, une temporalité à part pour ces cultures marquées par un attachement aux valeurs et aux traditions loin des décorums et des artifices.

Avec enthousiasme, Sébastien Badault, Directeur Général France d’Alibaba, apporte un autre regard sur l’Empire du Milieu que l’on dépeint à coups de raccourcis et de petites phrases. Il a appréhendé ces liens loin du discours ambiant. Avec intuition et un regard aiguisé, Sébastien Badault, Directeur Général d’Alibaba France a cette soif d’apprendre et de considérer autrement cette Chine que l’on tente de raconter et que l’on enferme trop souvent dans de grandes considérations et des raccourcis.

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Sébastien Badault, DG d’Alibaba France

Le digital comme parcours de vie

Une curiosité façonnée lors de son adolescence. A l’âge de 13 ans, il part à New York, il loue ainsi l’audace de son père de choisir de vivre de l’autre côté de l’Atlantique. « J’ai eu cette grande chance dans ma vie personnelle. Partir à l’étranger m’a permis de m’ouvrir à une autre culture et de comprendre comment fonctionne un autre pays. J’y ai conquis le goût de l’ouverture ». Et il apprend. Alors qu’il est à l’université, au début des années 1990, il découvre internet grâce à son colocataire ingénieur informatique. Très peu répandu alors, il se souvient avoir eu des difficultés à « trouver une connexion en France ».

« C’était extraordinaire de découvrir ce monde-là » raconte-t-il se rappelant ses années américaines. Ses choix professionnels se tourneront vers le digital. Direction une start-up comme premier job une fois diplômé puis une web agency en France et Amazon et Google pendant près de 10 ans. En 2015, il franchit le pas, direction Alibaba.

Devant Walmart ! Le géant chinois du e-commerce, Alibaba accumule les superlatifs. Il a, en effet, dépassé son concurrent américain en 2016 sur son volume d’affaires.

Le e-commerce, en Chine, représente une part deux fois plus importante qu’en France :15% du retail global contre 7%. Par ailleurs, Sébastien Badault insiste sur la « révolution du commerce et de la consommation en Chine » et cela en « une génération » contrairement à la France où il s’agit d’une évolution.

Traducteur culturel

Il entend œuvre pour créer un « pont entre la Chine et l’Occident en faisant en sorte d’œuvre pour que ce soit le plus fluide possible ». Un rôle crucial ? Celui de « traducteur culturel », au-delà de la barrière de la langue, entre ces deux univers.

Il loue « leur capacité à aller très vite et leur volonté de se développer ». De son expérience avec la Chine, il a appris l’importance de la prise de risque et celle d’ « accepter l’inconnu ».

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Une marque façonnée par son fondateur Jack Ma. « Ce n’est pas un ingénieur qui a quitté Harvard ou Stanford pour développer son système » explique en souriant Sébastien Badault. Quand il crée Alibaba, Jack Ma a la trentaine et enseigne l’anglais. Charismatique et refusant la langue de bois, il est de ses leaders qui jouent pleinement ce rôle inspirant. Autre pilier du groupe, une date.

Noirci dans les agendas des plus grandes entreprises depuis plusieurs années maintenant c’est l’incontournable 11 Novembre : le single’s day. Un record a été réalisé : 17,8 milliards de dollars en une journée. « C’est une journée où les pics de vente sont présents car les marques sont drivées par par ce qui se passe en Chine ». Chez Alibaba, explique-t-il, « on perçoit cette journée comme un laboratoire pour l’interaction avec nos clients ». C’est ainsi l’occasion de tester de nouvelles fonctionnalités, de se diriger vers la VR.

De la Chine, il a beaucoup appris. Sur lui-même aussi : « à accepter de ne pas tout comprendre. Les Occidentaux ont besoin de tout mettre dans des cases. Il faut lâcher prise. Cela ne va pas dire de lâcher les bras. » Bien au contraire, une page qu’il n’est pas prêt d’arrêter d’écrire avec humilité et conviction. Une grande personne.

Mathilde Aubinaud

“On Ne Naît Pas Audacieux, On Le Devient!”

“On ne naît pas audacieux, on le devient”

Confondateur et Directeur général de Patrivia, application web pour découvrir des lieux méconnus, Christian Clarke de Dromantin nous invite à respirer de l’authenticité.

Curieux et passionné par le patrimoine, il apporte son regard dans La Saga des Audacieux.

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Mathilde Aubinaud:  Quel est votre regard sur l’audace ?

« C’est avant tout un état d’esprit »

Christian Clarke de Dromantin : L’audace c’est à la fois très simple et très compliqué. C’est souvent très simple à exprimer et plus compliqué à réaliser. C’est avant tout un état d’esprit, on ne naît pas audacieux, on le devient et cela se travaille.

L’audace c’est avoir le courage de croire en soi. L’audace c’est rêver, aimer et se réaliser. En vous autorisant à oser, vous allez transformer vos pensées en action.

 “Combien de personnes réalisent leurs rêves ?”

Il y aura toujours des personnes pour vous dire que ce n’est pas possible et encore plus qui vous expliquent comment ils auraient fait.  Mais combien de personnes réalisent leurs rêves ? Combien de fois ai-je entendu : « Moi aussi j’avais eu cette idée ». 

Mais pourquoi ne l’as tu pas fait ? N’ayez pas peur de tomber car de toute manière vous allez le faire. Préparez-vous juste à vous relever. De temps en temps, allez vous ressourcer lors de conférences (BPI, Viva Tech, Web Summit…) C’est excellent pour le moral.

“Etre premier, différent et unique”

L’audace c’est aller là où l’on ne nous attend pas. Faire les choses pour être premier, différent et unique. L’audace c’est faire ce qu’il nous paraît impossible, ce que les autres ne font pas.

De l’ambition à l’audace, naît une grande force mais de la prétention au rêve éternel il n’y a qu’un pas. Ne pensez plus aux problèmes, trouvez des solutions ! Ne vous contentez plus de rêver à travers les autres.

Posez vos rêves sur un papier, hiérarchisez-les, réalisez-les un par un. Si quelqu’un d’autre peut le faire vous aussi ! Ce n’est qu’une question de volonté.

Comment est né Patrivia ?

“Permettre un meilleur accès à la culture”

Patrivia est né de l’imagination de deux amis en plein hiver en Bretagne au coin du feu avec un bon verre à la main où nous échangions sur notre volonté de nous impliquer pour changer les choses à notre échelle.

Pourquoi ne pas faciliter la mise en relation entre les gestionnaires de lieux et les visiteurs ? « Après tout nous sommes le pays le plus visité au monde et les univers de la culture et du patrimoine n’ont pas encore été digitalisé. Les gestionnaires de châteaux ou musées, n’ont souvent pas le temps, l’argent et les connaissances pour développer des solutions informatiques. Pourquoi cela n’existe pas déjà ? » Patrivia était né !

A la fois pour rendre service mais aussi pour promouvoir le patrimoine et permettre un meilleur accès à la culture. D’un point de vu plus personnel, c’est plus le désir de se réaliser à travers ce que l’on aime. La volonté de créer de la valeur, des emplois et ainsi participer à la vie économique.  

Mont Saint Michel

Quel imaginaire a-t-on du patrimoine aujourd’hui ?

Beaucoup de personnes pensent qu’une vie de Château c’est facile. Aujourd’hui, vous pouvez acheter un château pour le prix d’un appartement à paris d’environ 60 m². C’est donc réalisable pour plus de personnes que l’on ne pense. J’aime beaucoup le reportage LCI du 25 mars 2017 « dur dur la vie de Château » qui montre le rêve d’un enfant du village. Il a regardé un château un jour et s’est dit « Un jour il sera à moi ». Il en a rêvé, il y a cru, il s’en est donné les moyens, il l’a fait ! C’est beau, c’est une passion, nous soutenons. La vie de château est un combat quotidien. Imaginez-vous devoir changer 800m² de toiture, couper des hectares de pelouses, ouvrir et fermer 40 volets tous les jours, nettoyer les vitres, laver des salles entières, chauffer les espaces, entretenir les plâtres, la peinture et les parquets…

“Le patrimoine c’est avoir les pieds sur terre, la tête dans les étoiles et les mains dans le cambouis.”

Aujourd’hui c’est devenu extrêmement compliqué d’entretenir un lieu car tout est démesuré et cela prend beaucoup de temps, d’énergie et d’argent. Heureusement il y a des passionnés, des personnes honnêtes et courageuses, qui mettent leurs talents au service du beau, qui se donnent sans compter pour la défense du patrimoine. Merci à eux ! Le patrimoine c’est avoir les pieds sur terre, la tête dans les étoiles et les mains dans le cambouis.

“Le patrimoine est empreint d’éternité, de poésie”

Pourquoi avez-vous tenu à vous impliquer au service du patrimoine ?

Le patrimoine est empreint d’éternité, de poésie, fruit des générations passées et à venir, il ne tient qu’à nous de nous impliquer pour le transmettre.

Cela permet de raconter des histoires, faire vivre des émotions, partager des passions, respirer de l’authenticité, faire des rencontres, inviter à la découverte, apprendre, s’émerveiller, rêver…

Je m’implique pour le patrimoine parce que c’est tout simplement beau. Il y a également un formidable défi à relever en participant à l’aventure de la digitalisation de l’univers du patrimoine et de la culture.

Cela a également du sens de se donner pour une cause qui nous dépasse. Nous avons beaucoup reçu en France avec son lot d’histoire, de légendes, de savoir-faire et beauté en tout genre. Vous ne croyez pas que l’on peut un peu donner ?    

De quelle manière permettez-vous de repenser le lien à la culture ?

Nous vivons une époque passionnante où tout change très rapidement. La génération internet est très connecté pourtant nous n’avons jamais été autant aussi éloignés les uns des autres. Nous vivons à l’ère de la mondialisation et pourtant nous observons des replis sur soi.

D’un autre côté, nous avons l’univers du patrimoine et de la culture qui vit souvent de manière traditionnelle avec leurs propres codes et manières de faire et voir les choses. Pour autant, beaucoup de châteaux et musées souhaitent plus vendre pour répondre à leurs logiques de marché mais n’ont pas toujours les bons outils.

Nous avons la possibilité avec Patrivia de prendre le meilleur de chacun. Mettre le digital au service de la culture et du patrimoine. Nous permettons de faciliter la découverte, l’achat et mieux garder le lien. Grâce à la constante avancée technologique, nous pouvons inviter des personnes à vivre des expériences, avoir des émotions, sentir le poids de l’histoire, transmettre tout en partageant… C’est dans ce cadre que nous avons pu faire visiter un château privé à des élèves d’Espérances Banlieues. Comment raconter l’histoire dans des lieux chargés d’émotions où tout prend son sens.

La culture doit voir dans le digital un virage stratégique et singulier qui va créer des opportunités incroyables pour mieux se faire connaître à grande échelle.

“Le parquet qui craque, l’odeur du feu dans le salon, le chant des oiseaux qui gazouillent, le bruit du vent dans les arbres…”

Quels sont les lieux qui vous ont façonné ? Pourquoi ?

Aller chez mes grands-parents dans le Bordelais. Vous avez le parquet qui craque, l’odeur du feu dans le salon, le chant des oiseaux qui gazouillent, le bruit du vent dans les arbres, cette tranquillité et sérénité qu’il y a autour de vous.

Vigne

Se réunir pour les événements familiaux autour d’un bon repas avec souvent des discussions passionnées et des enfants qui courent partout. Travailler dans la vigne pour vous rappeler le goût de l’effort, sentir la beauté de la nature pour cette terre qui ne ment jamais.

Les jardins de Versailles, m’ont toujours impressionné, plus que le Château. La perspective en haut des marches est incroyable. La grandeur du lieu impose le respect avec les canaux, l’harmonie du lieu, les sous-bois et bosquets. C’est un plaisir de s’y promener.

Les rues de Paris à 6h du matin, vous pouvez encore sentir la rosée du matin et entendre le chant des  oiseaux, voir les premiers rayons de soleil se lever sur la belle endormie dans un calme divin avant que la ville ne fourmille et s’agite.   

Paris

La dune du Pilat, le Mont Saint-Michel, Gordes…  

Que peut-on vous souhaiter pour les prochains mois ?

Du succès, le patrimoine et la culture en ont bien besoin.

Propos recueillis par Mathilde Aubinaud

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Caroline Faindt a les clés du bonheur

Caroline Faindt a les clés du bonheur

Rencontrer l’artiste peintre Caroline Faindt, c’est découvrir une figure lumineuse. Ses toiles la révèlent : à la fois entière et vive tout en laissant place à l’émotion.  Interview pour La Saga des Audacieux.

Caroline Faindt, artiste peintre

Quel est votre regard sur l’audace ? 

Je pense qu’elle est essentielle quand on a des rêves, des envies et que l’on souhaite les réaliser !

« Se libérer des convenances, de ses peurs »

Dans les métiers artistiques notamment cela peut faire toute la différence ! Pour moi l’audace c’est une forme de liberté, c’est oser, se libérer des convenances, de ses peurs, c’est avoir les pieds bien ancrés sur terre et la tête un peu dans les nuages…

Vos premiers souvenirs en lien avec la peinture ? 

Mes premiers pinceaux c’est à l’école que les ai touchés et je me souviens avoir, avec mes yeux d’enfants, adoré cela ! C’était par amusement comme le font tous les enfants. Mais j’étais loin d’imaginer que cela deviendrait une passion, puis un métier…  A l’époque déjà,  avoir une feuille blanche, et pouvoir la remplir comme je le souhaitais, avec les formes, les couleurs que je  désirais ; mélanger, créer c’était déjà fantastique et synonyme de liberté. Pour moi, une nouvelle toile c’est à chaque fois une nouvelle histoire qui s’écrit.

L’œuvre qui vous a façonnée ? 

Cela serait réducteur de n’en citer qu’une. On se construit, se forge au fil des rencontres, des histoires … Mais ce dont je suis certaine c’est que c’est lors d’un salon d’art contemporain, à Strasbourg en découvrant le travail d’une artiste peintre Franco-Suisse que j’ai eu le déclic.

Je suis tombée en admiration devant ses œuvres. Elles m’ont inspirée, parlé et donné l’envie de peindre. Cela a été une rencontre capitale pour moi.

 Vos toiles sont criantes de vie, entières. Un vrai jaillissement…

Je crois qu’elles me ressemblent un peu. J’aime la vie, je la croque à pleine dents. Je suis entière, et je peux être une petite tornade parfois ; je pense que cela se ressent à travers mes peintures.

Je célèbre la vie, l’amour en couleurs et souhaite le partager avec le plus grand nombre !

Les artistes qui vous inspirent ?

Il y en a tellement et ce ne sont pas toujours des peintres.

Je puise mon inspiration partout autour de moi, dans l’architecture, l’artisanat, la mode, la cuisine, la photographie, la nature, tout partout où la couleur se trouve ! Grâce à mon smartphone, je prends de plus en plus de photos quand je me balade, visite, je les conserve dans un album spécial et m’en inspire avant de peindre…

En fonction des différentes phases de ma vie les artistes qui m’inspirent sont eux aussi différents mais toujours très colorés.

De quelle manière est-ce un média pour vous exprimer ? 

« Je n’ai pas une peinture engagée mais elle est pleine de symboles et d’espoir… »

C’est la plus grande des chances qui m’ait été donnée, que de pouvoir peindre, de trouver ma voie, mon mode d’expression et de pouvoir en vivre.

Je crée dans mon atelier, exprime mes ressentis, mes émotions et les partagent ensuite avec les autres.

Je n’ai pas une peinture engagée mais elle est pleine de symboles et d’espoir… Mes projets essaient toujours d’aller dans ce sens.

J’ai aussi la chance que la peinture m’ouvre à d’autres formes de création, comme la ligne de bijoux que je viens de créer pour Gringoire joaillier, la photographie avec la boîte à couleurs, une boîte fabriquée avec mes toiles dans laquelle j’invite les gens à venir dire je t’aime.

Grâce à l’art je m’exprime chaque jour un peu plus….

Vous mettez en avant, à travers vos créations, l’amour et le couple ? 

Oui, depuis plusieurs années déjà… Des sujets fédérateurs et inspirants pour moi mais je m’ouvre également à d’autres thèmes, souvent en rapport avec la quête de soi et de l’équilibre .

Il faut sans cesse se renouveler, proposer de nouvelles choses.

Comment vos toiles parlent-elles de vous ? 

Quand on est artiste, quand on crée, on livre forcément une partie de soi. C’est une part de nous que nous mettons à nu, une partie de son intimité, de ses croyances, de ses émotions que l’on livre ! Je partage et confie un peu de mon histoire, de ma sensibilité et ma vision de l’amour et de la vie. J’essaie de diffuser des ondes d’amour et de positivisme et je souhaite démontrer que lorsque l’on croit à quelque chose, et que l’on se donne les moyens d’y arriver, tout est possible et réalisable !  

La clé est le symbole de votre œuvre. Que représente-t-elle? 

La clé est présente dans tous mes projets artistiques. Une vraie clé est d’ailleurs dissimulée dans chacune de mes toiles.

La peinture est la clé de mon épanouissement, elle m’a ouvert tant de portes, apporté tant de bonheurs , qu’elle est tout naturellement devenue mon symbole, mon emblème.

C’est un symbole d’ouverture, mystérieux, qui traverse le temps, libre, précieux.

Et si vous prenez mon prénom, Caroline, que vous prenez la première lettre , la lettre du milieu et la dernière vous obtiendrez … Clé.  

Votre dernière révélation artistique ? L’œuvre qui vous a bousculée ? Pourquoi ? 

Je rentre d’un séjour en Espagne, à Barcelone. J’ai redécouvert le travail de Picasso, ce génie, qui est toujours très inspirant, tant il est libre et audacieux et puis surtout il y a  Gaùdi, et entre autres, son chef d’œuvre la Sagrada Familia. Je n’avais jamais rien vu de tel et j’en ai été bouleversée. Chaque détail est pensé, travaillé, original.

Quel artiste incroyable ! Si précurseur, moderne et unique !

La phrase qui vous inspire ? 

Picasso disait « un tableau ne vit qu’à travers celui qui le regarde »

Pour moi cette phrase est criante de vérité.

Je donne vie à des formes, des personnages mais le but est pour moi de pouvoir ensuite les partager avec les autres.

Comme je le dis toujours cela n’a de sens que si c’est partagé.

Quand je peins je me réjouis toujours de pouvoir bientôt le faire découvrir aux autres.

Votre actualité ? 

J’ai eu un début d’année très riche avec déjà trois expositions parisiennes, donc en ce moment je suis en pleine phase de création et travaille sur de toutes nouvelles toiles pour une  exposition sur les toits de Paris, et une autre en préparation.

Je continue de photographier de nombreux visages dans la boîte à couleurs, je vais également partir en province pour présenter ma collection de bijoux et sans doute bientôt dans le sud de la France pour décorer les murs d’un service hospitalier.

Propos recueillis par Mathilde Aubinaud

Plus d’informations ICI

 

 

Le droit d’aimer Piaf

Le droit d’aimer Piaf

Avoir la vingtaine et aimer Edith Piaf. Avec une énergie et un grand talent, Julia Paris a pensé Piaf entre France et Amérique. Passionnée, elle a créé un spectacle pour rendre hommage à l’artiste des deux côtés de l’Atlantique. Rencontre pour La Saga des Audacieux:

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Mathilde Aubinaud : Comment est né le Manège de Piaf? 
 
Le Manège de Piaf a été fondé en février 2015. Cette association loi 1901 a vocation à soutenir des projets artistiques qui permettent lors de leur réalisation de mettre en valeur l’héritage de la chanteuse Edith Piaf. Elle sert actuellement de structure de production au spectacle « Edith Piaf : entre France et Amérique » que j’ai commencé à écrire en 2012.
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Julia Paris
 
Ta première encontre avec Piaf? En quoi la rencontre avec Hugues Vassal est-elle fondatrice? 
 
Pas vraiment de date précise. Plus un souvenir, une mélodie… Nous écoutions beaucoup de chansons françaises des années 1950-1970 lorsque j’étais petite avec mes parents. J’ai rencontré Hugues Vassal en 2011-2012, à cette époque je venais de finir d’écrire le livret de mon premier spectacle. Il en avait entendu parlé par mon père qui est un de ses amis. Lors de notre rencontre il m’a dit qu’il rêvait de voir un spectacle musical jeune sur Piaf. J’avais 15 ans, j’ai accepté de relever le défis!
« Edith Piaf : à force travail, elle  est devenue une grande artiste. »
Qu’évoque pour toi cette artiste? 
 
C’est une femme qui à force travail est devenue une grande artiste. Elle a eu un destin exceptionnel, très difficile mais qui lui a permis de vivre intensément. 
« Elle utilisait énormément les médias pour bâtir sa légende. »
L’image que l’on a d’elle aujourd’hui est-elle juste? 
 
Après le film d’Olivier Dahan, « La Môme » les gens semblaient avoir une image un peu « rock’n’roll » de Piaf. Elle avait une personnalité assez complexe. L’image qu’on garde d’elle reste également majoritairement celle qu’elle souhaitait qu’on garde d’elle. Elle utilisait énormément les médias pour bâtir sa légende. Je pense qu’il n’y a donc pas forcément d’image juste de d’Edith Piaf ; chacun à la sienne.
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Quelles sont les anecdotes qui t’ont surprises? 

Pour reprendre cette idée de contrôle d’image, Hugues Vassal m’a raconté qu’un jour dans les dernières années de sa vie, elle lui avait demandé de la suivre et lui a montré la mise en scène qu’elle voulait pour la photo qui serait publiée d’elle sur son lit de mort !
Sinon il y a aussi eu toute cette carrière américaine que les gens ne connaissent pas forcément. Avec Maurice Chevalier, Edith Piaf était la vedette française aux USA durant les années 50. 
 
Pourquoi avoir choisi de mettre en avant l’Amérique? 
 
Justement parsec les gens ne connaissent pas forcément la carrière américaine d’Edith Piaf. Elle a pourtant enregistré énormément de chansons en anglais. Je pense également que le fait de mettre en avant les chansons anglophones de Piaf va permettre à ce spectacle de toucher un public plus jeune (qui considère les chansons en anglais peut être moins has been) ainsi qu’un public international.
 
La phrase qu’elle a prononcée qui t’a marquée? Pourquoi? 
 
J’aime beaucoup sa chanson « Le droit d’aimer ». Les paroles de cette chanson sont très fortes et je crois que quand on la voit chanter ce texte il se passe quelque chose de très fort. Elle s’est battue toute sa vie et sur scène elle semble se battre pour exister en tant qu’Edith Piaf mais aussi en tant qu’Edith Gionnova Gassion en coulisses.
 
Que peut-on souhaiter pour ce spectacle? 
 
Nous jouons au Studio des Champs Elysées les 3 avril et 8 mai : alors plus qu’un souhait il faut absolument venir découvrir ce beau spectacle ! 
 
Que veux-tu que l’on retienne d’elle? Pourquoi? 
Je pense qu’il faut retenir son côté humain, voir même humaniste. Elle avait toujours autour d’elle de nombreux amis qu’elle soutenait et qui lui permettaient de se sentir entourer.  
Propos reccueillis par Mathilde Aubinaud
Retrouvez le spectacle créé et mis en scène par Julia Paris
A la comédie et au Studio des Champs Elysées
les 3 avril, 8 mai et 22 mai