D’une idée, d’une intuition nous avons eu l’audace de lancer notre activité et recruter.

D’une idée, d’une intuition nous avons eu l’audace de lancer notre activité et recruter.

Regarder autrement la data, c’est le défi posé par la start-up « Sirdata ».

Elle  étudie les données comportementales pour les annonceurs du web.

Elle collecte, traite et vend, en effet, les données à des fins de ciblage publicitaire ou d’amélioration de la connaissance client.

Cette start-up française, qui vient d’ouvrir un bureau à Londres, croit résolument en l’innovation. Elle est portée par ses dirigeants qui font de Sirdata une entreprise qui fait rimer audace et qualification, esprit de famille, respect et expertise.

Rencontre avec des entrepreneurs audacieux : Benoit Oberlé, Julien Trani, Rémi Demol, cofondateurs de Sirdata. Interview.

 

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Les fondateurs de Sirdata

La Saga des Audacieux : Comment est née votre start-up Sirdata ?

Benoît Oberlé (CEO et co-fondateur de Sirdata en charge du développement et de l’international) : Sirdata, ce n’est pas une idée mais deux visions rapidement partagées par un troisième. Chacun de notre côté, Julien, Remi et moi, avons commencé à poser des lignes de nos projets. Nous avons, tous les trois, cette même vision. Pour Julien et moi, hébergés au quotidien par un ami commun, nous avons eu l’habitude d’échanger régulièrement. Au fur et à mesure, nous nous sommes rendu compte que nos idées se rejoignaient, et d’un projet et de la convergence d’idées sont nées une vision de marché et Sirdata.

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Benoît Oberlé

 

Julien Trani (CSO et Co-fondateur initialement en charge des partenariats éditeurs) : Benoît et moi avons toujours évolué dans le même secteur.  Nous avons, chacun, un côté entrepreneur. On s’est ainsi retrouvé avec cette même idée dans le bon timing.

Remi Demol (CTO et Co fondateur) : Fort de plusieurs expériences réussies dans l’univers de l’IT, et connaissant Benoit et Julien, j’ai eu envie de créer l’outil technologique et travailler avec mes propres équipes d’experts.

Comment définiriez-vous l’expertise proposée par Sirdata ?

« Détecter l’intention d’achat »

Benoît Oberlé : Les données comportementales non structurées existaient sans être exploitées. Personne ne se donnait alors les moyens de les observer puis de les transcrire. C’est ce que l’on a décidé de faire en étudiant la navigation des internautes puis en la segmentant, et en mettant ses informations à disposition des marques.

Par exemple, si quelqu’un cherche un billet d’avion pour ses vacances ou pour un voyage d’affaire, il est en phase de maturation d’un projet, et notre savoir-faire est de détecter cette intention et la partager avec les marques du secteur du tourisme qui vont pouvoir adresser des messages. Ceux-ci pourront proposer aux internautes ce qu’ils cherchent avec une valeur ajoutée telle qu’une réduction, un bénéfice produit.

On essaie de toujours trouver de la valeur pour tous les intervenants de la chaîne.

Pour l’éditeur de site web, c’est un moyen de monétiser son audience autre que par la publicité en posant un « tag » comme Google Analytics. Mais au lieu d’avoir des statistiques, il aura des euros. L’observation du surf des internautes a une valeur, qui est reversée aux Editeurs.

L’utilisateur de la donnée (c’est-à-dire la marque, l’annonceur) économisera quant-à lui de l’argent car il ciblera mieux, et le bénéfice à l’internaute sera une diminution du nombre de publicités vues.

Les bénéfices vont à l’internaute. S’il cherche une télévision, il a un message publicitaire de ce produit qui s’affiche et il n’a plus qu’à cliquer dessus. Il est moins surexposé aux bannières de publicité. C’est une audience plus captive et qui peut être adressée de manière plus qualitative.

Dans vos prises de parole, vous insistez sur la  confiance. En quoi retisse-t-elle un lien avec les parties prenantes ?

Benoît Oberlé : La notion de confiance est dans nos métiers portée par les fournisseurs, les éditeurs de site web qui posent le tag. Sirdata contrôle les données transmises. Lorsque l’on parle de donnée, le contrôle échappe au fournisseur. Or, il y a des données que l’on peut traiter, d’autres que l’on doit éviter de traiter et d’autres encore qu’il  ne faut surtout pas traiter pour ne pas mettre en péril la vie privée par exemple.

Si on collecte des données d’intention d’achat sur un produit comme une TV, on ne met pas en péril la vie privé, on adresse juste une publicité. Il faut protéger en évitant de collecter les données qui correspondent à un profil utilisateur comme les mineurs, les données ethniques, raciales, politiques… Nous sommes une société avec pignon sur rue et nous respectons cela.

Quel regard portez-vous sur l’audace ?

« On remet tout en jeu pour aller plus loin ! »

Benoît Oberlé : On remet tout en jeu pour aller plus loin!  L’an dernier, nous avons été bénéficiaires et avons réinvesti cette année pour ouvrir  un bureau en Angleterre.  Nous y avons ouvert une filiale le 25 mars. Trois personnes y sont en charge du développement.

Julien Trani : Nous ne nous contentons pas  de ce qui existe. On propose des solutions nouvelles sur les fonctionnalités en se positionnant sur les nouvelles technologies.

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Julien Trani

Rémi Demol : L’audace c’est ne pas rester figé. Connaître les derniers langages, adapter les outils technologiques, se remettre en cause, s’entourer des meilleurs.

« Être justement audacieux, pour arriver à bâtir de manière  plus grande et plus pertinente »

Benoît Oberlé : Une personne audacieuse cherche à s’affranchir des contraintes et des limites. Si elle est trop  audacieuse, elle mettra tout en péril pour cela. Il faut donc être justement audacieux, pour arriver à bâtir de manière plus grande et plus pertinente en décalant les limites. On considère que, chez Sirdata, il n’y a rien d’impossible, c’est juste une question de moyens. Nous nous interrogeons sans cesse : Est-ce pertinent ? Quel est le bénéfice client ? Quels moyens devons-nous mettre en œuvre ? Le client a-t-il la capacité d’absorber cette innovation ?

Quelles sont les personnes qui vous inspirent ?

Benoît Oberlé : Nous côtoyons beaucoup d’entrepreneurs parfois inconnus du grand public qui ont bougés les lignes. Les petits entrepreneurs font un grand investissement de temps et prennent un risque financier. Comme pour les joueurs de foot, il faut bien garder à l’esprit que l’échec a des répercussions lourdes notamment sur la fin de carrière d’un entrepreneur.

« Nous sommes toujours en mouvement. »

De quelle manière, Sirdata a un véritable esprit start-up ?

Julien Trani : Tout est à faire et à créer. Nous vendons des produits qui n’existaient pas il y a six mois. Nous sommes toujours en mouvement. Les équipes ont une forte capacité d’autonomie et d’adaptation.

 « Sans innovation sur le marché, on est mort. »

Quel est votre rapport à l’innovation ?

Benoît Oberlé : Sans innovation sur notre marché, on est mort. Pour que l’outil fonctionne, il faut perpétuellement être meilleur que les autres, l’adapter. Plus de 15% de notre chiffre d’affaire est investi dans la R&D. C’est possible grâce aux incitations fiscales et financières mises en œuvre. Nous avons la certification Jeune Entreprise Innovante délivrée par le Ministère de la Recherche.

A votre avis, quelle est la représentation des datas pour le grand public ? Comment y faire face ?

Benoît Oberlé : Nous proposons des pages pédagogiques pour l’utilisateur final pour le rassurer.  Un monde sans data n’existe pas. Mais  un monde où l’utilisateur peut exercer un contrôle sur la data est possible.

« La plus grande source de datas dans le monde ? La carte de fidélité. »

Julien Trani : Internet est perçu comme intrusif, alors que dans la vie, il y a d’autres intrusions quotidiennes. Certains vendent des données transactionnelles. Dans la vie « Offline », l’intrusion est pourtant plus importante que dans le online mais parfois le consommateur reçoit l’offre quelques temps après chez lui et ne fait pas toujours la relation.

Benoît Oberlé : On a peur de ce qu’on voit. L’individu se sent épié car quant il reçoit une publicité en adéquation avec sa navigation, il fait le lien. Les plus grandes sources de datas dans le monde sont pourtant les cartes de fidélité et de paiement.  C’est une mine d’or pour les renseignements et elles sont de surcroît nominatives. Seulement, les utilisateurs ne le voient pas ou perçoivent un bénéfice plus important que la valeur qu’ils accordent à leurs données.

Qu’est-ce qui importe le plus pour vous dans l’univers de la data ?

Benoît Oberlé : Nos techniciens ont tous des adblockers, mais nos collaborateurs trouvent un bénéfice aux messages adressés et donc ne bloquent pas l’utilisation de la donnée, les publicités ou encore possèdent des cartes bancaires, des cartes de fidélisation. Nous ne cherchons pas à savoir si mon ami Armand cherche à acheter une télévision. Ce qui a de leur valeur dans notre métier; c’est le volume et de raccourcir le chemin de prise de décision. Ce qui intéresse l’avionneur c’est quand 50 000, 100 000 intentionnistes voyages cherchent un billet. La valeur unitaire d’une donnée comportementale est extrêmement faible.

Quels sont les défis qui vous portent ?

Julien Trani : Nous sommes arrivés dans nos locaux à 13 en juillet. On est à présent 22 à Paris et 3 à Londres. Nous avons grandi et souhaitons continuer.

Benoit Oberlé : Nous devons maintenant réussir le lancement en Angleterre, l’Allemagne, l’Italie et d’autres pays.

Une qualité pour vous définir l’un et l’autre ? Un trait d’esprit qui vous semble important ?

Julien Trani et Remi Demol en parlant de Benoît Oberlé : Têtu ! Dans l’opérationnel, cela sauve beaucoup de choses. Benoît va décortiquer les contrats, les négocier et faire en sorte que tout soit structuré.

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Rémi Demol

Benoit Oberlé et Remi Demol en parlant de Julien Trani : Par effet-miroir, Julien est fonceur.

Benoit Oberle et Julien Trani en parlant de Remi Demol : Fiable

« Il y a toujours de bonnes raisons pour ne pas se lancer ! »

Le mot de la fin ?

Julien Trani : Osez ! Il y a toujours de bonnes raisons pour ne pas se lancer ! Il faut avoir une envie et se lancer. N’ayez pas peur des conséquences.

Benoît Oberlé : N’hésitez pas ! Il faut solliciter les entrepreneurs. Nous avons été hébergés, conseillés par des entrepreneurs et nous faisons de même.

Rémi Demol : Respect et Innovation

Propos recueillis par Mathilde Aubinaud

Retrouvez toutes les informations : www.sirdata.com/

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“On Ne Naît Pas Audacieux, On Le Devient!”

“On ne naît pas audacieux, on le devient”

Confondateur et Directeur général de Patrivia, application web pour découvrir des lieux méconnus, Christian Clarke de Dromantin nous invite à respirer de l’authenticité.

Curieux et passionné par le patrimoine, il apporte son regard dans La Saga des Audacieux.

Gordes

Mathilde Aubinaud:  Quel est votre regard sur l’audace ?

« C’est avant tout un état d’esprit »

Christian Clarke de Dromantin : L’audace c’est à la fois très simple et très compliqué. C’est souvent très simple à exprimer et plus compliqué à réaliser. C’est avant tout un état d’esprit, on ne naît pas audacieux, on le devient et cela se travaille.

L’audace c’est avoir le courage de croire en soi. L’audace c’est rêver, aimer et se réaliser. En vous autorisant à oser, vous allez transformer vos pensées en action.

 “Combien de personnes réalisent leurs rêves ?”

Il y aura toujours des personnes pour vous dire que ce n’est pas possible et encore plus qui vous expliquent comment ils auraient fait.  Mais combien de personnes réalisent leurs rêves ? Combien de fois ai-je entendu : « Moi aussi j’avais eu cette idée ». 

Mais pourquoi ne l’as tu pas fait ? N’ayez pas peur de tomber car de toute manière vous allez le faire. Préparez-vous juste à vous relever. De temps en temps, allez vous ressourcer lors de conférences (BPI, Viva Tech, Web Summit…) C’est excellent pour le moral.

“Etre premier, différent et unique”

L’audace c’est aller là où l’on ne nous attend pas. Faire les choses pour être premier, différent et unique. L’audace c’est faire ce qu’il nous paraît impossible, ce que les autres ne font pas.

De l’ambition à l’audace, naît une grande force mais de la prétention au rêve éternel il n’y a qu’un pas. Ne pensez plus aux problèmes, trouvez des solutions ! Ne vous contentez plus de rêver à travers les autres.

Posez vos rêves sur un papier, hiérarchisez-les, réalisez-les un par un. Si quelqu’un d’autre peut le faire vous aussi ! Ce n’est qu’une question de volonté.

Comment est né Patrivia ?

“Permettre un meilleur accès à la culture”

Patrivia est né de l’imagination de deux amis en plein hiver en Bretagne au coin du feu avec un bon verre à la main où nous échangions sur notre volonté de nous impliquer pour changer les choses à notre échelle.

Pourquoi ne pas faciliter la mise en relation entre les gestionnaires de lieux et les visiteurs ? « Après tout nous sommes le pays le plus visité au monde et les univers de la culture et du patrimoine n’ont pas encore été digitalisé. Les gestionnaires de châteaux ou musées, n’ont souvent pas le temps, l’argent et les connaissances pour développer des solutions informatiques. Pourquoi cela n’existe pas déjà ? » Patrivia était né !

A la fois pour rendre service mais aussi pour promouvoir le patrimoine et permettre un meilleur accès à la culture. D’un point de vu plus personnel, c’est plus le désir de se réaliser à travers ce que l’on aime. La volonté de créer de la valeur, des emplois et ainsi participer à la vie économique.  

Mont Saint Michel

Quel imaginaire a-t-on du patrimoine aujourd’hui ?

Beaucoup de personnes pensent qu’une vie de Château c’est facile. Aujourd’hui, vous pouvez acheter un château pour le prix d’un appartement à paris d’environ 60 m². C’est donc réalisable pour plus de personnes que l’on ne pense. J’aime beaucoup le reportage LCI du 25 mars 2017 « dur dur la vie de Château » qui montre le rêve d’un enfant du village. Il a regardé un château un jour et s’est dit « Un jour il sera à moi ». Il en a rêvé, il y a cru, il s’en est donné les moyens, il l’a fait ! C’est beau, c’est une passion, nous soutenons. La vie de château est un combat quotidien. Imaginez-vous devoir changer 800m² de toiture, couper des hectares de pelouses, ouvrir et fermer 40 volets tous les jours, nettoyer les vitres, laver des salles entières, chauffer les espaces, entretenir les plâtres, la peinture et les parquets…

“Le patrimoine c’est avoir les pieds sur terre, la tête dans les étoiles et les mains dans le cambouis.”

Aujourd’hui c’est devenu extrêmement compliqué d’entretenir un lieu car tout est démesuré et cela prend beaucoup de temps, d’énergie et d’argent. Heureusement il y a des passionnés, des personnes honnêtes et courageuses, qui mettent leurs talents au service du beau, qui se donnent sans compter pour la défense du patrimoine. Merci à eux ! Le patrimoine c’est avoir les pieds sur terre, la tête dans les étoiles et les mains dans le cambouis.

“Le patrimoine est empreint d’éternité, de poésie”

Pourquoi avez-vous tenu à vous impliquer au service du patrimoine ?

Le patrimoine est empreint d’éternité, de poésie, fruit des générations passées et à venir, il ne tient qu’à nous de nous impliquer pour le transmettre.

Cela permet de raconter des histoires, faire vivre des émotions, partager des passions, respirer de l’authenticité, faire des rencontres, inviter à la découverte, apprendre, s’émerveiller, rêver…

Je m’implique pour le patrimoine parce que c’est tout simplement beau. Il y a également un formidable défi à relever en participant à l’aventure de la digitalisation de l’univers du patrimoine et de la culture.

Cela a également du sens de se donner pour une cause qui nous dépasse. Nous avons beaucoup reçu en France avec son lot d’histoire, de légendes, de savoir-faire et beauté en tout genre. Vous ne croyez pas que l’on peut un peu donner ?    

De quelle manière permettez-vous de repenser le lien à la culture ?

Nous vivons une époque passionnante où tout change très rapidement. La génération internet est très connecté pourtant nous n’avons jamais été autant aussi éloignés les uns des autres. Nous vivons à l’ère de la mondialisation et pourtant nous observons des replis sur soi.

D’un autre côté, nous avons l’univers du patrimoine et de la culture qui vit souvent de manière traditionnelle avec leurs propres codes et manières de faire et voir les choses. Pour autant, beaucoup de châteaux et musées souhaitent plus vendre pour répondre à leurs logiques de marché mais n’ont pas toujours les bons outils.

Nous avons la possibilité avec Patrivia de prendre le meilleur de chacun. Mettre le digital au service de la culture et du patrimoine. Nous permettons de faciliter la découverte, l’achat et mieux garder le lien. Grâce à la constante avancée technologique, nous pouvons inviter des personnes à vivre des expériences, avoir des émotions, sentir le poids de l’histoire, transmettre tout en partageant… C’est dans ce cadre que nous avons pu faire visiter un château privé à des élèves d’Espérances Banlieues. Comment raconter l’histoire dans des lieux chargés d’émotions où tout prend son sens.

La culture doit voir dans le digital un virage stratégique et singulier qui va créer des opportunités incroyables pour mieux se faire connaître à grande échelle.

“Le parquet qui craque, l’odeur du feu dans le salon, le chant des oiseaux qui gazouillent, le bruit du vent dans les arbres…”

Quels sont les lieux qui vous ont façonné ? Pourquoi ?

Aller chez mes grands-parents dans le Bordelais. Vous avez le parquet qui craque, l’odeur du feu dans le salon, le chant des oiseaux qui gazouillent, le bruit du vent dans les arbres, cette tranquillité et sérénité qu’il y a autour de vous.

Vigne

Se réunir pour les événements familiaux autour d’un bon repas avec souvent des discussions passionnées et des enfants qui courent partout. Travailler dans la vigne pour vous rappeler le goût de l’effort, sentir la beauté de la nature pour cette terre qui ne ment jamais.

Les jardins de Versailles, m’ont toujours impressionné, plus que le Château. La perspective en haut des marches est incroyable. La grandeur du lieu impose le respect avec les canaux, l’harmonie du lieu, les sous-bois et bosquets. C’est un plaisir de s’y promener.

Les rues de Paris à 6h du matin, vous pouvez encore sentir la rosée du matin et entendre le chant des  oiseaux, voir les premiers rayons de soleil se lever sur la belle endormie dans un calme divin avant que la ville ne fourmille et s’agite.   

Paris

La dune du Pilat, le Mont Saint-Michel, Gordes…  

Que peut-on vous souhaiter pour les prochains mois ?

Du succès, le patrimoine et la culture en ont bien besoin.

Propos recueillis par Mathilde Aubinaud

Consultez le site internet de Patrivia 

Anne-Laure Constanza « Un échec a changé ma vie »

Anne-Laure Constanza « Un échec a changé ma vie »

Rencontre avec une entrepreneure inspirante : Anne-Laure Constanza. La Présidente et Fondatrice d’enviedefraise.fr apporte un nouveau regard sur la prise de risque et l’audace. Interview.

 

« Penser différemment »

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Anne-Laure Constanza

Mathilde Aubinaud : Quel est votre regard sur l’audace? 

Anne-Laure Constanza : L’audace, c’est écouter ses tripes quand sa tête dit non. C’est sortir de sa zone de confort, c’est penser différemment alors que tout et tout le monde vous pousse vers une pensée standard.

« À 18 ans, je rêvais de la Chine. »

En quoi cette notion vous a-t-elle invitée à vous dépasser? 

J’ai créé Envie de Fraise il y a maintenant 10 ans. Absolument rien ne me prédestinait à devenir entrepreneur. Je n’avais ni le modèle familial, ni le cursus adapté avec mon diplôme de chinois !

Mes choix ont toujours été guidés par mes passions et mes rêves. À 18 ans, je rêvais de la Chine. À l’époque, ce n’était vraiment pas la destination « hype » du moment, tous mes amis avaient plutôt les yeux rivés vers les US ! Après mon bac scientifique, mon audace a été d’oser m’écouter, et de partir en Chine.

Pendant presque 10 ans, j’ai partagé ma vie entre la France et la Chine. D’abord en tant qu’étudiante, puis salariée au sein de grandes maisons de luxe, avant de créer ma première société à 27 ans, Chinattitude. L’idée était de promouvoir le « made by chinese » en France. Je rencontrais des artistes chinois ultra-talentueux, des peintres, des designers, des stylistes, et je voulais les faire connaitre en France, présenter une autre facette de la Chine.

Là, clairement, j’ai pensé un peu trop « out of the box » et cette expérience a été un échec total, mais l’échec qui a changé ma vie !

« Entreprendre, c’est comme faire un triathlon tous les jours, si on n’est pas passionné, le 3ème matin, on ne se lève pas. »

Comment est née « Envie de Fraise »? 

De retour en France et enceinte au même moment, j’ai découvert la pauvreté de l’offre de mode pour les futures mamans. Impossible de m’habiller. C’était soit cheap, soit super ennuyeux et cher. Je me faisais confectionner par ma grand-mère des petites robes avec des tissus chinés au marché Saint-Pierre. Celles-ci ont rencontré un vif succès auprès de mes amies enceintes. Cette découverte a été un électrochoc : j’ai vite réalisé que j’avais trouvé ma voie pour rebondir !

Je rêvais de créer une marque fraîche et gaie, de proposer les plus belles créations aux femmes enceintes et le faire à un prix juste, sur Internet, sans intermédiaire, pour avoir un contrôle sur toute la chaîne de valeur. Imaginez le tableau pour un banquier : une jeune maman qui se lance, seule, dans la mode maternité, sur Internet, avec pour seuls bagages un diplôme de chinois et un échec cuisant derrière elle. On imagine que je suis en plein délire postnatal ! J’ai vite compris que je n’obtiendrais aucun financement sans preuve de la viabilité du modèle.

Pourtant, ce seront ces mêmes banquiers qui me feront confiance deux ans plus tard lors de ma levée de fonds institutionnelle, alors enceinte de huit mois de jumeaux. Entreprendre, c’est comme faire un triathlon tous les jours, si on n’est pas passionné, le 3ème matin, on ne se lève pas.

Dès le nom de  marque, vous vous inscrivez hors d’un cadre…

Je voulais un nom évocateur, très loin des clichés « maman truc » , un nom gourmand, coloré, pétillant, à l’image de la marque que je voulais créer. J’ai eu le déclic après 3 mois de brainstorming interminable !

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Vous repensez complètement l’imaginaire de la mode pour les futures mamans. De quelle manière? 

Envie de Fraise n’est pas une marque de vêtements de grossesse. Envie de Fraise, c’est avant-tout un état d’esprit : fashion, mais pas victime, libre, spontanément élégant et toujours happy. Nous revendiquons une vision plus légère et décomplexée de la future maman : le droit de rester séduisante et mode pendant la grossesse !

La phrase qui vous porte :

Le seul combat perdu d’avance est celui auquel on renonce.

En quoi prendre des risques est essentiel?  

Sur le digital, on naît avec cette idée que tout peut s’arrêter demain : « Always day One ». On doit se remettre en question tous les jours, ce qui nous pousse à tester de nouvelles choses en permanence (un nouveau marché, un nouveau produit, un nouveau service), à prendre des risques et donc à innover.

On teste, on échoue, on teste encore, on réussit. C’est quelque chose de très ancré dans notre culture d’entreprise. C’est important car cela nourrit une équipe. Mais pour que cela fonctionne, il faut être agile : on est plus innovant si on peut prendre des risques, car on sait que l’on peut corriger très vite ses erreurs. Une entreprise lente n’innove jamais.

Que peut-on vous souhaiter pour 2017 ?

De continuer à avoir le « drive » qui me porte depuis 10 ans et qui me donne autant de joie à me lever le matin pour rejoindre une équipe que j’aime. Et de refaire le Raid Amazones au Cambodge en décembre prochain !

Propos recueillis par Mathilde Aubinaud

Retrouvez toutes les informations ICI 

 

L’audace de la provocation

L’audace de la provocation

« ListenTake the bestLeave the rest.”A fredonner, à crier ou à jaillir, les mots de Branson résonnent. Ils font sens pour celui qui désire avancer. Capter l’instant présent. Le saisir pour mieux se révéler.

A 24 ans, nous entendons porter ces mots haut et fort au lieu de laisser des maux. Nos parcours de vie, nos rencontres, notre curiosité, notre audace nous invitent chaque jour à refuser le fade et le convenu. Chacune, par l’écriture ou le conseil pour les entrepreneurs a ce souci d’apporter et de faire sens.

Alors oui, nos chemins sont semés de challenges au quotidien, oui, la voie que nous avons choisie n’est pas la plus simple. Mais c’est celle qui nous fait vibrer, qui nous passionne, et qui nous donne chaque matin la force de porter notre objectif un peu plus près de sa destination.

Notre peur de la médiocrité se caractérise par des choix, et nous faisons aujourd’hui le choix de construire nos propres chemins, toujours dans une optique de viser l’excellence.

A 24 ans, l’audace et la persévérance ont, pour nous, un sens.

Mathilde-Rached

S’imposer  une discipline. Veiller à être exigeant avec soi-même plus qu’avec les autres.

Oser dessiner les contours d’une jeunesse qui s’affirme.

Trop souvent, on a imposé des cadres à la jeunesse.

Trop souvent, on l’a formatée, catégorisée, figée.

Trop souvent, elle n’a été qu’un entre-deux.

Trop souvent, on a amoindri ses espérances, ses désirs, ses révoltes.

On dit d’elle qu’elle se recroqueville. A tort. Elle sort des sentiers battus. Les parcours inspirants de jeunes qui sortent des carcans sont légion. Des figures qui osent porter un non. Qui inspirent.

Des prénoms, des regards, des émotions. Des êtres qui se construisent, hésitent mais ne reculent pas. Merci à ces anonymes, à ces entrepreneurs de demain pour leur audace et ce goût de la provocation. Poser un Non pour affirmer un Oui sincère et imposant.

 

 

Mathilde Aubinaud

Fondatrice de La Saga des Audacieux. La journaliste célèbre des parcours de vie dans des univers syncrétiques : la communication, la politique et l’entreprise. 24 ans. Passionnée par l’univers de la gastronomie et du petit écran.

 

Rached Slimani 

Fondatrice de #LearnFromScratch. L’ex entrepreneur partage aujourd’hui sa passion pour les start-ups et le digital en aidant les jeunes projets à grossir et se concrétiser. 24 ans. Passionnée par l’innovation, les nouvelles technologies et le développement personnel.

The audacity of provocation

« Listen. Take the best. Leave the rest. » Branson’s words resonate in our spirits. Its make sense for those who wish to move forward. Capturing the moment. Seize it to go ahead.

At 24, we intend to express these words out loud, because we feel comfortable being uncomfortable. Our background, our meetings, our curiosity, our audacity invite us every day to deny the bland and the agreed. Each one of us, by writing or by helping entrepreneurs to realize their full potential, feel concerned and wear on her back the weight ​​of her passion.

So yes, our paths are strewn with challenges everyday, yes, the way we have chosen is not the simplest one. But it is the one that makes us feel alive, that gives us each morning the strength to bear our goal a little closer to its destination.

Our fear of mediocrity is characterized by choices, and the choice we make today is to build our own roads, always for the purpose of  striving for excellence.

At 24, boldness and perseverance make a huge sens for us.

« Do not expect the best from the others, expect the best from yourself » is our motto.

Dare to draw the outlines of a youth who asserts itself.

Too often, executives were imposed to youth.

Too often frameworks have been formatted, categorized, frozen.

Too often, its have lessened its hopes, its desires, its revolts.

It is often said that youths are followers. It is wrong. Youth thinks outside the box. Inspiring journey of young people leaving the shackles are legion. Figures who dare to say no, who inspire.

Names, looks and emotions. People who build their own ways, hesitate but do not move back. Thanks to the anonymous, entrepreneurs of tomorrow for their audacity and taste for provocation. Say a sincere no imposing a bold yes.

 Mathilde Aubinaud

Founder of The Saga of the Bold. The  journalist highlights life paths in  syncretic universes, communication, politics and business. 24 years old. Fascinated by the world of gastronomy and the small screen.

 Rached Slimani

Founder of #LearnFromScratch. The former entrepreneur now shares her passion for start-ups and digital projects by helping young projects to grow and materialize. 24 years old. Passionate about innovation, new technologies and self-development.