Publication du livre « Ecriture Stratégique »

Publication du livre « Ecriture Stratégique »

J’ai co-écrit avec les professeurs de Français et de communication, Valérie Aubinaud,  Clara de Sorbay et Sophie-Anne Rocca, le livre Ecriture Stratégique 

« 10 erreurs à ne pas faire quand on rédige un mail professionnel »  Le Huffington Post

4 règles à suivre (impérativement) quand on envoie un mail « pro » BFM TV 

Pour la beauté des mots 78 Actu

 

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Publication du livre « Ecriture stratégique »

Présentation de l’ouvrage 

Plus que jamais, l’écrit devient un critère sélectif !
Utilisé à bon escient, c’est un outil redoutablement efficace qui permet de se démarquer et de gagner en crédibilité.

Première séance de dédicace du livre « Ecriture stratégique » avec les auteurs Clara de Sorbay et Mathilde Aubinaud

Véritable guide pratique pour les étudiants, cet ouvrage a pour objectif de donner toutes les clés indispensables pour savoir écrire dans le monde professionnel. Que ce soit au commencement avec le CV et la lettre de motivation, ou bien au sein de l’entreprise à travers des éléments aussi divers que les comptes rendus, les présentations sur Powerpoint ou encore la maîtrise des réseaux sociaux, il existe des règles simples afin d’éviter les écueils les plus stigmatisants. Avec quelques conseils et un peu d’entraînement, apprenez à écrire de manière efficace et pertinente.

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Vincent Monadé « La lecture est le dernier refuge de l’intime »

Vincent Monadé  « La lecture est  le dernier refuge de l’intime »

Du 17 au 20 mars a lieu le salon du livre. A cette occasion, La Saga des Audacieux s’est rendue au Centre national du livre qui joue un rôle majeur dans le soutien de l’ensemble des acteurs du livre. Rencontre avec Vincent Monadé, son Président. 

 Mathilde Aubinaud : Quels sont les points saillants de votre parcours?

Vincent Monadé : Il a fallu, d’abord, être poursuivi par quelques études. J’ai démarré à la  librairie  Delamain place du Palais Royal, puis j’ai rejoint Le Divan rue Bonaparte et la librairie de Paris place Clichy, le tout chez Gallimard, qui est une maison très formatrice.

J’ai été, par la suite, Conseiller de Jean Paul Huchon à la culture, puis attaché culturel en Afrique. Après les élections présidentielles de 2012, Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur m’a appelé auprès d’elle. J’étais son conseiller pendant près de 2 ans. Puis je suis arrivé au Centre national du livre  en  octobre 2013.

« Nous permettons le rayonnement de la littérature française dans le monde. »

MONADE Vincent
crédit : Hannah Assouline / CNL

Comment définiriez-vous votre établissement? 

Le CNL est  essentiel pour la diversité culturelle du monde de l’édition. Celui-ci est un marché de 4 milliards d’euros. Cela en fait la première industrie culturelle de France. Elle est soutenue à hauteur de 35 millions d’euros par le CNL. Il joue un rôle majeur dans certains secteurs comme les éditions de poésie et celles de théâtre. Nous permettons le rayonnement de la littérature française dans le monde. Notre rôle dans le soutien dans la libraire indépendante est essentiel. Nous sommes les derniers mécènes de ce pays.  Nous finançons les auteurs sans demandes de contrepartie et je crois que ce soutien à la création est essentiel.

« Soutenir les festivals de vie littéraire. »

Quels sont les enjeux actuels auxquels vous vous confrontez?

L’établissement est confronté à l’enjeu fondamental des publics. Face à une disparition progressive des grands lecteurs, il faut répondre en soutenant les festivals de vie littéraire. Ils sont une vitrine. Un festival accueille les auteurs et rencontre les publics. Nous avons  inventé pour le Ministère de la Culture et de la Communication « Lire en short » en plein milieu des vacances scolaires. C’est une fête très populaire destinée aux enfants en plein cœur de l’été.

« Le libraire de demain qui  proposera une qualité de service remarquable fera la différence entre  venir dans un magasin et acheter sur internet. »

Quels liens tissez-vous avec les librairies?

Nous avons  l’aide: VAL : la valorisation  de l’aide aux fonds des librairies. La librairie regroupe un ensemble de critères: accueil, conseil du client, capacité à gérer, la qualité de l’animation et la capacité à  défendre un fond de théâtre, de poésie, de sciences humaines. Le libraire de demain qui  proposera une qualité de service remarquable fera la différence entre  venir dans un magasin et acheter sur internet.

« La lecture publique est la meilleure réponse que l’on ait trouvée face à l’inégalité sociale des bibliothèques familiales. »

Quel rôle représente aujourd’hui La bibliothèque ?

La bibliothèque est un  enjeu sociétal majeur.  La lecture publique est la meilleure réponse que l’on ait trouvée face à l’inégalité sociale des bibliothèques familiales. C’est offrir la chance d’accéder à des livres. Une bibliothèque propose un espace d’accueil et de travail. Elle permet d’accueillir les jeunes qui travaillent le bac, les demandeurs d’emploi. C’est une réponse  aux enjeux d’égalité.

Comment appréhendez-vous le  temps de la lecture?

L’accélération du temps, dans une société qui n’en n’avait pas l’habitude, concurrence le livre. Internet induit une accélération des usages. On a une concurrence des loisirs. Nous sommes un loisir qui demande un temps long. La lecture est  le dernier refuge de l’intime.

Avez-vous des livres  qui vous ont particulièrement façonnés?

Oui Oui et la petite voiture jaune m’a appris à lire. J’y ai découvert le  plaisir de lire. Je retiendrai Alexandre Dumas, Emilio Salgari, Bob Morane, Jules Verne. La littérature de l’imaginaire a façonné mon enfance.

A 15 ans, ma découverte majeure a été Stephen King qui mériterait d’être récompensé par un prix Nobel. Et je considère Le ravissement de Lol V. Stein comme le plus grand livre du XXeme siècle.

 Pour vous, existe-t-il encore des créations littéraires?

Il y a encore, heureusement, des jaillissements. L’émergence de Matthias Enard est parfaitement méritée. Beaucoup d’auteurs rajoutent des étages à la tour de Babel.

S’il fallait retenir deux phrases de la littérature?

 » Si elle n’est plus belle, eh bien tant pis! Nous nous arrangerons! J’ai gardé tant de beauté d’elle en moi et pour au moins vingt ans encore, le temps d’en finir. » Céline. Je pense que c’est le résumé de ce qu’est l’amour pour quelqu’un.

« Les gens disent qu’il faut de tout pour faire un monde. Je ne le crois pas. Il faut du bonheur et rien d’autre. » Eluard.

« Je pense qu’il faut exploser les genres. »

De quelle manière êtes-vous audacieux?

Je défends la littérature populaire.  Je ne m’inscris pas dans une histoire littéraire germanopratine. Je pense qu’il faut exploser les genres. Oui j’essaie d’être transgressif quand il le faut.

En quoi la rentrée littéraire est-il un moment des plus singuliers?

 Je n’ai jamais connu une rentrée où il n’y a pas  eu quelque chose  de beau, de vivant ou de nouveau. C’est un moment important. C’est très utile aux éditeurs, aux auteurs et à la découverte de la littérature !

Propos recueillis par Mathilde Aubinaud