La Palme de l’audace du rire ou le PALMASHOW

La Palme de l’audace du rire ou le PALMASHOWImage « On se déguise comme si on avait 15 ans ». Se transformer en Batman le temps d’un sketch ? Une joie évidente pour  le Palma Show. Il est certain que Grégoire Ludig et David Masais ont gardé leur âme d’enfant et leur esprit déconne. Bienvenue dans l’univers du Palmashow!

La réflexion est « perpétuelle » pour ces artistes qui fonctionnent en duo.  «  On arrive vers 8h30, et les journées se terminent vers 18h, 19h ». Mais ils ajoutent : « On est super content de se lever le matin  pour écrire des trucs drôles ».  Un programme constant et déterminant où l’envie reste la même depuis leur tendre enfance. « On a toujours eu envie de faire ça, même si on s’est pris des coups dans la gueule, on a continué ».

« On a continué « .

Retour en arrière. Direction le collège  Maurice Ravel à Montfort- L’Amaury dans les Yvelines. Les deux adolescents, d’alors,  se sont trouvés grâce à Charles, le frère de Grégoire. Les centres d’intérêts sont communs. Leur désir de faire rire était déjà bien installés.  Grégoire se rappelle de l’enfant qu’il était. « Oui, c’est vrai on faisait des mises en scène devant la famille ». S’ils ont grandi, leur envie reste forte et déterminante.

Leur imagination syncrétique se nourrit d’influences diverses. S’ils citent spontanément tous les deux Les Inconnus . Ils apprécient aussi l’humour absurde. Pour les influences cinématographiques du duo ? Les Trois Frères et la Cité de la peur. Le lien avec le public est constant. Leur plus belle récompense ? « Qu’on nous dise, on s’est bien marrés  ou alors qu’un  mec bourré revienne de soirée se marre en regardant nos sketches. »

«  Faire sortir les gens du quotidien ».

Leur envie ? «  Faire sortir les gens du quotidien ». Un quotidien loin d’être maussade pour eux. Un éveil permanent, un sens de l’observation comme autant de forces. Réussir à capter l’instant comme source de renouveau. Alors, le duo comique apprend des rencontres, des attitudes de chacun. Une observation retranscrite avec talent sur différents supports.  Après internet, le petit écran  direction le grand écran.

L’enthousiasme est perceptible. «  En 1h30, on a le temps d’approfondir l’intérêt psychologique des personnages ». Grégoire ajoute : « On peut s’identifier, se dire, mais oui, cette personne là je la connais. » Le cinéma est un exercice différent. David le souligne : « un sketch, tu zappes ou t’es embarqué. Il faut aller vite. ». Il leur faut un certain laps de temps avant de revoir leurs précédents sketches. Leur souhait ? « Continuer, continuer… » C’est tout ce que l’on peut leur souhaiter pour notre plus grand plaisir.

Sortie du DVD des meilleurs moments des saisons 1 et 2 de Very Bad Blagues.

Mathilde Aubinaud ImageImage

« Keep laughing » with Jeremy Charbonnel… à Avignon

« Keep laughing » with Jeremy Charbonnel… à Avignon

Du 6 au 30 juillet, Jérémy Charbonnel joue au Théâtre du Capitole dans le cadre du Festival d’ Avignon.

L’humoriste présente son one man show. Itinéraire d’un homme qui saisit l’instant.

Le rendez-vous est fixé à l’Omnibus, place Pigalle tout près du théâtre le Bout, où il joue. Souriant, un mot gentil, il connait bien l’endroit et l’équipe. Poli, détendu et bavard, Jérémy Charbonnel manie habilement l’art de la conversation.

Je ne me voyais pas travailler derrière un bureau
« Des parodies de JT, comme Les Nuls l’édition, pendant les repas de famille ». Une enfance heureuse et remplie de traits d’humour. Né à Villeurbanne le 6 février 1987, Jérémy Charbonnel grandit dans les Monts d’Or, dans l’ouest lyonnais, entouré de ses parents et épaulé par ses grands frères. Fort d’un an de BTS et de deux ans en école de commerce, il aurait pu continuer un parcours tranquille. Mais non ce ne sera pas sa voie. Il préfère la scène aux places de marché, donner aux gens un grand bol d’air, une dose de bonne humeur plutôt qu’un contrat. Bref le monde du spectacle sera sa voie.

Les débuts dans la capitale de l’humour
Arrivé dans la capitale de l’humour, la ville tremplin emplie de café-théâtre et de salles de spectacles : « C’est là que ça se passe » note-t-il. L’humoriste poursuit « Paris a une richesse culturelle incroyable » Il se forme durant un an au Studio Pygmalion, puis au Laboratoire de l’acteur. Et là, il sait : Jérémy entend « transmettre des émotions ». L’humour et la scène viennent compléter sa formation. Ses humoristes de références ? Il cite Gaspard Proust et « son écriture incroyable, avec une vision cynique mais tellement réaliste de notre société »

L’Obstination
« … keep dreaming » serait son maitre mot. Un mot tel un slogan scandé avec son meilleur ami. Il s’agit là « de vivre de sa passion, d’aller au bout de ses rêves. »
Tout en restant simple, il s’interroge sur le monde, l’actualité, les médias.
Il se demande si une carrière se construit. Pour lui la réponse est « oui », il y va, pas à pas, au feeling, « une carrière ça se construit sur plusieurs décennies »
Curieux, il s’intéresse à des domaines variés. Jérémy cite un de ses ouvrages clés : L’Art du bonheur, du Dalaï Lama et Howard Cutler. S’il apprécie l’instant présent sans penser au lendemain ou à la veille, il est très énergique. Jérémy Charbonnel retrouve cet entrain à New York. « C’est toute l’énergie de Paris mais en positif. Une ville monde où on s’investit à fond ». La dimension grandiose de la ville où « on se sent chez soi très vite ».

L’humour ? Du boulot !!
L’improvisation, c’est « garder son âme d’enfant, lorsque l’on a pas conscience de ce que l’on fait. » Il fonce !! Il fait partie d’une troupe d’improvisation «Les Colocataires» à La Comédie Contrescarpe, qui joue du mercredi au samedi à 21h30.
Mais l’humour exige au préalable beaucoup de travail. Car les « vannes ne doivent pas être interchangeables, il faut trouver sa singularité » Il apprécie l’adrénaline du spectacle « c’est cash ». Jérémy Charbonnel se dit « heureux d’avoir entendu des rires, d’avoir ressenti le bonheur du public. »
Dans son one man show intitulé « l’Homme idéal ou juste un gros connard ? » Il met en scène sa bonne éducation. Oui, il est issu d’une bonne famille, et il n’a « pas honte de l’assumer » bien au contraire. Il assume. Et on se régale !!

Un artiste multiforme
Il a participé au documentaire historique « Les Combattants de l’ombre » diffusé sur Arte. Il se rappelle avec émotion de « ce très beau projet », un 6×52 minutes sur les juifs résistants pendant la guerre de 39-45.
Dans un autre registre, il interprète le secrétaire particulier de Claude François pour le film Cloclo. Ce tournage ne l’a pas laissé indifférent, il s’interroge sur la complexité du personnage : Claude François : « Pourquoi voulait-il à ce point-là être le meilleur ? On voit bien dans le film que son éducation et ce qu’il a vécu enfant vont le conduire à vouloir être le numéro 1 » Ce sont de très bons souvenirs pour lui.

Alors un jour, son nom sera inscrit en lettres de feu au-dessus de l’Olympia … et il est très bien parti pour réaliser son rêve !!!