Des bobines & des hommes, un autre regard sur la vie de l’entreprise

Des bobines & des hommes, un autre regard sur la vie de l’entreprise

A l’occasion de la sortie le 25 octobre du film  Des bobines et des bommes réalisé par Charlotte Pouch, retour sur ce film utile.

Manichéisme. Trop souvent, nous nous sommes contentés d’une vision monochrome pour décrire le redressement judiciaire d’une entreprise.  Il est plus facile de faire endosser des rôles sans nuances, rapides à mettre dans des cases. Le dirigeant porte à bout de bras son entreprise et ses salariés le  suivent. Et pourtant, la réalité est tout autre. Le film documentaire, Des bobines et des hommes nous invite à prendre de la distance et de s’inscrire en perspective sans jugement.

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Les spectateurs suivent ainsi les longs mois qui suivent l’annonce du redressement judiciaire de l’usine textile Bel Maille. Avec pudeur et recul, on entend les silences pesants, les paroles fortes, le courage de ces 32 ouvriers qui ont fait preuve de ténacité. La naïveté n’est nullement présente.

Ceux qui ont travaillé dans l’usine depuis des décennies savent et pourtant, ils vont jusqu’au bout. L’usine c’est la leur tant ils se sont attachés à la construire, tant ils se sont investis.  Leur patron, lui « quitte le navire au dernier moment » déplore-t-il. On assiste, de manière brute, à leurs échanges informels ou assis autour de la table de réunion. Chuchotements et cris. Les deux s’entremêlent.  Charlotte Pouch let en relief leur quotidien, leur savoir-faire, les liens tissés avec les machines.

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Un film important et fin tant il donne la parole à ces ouvriers. Les regards, l’usure en disent bien plus. On quitte des chiffres qui trop souvent nous enferment dans des réalités pour retrouver ici l’humain.

Un grand film.

Mathilde Aubinaud

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De l’ESSEC à l’Ambassade d’Auvergne : la vie multiple de Didier Desert

De l’ESSEC à l’Ambassade d’Auvergne : la vie multiple de Didier Desert

Rencontre avec le propriétaire de l’institution au cœur de Paris, l’Ambassade d’Auvergne.

Didier Desert nous révèle les coulisses de celle qui sublime la cuisine de terroir auvergnat.

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« On ne va pas au restaurant pour manger ». Pour Didier Desert, propriétaire de l’Ambassade d’Auvergne, le repas n’est pas l’unique composante de l’établissement. Au contraire. On « vit une expérience ». Bien d’autres enjeux s’y jouent, bien d’autres liens s’y tissent.

L’accueil, l’ambiance l’installation à table autant d’éléments mettant le convive au centre de la scène. « C’est aussi raconter une carte, son histoire et ses producteurs » explique-il avec enthousiasme.

Avoir envie

Une vie singulière emplie de ruptures. Membre du board de l’ESSEC , il a changé à plusieurs reprises de secteurs comme de métiers. « L’envie » comme moteur de changement. L’audit, le conseil et la gastronomie.  En janvier 2015, il se décide. Il « libère les carcans ». Ce sera l’Ambassade d’Auvergne.

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Une passion qui le ramène à ses jeunes années.  Son grand-père était ouvrier agricole. Il se rappelle des vins goûtés. Lorsqu’il cuisine, c’est l’occasion de réunir ses amis et de « les rendre heureux ».

Comme une maison de famille

Une maison, fondée en 1966, en plein Paris par Joseph et Hélène Petrucci. L’immeuble, lui, date du XVIIème.  Un espace à part loin de l’agitation parisienne. Rue du grenier Saint Lazare, à quelques mètres du Centre Pompidou,  nous voilà dans une maison auvergnate. Son ambiance, ses poutres. On s’y sent bien. La maison y est vivante et incarnée. Il est là, pleinement là. « Je  ne fais pas les choses à moitié » explique-t-il.

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L’authenticité y est centrale. Les recettes célèbrent cette Auvergne dans toute sa potentialité. La maison apparait comme « promoteur de ce qui se fait ». Un vrai-savoir. Le jambon provient de plusieurs maisons comme celle de la Maison Conquet en Aubrac.

 Les images qui lui viennent à l’esprit lorsqu’il pense à l’Auvergne ? D’emblée, il cite les paysages de Haute-Loire et « la superposition de visages » sur ces lieux. La cave compte plus 7000 bouteilles dont de très grands crus. Didier Desert est en contact avec cette nouvelle génération de vignerons dont il loue le talent.

L’alliance audacieuse : de la tradition et des saveurs d’ailleurs

Des traditions venues de l’Allier se mêlent avec brio à celles d’Asie comme l’ail noir. Les classiques y sont revisités par le Chef Emmerick de Backer.

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Le Chef Emmerick de Backer et Didier Desert

La carte, nullement figée, évolue au grès des rencontres, des produits. On retiendra par exemple la crêpe Ginette mais « en encore mieux que la Suzette ! » tient à préciser Didier Desert.  Le pamplemousse y remplace l’orange. Côté salé : un indispensable : le pied de cochon ou le magret de canard rôti & Aligot.

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Aligot et Magret

On savourera un cornet de Murat. Un dessert traditionnel d’un village du Cantal. Il associe dans un cornet : crème et agrumes. Ces dernières, sous forme d’une compotée, varient selon la saison.

Si elle célèbre ses 50 ans, l’Ambassade rayonne de sa créativité forte de l’empreinte de Didier Desert. Une valeur sûre  tournée vers le monde extérieur. Une alliance réussie pour raconter et faire vivre l’Auvergne.

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la Crêpe Ginette

Mathilde Aubinaud

Ambassade d’Auvergne

22 rue du Grenier Saint Lazare -75003

Plus d’infos : http://www.ambassade-auvergne.com/fr/

Martin Besson, Fondateur de Sans A : Ecouter- Regarder-Comprendre

Martin Besson, Fondateur de Sans A : Ecouter- Regarder-Comprendre

 

Le média d’impact « Sans A_ », qui entend rendre visible les invisibles, lance sa sixième saison consacrée à la prostitution. Rencontre avec son fondateur, Martin Besson pour La Saga des Audacieux.

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Benjamin Girette : Paris France le 7 septembre 2016 : Portrait de l’équipe de la saison 2 de Sans A.

« Après vous » : cette formule de politesse devrait être la plus belle définition de notre civilisation. » Les mots d’Emmanuel Levinas résonnent dans l’approche de Martin Besson et du pure-player qu’il a créé « Sans A_ ».

« Passer à l’action ».

Avec enthousiasme, l’envie d’apprendre et de ne pas se contenter des apparences et des préjugés, Martin Besson, 21 ans , innove, teste et entreprend avec talent. Il crée Sans A_ pour Sans Abri, Sans Attention, Sans Amour, Sans Argent, Sans Avenir.  Il définit Sans A_ comme « un média social d’impact indépendant ». Il se refuse à rester passif et veut « encourager les gens à passer à l’action ».

Un hymne aux idées pour les autres

Il ne souhaite pas que l’on se dise, en lisant des parcours de vie de personnes précaires : « c’est dommage » mais bien au contraire : «  n’avez-vous pas une idée pour aider la personne, pour répondre à ses besoins ? »

Avec Louise Sebille-Vignaud, la rédactrice en chef et associée, ils vont à la rencontre des anonymes rendus invisibles, avec cette volonté de les écouter, de les comprendre, d’être attentifs à ce qui les anime, leur histoire, leur parcours de vie. Ils ont, dans l’écriture, avec finesse et le souci du détail.

Une mobilisation

Oui, ils parlent de sujets difficiles mais avec cette volonté de trouver des solutions. Martin évoque ainsi la mobilisation pour trouver une canne à pêche à Jean-Claude à la suite de l’appel lancé par Louise. Ils ont également aidé une personne âgée vivant de la Creuse. Celle-ci se sent seule. Ses factures sont les seuls courriers qu’elle reçoit. Sans A_ intervient. Elle reçoit alors des lettres en nombre. Et se réjouit. « Cela vaut tout » explique Martin Besson. Alors oui, il préfère les histoires  aux chiffres.

Des histoires qui sont multiples et syncrétiques. A l’image des portraits de prostituées dans cette saison 6 du média. «  Il y a autant de prostitutions que de prostituées. Il faut prendre en compte leurs histoires, les contextes ».

Passionné de séries, Martin Besson s’enthousiasme pour les gens, leurs histoires. Il évoque les figures qui l’ont marqué. Du digital &  media innovator, Benoit Raphaël qui, a mis au point le robot Flint , Martin dit :  « il m’a beaucoup inspiré. Il apporte énormément à Sans A_ ». Il retient également un discours prononcé par Latifa ibn Ziaten, dont le fils a été assassiné le 11 mars 2012 par Mohammed Merah. « Elle n’éprouve pas de haine ». Il loue son espoir.

« Se donner du mal pour les petites choses c’est parvenir aux grandes choses avec le temps » Samuel Beckett

La rue, où se retrouvent les personnes en situation de précarité : « c’est un espace violent. Elle n’est pas faite pour que l’on puisse y rester. »  C’est un lieu de passage. Alors il lutte. « Sans A_ c’est un idéal. » Un idéal qui offre du temps et de l’espace.  Il cite une phrase de Samuel Beckett que lui a donnée son parrain: « Se donner du mal pour les petites choses c’est parvenir aux grandes choses avec le temps ».

Il est à l’écoute avec des idées en nombre. Il a même créé un Google drive d’idées. Un Google drive qui promet de faire jaillir encore des idées inspirantes et importantes.

Mathilde Aubinaud

François Sarkozy : Un Audacieux N’A Pas Peur !

François Sarkozy : un Audacieux n’a pas peur !

Rencontre pour La Saga des Audacieux avec  le Docteur François Sarkozy, Médecin Pédiatre, Président du cabinet de conseil FSNB Health & Care et Fondateur de TousPourLaSante.TV. Portrait.

« Un regard multiple sur la santé »

Lorsque l’on demande à François Sarkozy la phrase qui l’a façonné, il répond : « A cœur vaillant, rien d’impossible ». Il a raison. Tant dans son parcours que dans ses prises de parole, ses engagements, en faveur de la solidarité, font sens.

Le combat d’une vie tournée vers la transversalité. Petit-fils de médecin, François Sarkozy a  un parcours syncrétique, avec « un regard multiple sur la santé ».

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François Sarkozy

Il est porté par l’envie de « comprendre l’ensemble des perspectives autour de la santé ».

« Créer des passerelles »

Interne des Hôpitaux de Paris, il s’est spécialisé dans la pédiatrie. Suivra une maîtrise de biologie humaine, puis un DEA en physiologie respiratoire. En parallèle, il découvre l’industrie. Un univers qui lui plaît.  Ce sera le laboratoire Roussel-Uclaf où il exerce plusieurs rôles. Il reste 10 ans dans l’industrie pharmaceutique avant de se tourner vers entrepreneuriat. Il s’intéresse, dès 2008, aux télévisions sur internet. En parallèle des Etats Généraux du Vieillir Jeune, il co-crée,  une web tv intitulée « Longevitv ». Il poursuit son activité de conseil chez Publicis avant de reprendre celle  d’entrepreneur : une activité  de conseil centrée sur son expertise.

Il préside, par ailleurs, le Comité d’organisation des Entretiens de Bichat et en fait un carrefour entre la médecine hospitalière et la médecine en ville, ce qui permet de regrouper institutionnels, payeurs, professionnels de santé, industriels et associations de patients.

Il entend « créer des passerelles » entre les acteurs de la santé.

 

Concret et tangible

Une heure pour échanger autour des enjeux de la santé et des sujets d’actualité avec des professionnels qui apportent leur regard pertinent en sortant des silos, c’est le pari réussi de « Tous pour la santé.TV».

Une émission conçue par « des amateurs de la télévision  professionnels de la santé» explique François Sarkozy. Quatre caméras accompagnent ce rendez-vous. Diffusé sur Face Book Live at YouTube, ce programme mensuel apporte une vision à la fois concrète et tangible de ces enjeux. Ainsi, à la suite de la première édition intitulée « la vaccination des professionnels de santé, un sujet tabou ? », des initiatives ont été prises par le Conseil National de l’Ordre pour sensibiliser les kinésithérapeutes à l’importance de la vaccination.

« La solidarité est consubstantielle à la République Française. »

Oui, François Sarkozy est audacieux. L’audace donne un élan. Elle permet de  « faire confiance à son intuition » et refuser que l’on vous enferme dans un cadre. « Il faut oser ! » lance-t-il.

De ses années passées aux Etats-Unis, il se souvient de ce pays qui « aime les entrepreneurs ». « On apprend de ses échecs ». Pour lui, « un audacieux n’a pas peur ».

Il poursuit les combats qui le portent. Il entend lutter contre l’iniquité dans l’accès au soin. La solidarité est un maitre-mot. « Elle est consubstantielle à la République Française. Il faut réinventer la solidarité du XXIème siècle ».

Celle-ci implique de respecter les choix individuels tout en valorisant les  engagements réciproques.

Ses prochains projets ? Ils sont légion. Tant mieux. Il reprend les mots de Martin Luther King : « I have a dream » et conclue en affirmant : « Avoir un rêve mais ne pas être rêveur ». Quelle meilleure hymne à l’audace que de donner vie à ses convictions ?

Mathilde Aubinaud

David Layani : « L’Audace C’Est Collomb Et Magellan »

David Layani : « L’audace c’est Collomb et Magellan »

Se rendre chez onepoint, c’est s’autoriser à penser autrement, c’est saisir les opportunités liées à la transformation digitale qui sont légion.

Un espace à part où création et innovation se mêlent. Rencontre avec le Président Fondateur du groupe onepoint pour La Saga des Audacieux.

 

Mathilde Aubinaud : Quel est votre regard sur l’audace ?

« C’est prendre un risque, parce qu’on a la conviction qu’il sera payant. »

David Layani : L’audace, c’est à la fois oser imaginer qu’il existe un chemin différent, et oser l’emprunter. C’est Colomb et Magellan, c’est Einstein avec la relativité. Il faut à la fois être capable de penser différemment et d’agir différemment. C’est prendre un risque, parce qu’on a la conviction qu’il sera payant.

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David Layani, Président et Fondateur du groupe onepoint

« L’entrepreneur saute un précipice, mais parce qu’il est certain que derrière la brume il y a une région merveilleuse à atteindre. »

En quoi est-ce une notion qui vous porte ?

L’audace est pour moi centrale, car on réduit souvent l’entrepreneur à quelqu’un qui a une bonne idée, ou quelqu’un qui sait prendre des risques. L’entrepreneur, c’est le deux à la fois : il saute un précipice, mais parce qu’il est certain que derrière la brume il y a une région merveilleuse à atteindre. Et il calcule son saut.

Plusieurs fois dans ma vie d’entrepreneur, j’ai dû imaginer ce qui était de l’autre côté du précipice et avoir le courage de sauter. Je ne l’ai jamais regretté, car sinon j’aurais fait du surplace, ou bien mon petit bout de falaise ce serait écroulé.

C’est ce qui s’est passé il y a deux ans quand j’ai racheté une entreprise de taille comparable, alors que nous traversions des turbulences, et que j’ai lancé dans le même temps une transformation complète de l’entreprise et une évolution de nos métiers.

Pourquoi avez-vous fondé onepoint ?

J’ai fondé onepoint avant tout parce que je souhaitais vivre une aventure entrepreneuriale. J’avais l’intuition qu’il était possible de rendre un meilleur service, plus sur mesure, aux entreprises pour réussir leur transformation numérique.

J’avais mon analyse du marché, la curiosité de comparer les pratiques, de comprendre les modalités de travail des entreprises à transformer. Le marché de la transformation digitale est en croissance durable : tous les secteurs sont amenés à être touchés et à connaître des transformations importantes.

Cela signifie que pour un entrepreneur qui comprend bien ses enjeux, qui a une appétence particulière pour un secteur, qui a une idée nouvelle de la manière dont peut s’établir la relation avec le client pour un service, le champ est immense.

Avec onepoint, vous repensez la sociabilité. De quelles manières ?

C’est vrai que je crois, plus que jamais dans notre univers numérique de plus en plus désintermédié, à la force de la rencontre. onepoint, ce sont des lieux forts, ce sont des valeurs humaines comme le métissage, ce sont de nombreuses occasions de rencontres et d’ouverture d’esprit.

Nous pensons des lieux qui s’y prêtent, mais qui vivent parce que les collaborateurs y prennent des initiatives formidables, qui vont de la pure convivialité, au partage de connaissances et d’expériences. C’est par ces rencontres humaines que naissent des idées nouvelles, des projets, une bienveillance qui fait que notre entreprise est appréciée des actuels salariés comme des futurs.

Qu’incarne pour vous un leader ?

Un leader, ce n’est pas quelqu’un qui vit sur une position hiérarchique. C’est pour cela que chez nous, c’est une fonction à part, qui est très différente de l’idée de manager.

« Un leader chez nous est bienveillant, il est avant tout un coach, un révélateur de talents. »

Un leader émerge naturellement parce qu’il a la capacité d’entraîner d’autres collaborateurs, dans le respect de leurs personnes, de faire s’exprimer au mieux leurs compétences et leurs envies, de créer une dynamique autour d’un projet ou d’une offre de service.

Un leader chez nous est bienveillant, il est avant tout un coach, un révélateur de talents.

Selon vous, comment un salarié souhaite s’engager dans son travail ?

Aujourd’hui, les formes de l’engagement ont changé. Elles reposent moins sur la position dans un cadre hiérarchique défini qu’à l’intérêt pour la vision, les valeurs de l’entreprise, ou des projets concrets. Nous le voyons avec la génération Y : capable de travailler de manière acharnée pour un projet qui lui plaît, ayant du mal à comprendre pourquoi il faudrait s’ennuyer sur un projet plus classique.

C’est notre défi quotidien d’assurer qu’il y ait toujours suffisamment d’innovation et d’intérêt – ou une force des valeurs et de ce qui lie à l’entreprise, pour faire tenir l’ensemble !

J’en retire aussi des leçons pour un changement plus complet du monde de l’entreprise, où demain il y aura de plus en plus d’indépendants, de start-ups, qui viendront s’agglomérer à une entreprise noyau pour mener à bien des missions.

Quelles sont les figures qui vous inspirent ? Pourquoi ?

Les figures qui m’inspirent sont très différentes : il y a d’abord les figures intimes, comme ma mère, qui s’est toujours battue pour nous tout en menant sa carrière professionnelle.

Il y a les entrepreneurs de grands talents, comme Elon Musk, pour qui l’audace n’a pas de limite. Et il y a les politiques qui osent changer leur pays, avec un logiciel neuf. Nous avons une filiale au Canada, et c’est vrai que quand je vois des figures comme Justin Trudeau, comme Matteo Renzi, comme Emmanuel Macron en France, cela me redonne beaucoup d’espoir.

Avez-vous un livre qui vous a façonné ?

Un livre récent me vient en tête, Le Cercle de Dave Eggers, qui raconte à la fois la force de nos entreprises du numérique et en même temps en dénonce les effets pervers.

Je m’intéresse beaucoup aux questions de souveraineté numérique, de respect de la vie privée, de la manière dont nos outils numériques changent profondément les sociétés.

Je ne suis pas qu’un optimisme naïf : comme toute révolution, celle du numérique est à réguler ! Et je regrette parfois que notre réflexion soit encore faible en la matière….

Quel lien tissez-vous entre la politique et l’entreprise ? Les politiques comprennent-ils le monde des entrepreneurs ?

En tant qu’entreprise du numérique, nous nous intéressons à la disruption sur tous les plans, celui du monde économique comme de l’Etat, au défi de la formation et de la prise en compte des nouvelles générations. Nous ne pouvons-nous désintéresser de la démocratie numérique qui est en train de naître.

C’est pourquoi nous avons plusieurs partenariats forts en la matière, avec KANTAR d’un côté, GOV de l’autre. Ils illustrent bien les enjeux de la politique face à la transformation numérique : adapter nos outils habituels à ce nouveau contexte, comme lorsqu’il s’agit d’accompagner la transformation numérique des entreprises, le métier cœur de Onepoint ; prendre en compte la dimension bottom-up de la révolution numérique, et accompagner le développement des start-ups qui défrichent de nouveaux univers, un autre des métiers de Onepoint.

C’est de notre responsabilité sociale que d’aider à comprendre comment cela bouleverse notre rapport à la politique.

Que peut-on vous souhaiter ?

On peut me souhaiter de ne jamais perdre l’audace. De réussir mon pari, parce qu’il est bon pour toute l’économie française : de devenir un leader européen de la transformation numérique, qui aide les entreprises et les administrations de ce pays à prendre ce tournant majeur, et donc à entretenir la croissance et l’emploi dans notre pays. Un leader qui représente l’excellence de notre pays !

Propos recueillis par Mathilde Aubinaud

Caroline Faindt a les clés du bonheur

Caroline Faindt a les clés du bonheur

Rencontrer l’artiste peintre Caroline Faindt, c’est découvrir une figure lumineuse. Ses toiles la révèlent : à la fois entière et vive tout en laissant place à l’émotion.  Interview pour La Saga des Audacieux.

Caroline Faindt, artiste peintre

Quel est votre regard sur l’audace ? 

Je pense qu’elle est essentielle quand on a des rêves, des envies et que l’on souhaite les réaliser !

« Se libérer des convenances, de ses peurs »

Dans les métiers artistiques notamment cela peut faire toute la différence ! Pour moi l’audace c’est une forme de liberté, c’est oser, se libérer des convenances, de ses peurs, c’est avoir les pieds bien ancrés sur terre et la tête un peu dans les nuages…

Vos premiers souvenirs en lien avec la peinture ? 

Mes premiers pinceaux c’est à l’école que les ai touchés et je me souviens avoir, avec mes yeux d’enfants, adoré cela ! C’était par amusement comme le font tous les enfants. Mais j’étais loin d’imaginer que cela deviendrait une passion, puis un métier…  A l’époque déjà,  avoir une feuille blanche, et pouvoir la remplir comme je le souhaitais, avec les formes, les couleurs que je  désirais ; mélanger, créer c’était déjà fantastique et synonyme de liberté. Pour moi, une nouvelle toile c’est à chaque fois une nouvelle histoire qui s’écrit.

L’œuvre qui vous a façonnée ? 

Cela serait réducteur de n’en citer qu’une. On se construit, se forge au fil des rencontres, des histoires … Mais ce dont je suis certaine c’est que c’est lors d’un salon d’art contemporain, à Strasbourg en découvrant le travail d’une artiste peintre Franco-Suisse que j’ai eu le déclic.

Je suis tombée en admiration devant ses œuvres. Elles m’ont inspirée, parlé et donné l’envie de peindre. Cela a été une rencontre capitale pour moi.

 Vos toiles sont criantes de vie, entières. Un vrai jaillissement…

Je crois qu’elles me ressemblent un peu. J’aime la vie, je la croque à pleine dents. Je suis entière, et je peux être une petite tornade parfois ; je pense que cela se ressent à travers mes peintures.

Je célèbre la vie, l’amour en couleurs et souhaite le partager avec le plus grand nombre !

Les artistes qui vous inspirent ?

Il y en a tellement et ce ne sont pas toujours des peintres.

Je puise mon inspiration partout autour de moi, dans l’architecture, l’artisanat, la mode, la cuisine, la photographie, la nature, tout partout où la couleur se trouve ! Grâce à mon smartphone, je prends de plus en plus de photos quand je me balade, visite, je les conserve dans un album spécial et m’en inspire avant de peindre…

En fonction des différentes phases de ma vie les artistes qui m’inspirent sont eux aussi différents mais toujours très colorés.

De quelle manière est-ce un média pour vous exprimer ? 

« Je n’ai pas une peinture engagée mais elle est pleine de symboles et d’espoir… »

C’est la plus grande des chances qui m’ait été donnée, que de pouvoir peindre, de trouver ma voie, mon mode d’expression et de pouvoir en vivre.

Je crée dans mon atelier, exprime mes ressentis, mes émotions et les partagent ensuite avec les autres.

Je n’ai pas une peinture engagée mais elle est pleine de symboles et d’espoir… Mes projets essaient toujours d’aller dans ce sens.

J’ai aussi la chance que la peinture m’ouvre à d’autres formes de création, comme la ligne de bijoux que je viens de créer pour Gringoire joaillier, la photographie avec la boîte à couleurs, une boîte fabriquée avec mes toiles dans laquelle j’invite les gens à venir dire je t’aime.

Grâce à l’art je m’exprime chaque jour un peu plus….

Vous mettez en avant, à travers vos créations, l’amour et le couple ? 

Oui, depuis plusieurs années déjà… Des sujets fédérateurs et inspirants pour moi mais je m’ouvre également à d’autres thèmes, souvent en rapport avec la quête de soi et de l’équilibre .

Il faut sans cesse se renouveler, proposer de nouvelles choses.

Comment vos toiles parlent-elles de vous ? 

Quand on est artiste, quand on crée, on livre forcément une partie de soi. C’est une part de nous que nous mettons à nu, une partie de son intimité, de ses croyances, de ses émotions que l’on livre ! Je partage et confie un peu de mon histoire, de ma sensibilité et ma vision de l’amour et de la vie. J’essaie de diffuser des ondes d’amour et de positivisme et je souhaite démontrer que lorsque l’on croit à quelque chose, et que l’on se donne les moyens d’y arriver, tout est possible et réalisable !  

La clé est le symbole de votre œuvre. Que représente-t-elle? 

La clé est présente dans tous mes projets artistiques. Une vraie clé est d’ailleurs dissimulée dans chacune de mes toiles.

La peinture est la clé de mon épanouissement, elle m’a ouvert tant de portes, apporté tant de bonheurs , qu’elle est tout naturellement devenue mon symbole, mon emblème.

C’est un symbole d’ouverture, mystérieux, qui traverse le temps, libre, précieux.

Et si vous prenez mon prénom, Caroline, que vous prenez la première lettre , la lettre du milieu et la dernière vous obtiendrez … Clé.  

Votre dernière révélation artistique ? L’œuvre qui vous a bousculée ? Pourquoi ? 

Je rentre d’un séjour en Espagne, à Barcelone. J’ai redécouvert le travail de Picasso, ce génie, qui est toujours très inspirant, tant il est libre et audacieux et puis surtout il y a  Gaùdi, et entre autres, son chef d’œuvre la Sagrada Familia. Je n’avais jamais rien vu de tel et j’en ai été bouleversée. Chaque détail est pensé, travaillé, original.

Quel artiste incroyable ! Si précurseur, moderne et unique !

La phrase qui vous inspire ? 

Picasso disait « un tableau ne vit qu’à travers celui qui le regarde »

Pour moi cette phrase est criante de vérité.

Je donne vie à des formes, des personnages mais le but est pour moi de pouvoir ensuite les partager avec les autres.

Comme je le dis toujours cela n’a de sens que si c’est partagé.

Quand je peins je me réjouis toujours de pouvoir bientôt le faire découvrir aux autres.

Votre actualité ? 

J’ai eu un début d’année très riche avec déjà trois expositions parisiennes, donc en ce moment je suis en pleine phase de création et travaille sur de toutes nouvelles toiles pour une  exposition sur les toits de Paris, et une autre en préparation.

Je continue de photographier de nombreux visages dans la boîte à couleurs, je vais également partir en province pour présenter ma collection de bijoux et sans doute bientôt dans le sud de la France pour décorer les murs d’un service hospitalier.

Propos recueillis par Mathilde Aubinaud

Plus d’informations ICI

 

 

Quand Havas s’impose designer : une réussite audacieuse

Quand Havas s’impose designer : une réussite audacieuse

Si les objets connectés sont légion, Havas innove. Le groupe a créé le canapé du futur « Marty » avec justesse, intuition et innovation. Rencontre d’une figure technologique qui ne manque pas d’audace.                                             

Le canapé du futur

Et si pour penser la communication de de demain, on s’asseyait tout simplement dans un canapé ? Un pilier d’un univers douillet. On y retrouve ses repères, partage des instants dans une atmosphère intimiste. On revient à l’essentiel. On y dort, on y parle, on y rit, on commente la dernière série en savourant des cronuts. On y débat, on y écoute Beethoven. On y vit. Havas, qui fait le pari des consommateurs, l’a compris. Le groupe a façonné « Marty » le canapé du futur.

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Avec enthousiasme véritable, les équipes parlent de ce projet qui a été une réalisation collective. Un canapé connecté design intégrant 15 smart objets : casque à réalité virtuelle, frigo électrique, une station météo, un clavier projeté, une imprimante 3D, des chargeurs à induction.

 

                          « Une expérience joyeuse et  un objet unique au monde. »

 

 

raphael_de_andreis__marty1Raphaël de Andréis, PDG d’Havas Media Groupe France

 

 Raphaël de Andréis, PDG d’Havas Media Groupe France,  rappelle les mots de Mark Twain. « Ils ne savaient pas que c’était impossible alors ils l’ont fait ».  Il explique l’essence de ce projet qui a débuté en septembre 2015. « C’est, modestement, l’état d’esprit dans lequel les cent principaux cadres de notre Groupe ont travaillé pour imaginer ce canapé du futur ».

Lors d’un séminaire dans un fab lab, les managers du groupe et la créatrice Loève Saint-Ourens ont réfléchi à ce canapé. « Dans ce monde de contraintes et de guidelines, cela a abouti à une expérience joyeuse et à un objet unique au monde. Cela nous a permis de préciser notre vision de l’audace, inséparable de l’excitation et de l’amusement. » Une alliance révélatrice.

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Le coussin massage

Un hymne à l’UX

 

Au-delà de la prouesse technologique, cet objet invite à  interroger les usages des consommateurs. Ils ne sont plus pensés comme des cibles stratégiques. Ils se retrouvent bien au centre la démarche en étant impliqués. La « user experience » n’est nullement une posture, un slogan. C’est une manière de souligner cette attention.

Le device s’allie encore plus avec le téléspectateur qui redevient un protagoniste un part entière sur la scène médiatique. Il est lui-même producteur, diffuseur de contenu.  Attentif aux parties prenantes, Jean-Charles Clément, strategic technologist chez Havas Media France évoque Marty et l’écart avec « l’approche restreinte liée à l’objet connecté tel qu’il est appréhendé aujourd’hui ». Il a  ainsi fait en sorte que ce soit facilement « appréhendable pour l’utilisateur ». Un résultat époustouflant  « d’ateliers de travail avec séances post-it où chacun apporte son regard ».

 

 

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Le coussin d’immersion
 

 

Un canapé où l’on peut se réveiller avec sa propre interface. Le réveil s’illumine avec  la lumière du jour et le chant des oiseaux avant de débuter la gym du jour.

Une idée lumineuse de la part d’un groupe qui tient à rester toujours attentif en retissant un lien émotionnel et relationnel avec le consommateur. Vivement la suite !

 

Mathilde Aubinaud


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Chargeur à induction