David Layani : « L’Audace C’Est Collomb Et Magellan »

David Layani : « L’audace c’est Collomb et Magellan »

Se rendre chez onepoint, c’est s’autoriser à penser autrement, c’est saisir les opportunités liées à la transformation digitale qui sont légion.

Un espace à part où création et innovation se mêlent. Rencontre avec le Président Fondateur du groupe onepoint pour La Saga des Audacieux.

 

Mathilde Aubinaud : Quel est votre regard sur l’audace ?

« C’est prendre un risque, parce qu’on a la conviction qu’il sera payant. »

David Layani : L’audace, c’est à la fois oser imaginer qu’il existe un chemin différent, et oser l’emprunter. C’est Colomb et Magellan, c’est Einstein avec la relativité. Il faut à la fois être capable de penser différemment et d’agir différemment. C’est prendre un risque, parce qu’on a la conviction qu’il sera payant.

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David Layani, Président et Fondateur du groupe onepoint

« L’entrepreneur saute un précipice, mais parce qu’il est certain que derrière la brume il y a une région merveilleuse à atteindre. »

En quoi est-ce une notion qui vous porte ?

L’audace est pour moi centrale, car on réduit souvent l’entrepreneur à quelqu’un qui a une bonne idée, ou quelqu’un qui sait prendre des risques. L’entrepreneur, c’est le deux à la fois : il saute un précipice, mais parce qu’il est certain que derrière la brume il y a une région merveilleuse à atteindre. Et il calcule son saut.

Plusieurs fois dans ma vie d’entrepreneur, j’ai dû imaginer ce qui était de l’autre côté du précipice et avoir le courage de sauter. Je ne l’ai jamais regretté, car sinon j’aurais fait du surplace, ou bien mon petit bout de falaise ce serait écroulé.

C’est ce qui s’est passé il y a deux ans quand j’ai racheté une entreprise de taille comparable, alors que nous traversions des turbulences, et que j’ai lancé dans le même temps une transformation complète de l’entreprise et une évolution de nos métiers.

Pourquoi avez-vous fondé onepoint ?

J’ai fondé onepoint avant tout parce que je souhaitais vivre une aventure entrepreneuriale. J’avais l’intuition qu’il était possible de rendre un meilleur service, plus sur mesure, aux entreprises pour réussir leur transformation numérique.

J’avais mon analyse du marché, la curiosité de comparer les pratiques, de comprendre les modalités de travail des entreprises à transformer. Le marché de la transformation digitale est en croissance durable : tous les secteurs sont amenés à être touchés et à connaître des transformations importantes.

Cela signifie que pour un entrepreneur qui comprend bien ses enjeux, qui a une appétence particulière pour un secteur, qui a une idée nouvelle de la manière dont peut s’établir la relation avec le client pour un service, le champ est immense.

Avec onepoint, vous repensez la sociabilité. De quelles manières ?

C’est vrai que je crois, plus que jamais dans notre univers numérique de plus en plus désintermédié, à la force de la rencontre. onepoint, ce sont des lieux forts, ce sont des valeurs humaines comme le métissage, ce sont de nombreuses occasions de rencontres et d’ouverture d’esprit.

Nous pensons des lieux qui s’y prêtent, mais qui vivent parce que les collaborateurs y prennent des initiatives formidables, qui vont de la pure convivialité, au partage de connaissances et d’expériences. C’est par ces rencontres humaines que naissent des idées nouvelles, des projets, une bienveillance qui fait que notre entreprise est appréciée des actuels salariés comme des futurs.

Qu’incarne pour vous un leader ?

Un leader, ce n’est pas quelqu’un qui vit sur une position hiérarchique. C’est pour cela que chez nous, c’est une fonction à part, qui est très différente de l’idée de manager.

« Un leader chez nous est bienveillant, il est avant tout un coach, un révélateur de talents. »

Un leader émerge naturellement parce qu’il a la capacité d’entraîner d’autres collaborateurs, dans le respect de leurs personnes, de faire s’exprimer au mieux leurs compétences et leurs envies, de créer une dynamique autour d’un projet ou d’une offre de service.

Un leader chez nous est bienveillant, il est avant tout un coach, un révélateur de talents.

Selon vous, comment un salarié souhaite s’engager dans son travail ?

Aujourd’hui, les formes de l’engagement ont changé. Elles reposent moins sur la position dans un cadre hiérarchique défini qu’à l’intérêt pour la vision, les valeurs de l’entreprise, ou des projets concrets. Nous le voyons avec la génération Y : capable de travailler de manière acharnée pour un projet qui lui plaît, ayant du mal à comprendre pourquoi il faudrait s’ennuyer sur un projet plus classique.

C’est notre défi quotidien d’assurer qu’il y ait toujours suffisamment d’innovation et d’intérêt – ou une force des valeurs et de ce qui lie à l’entreprise, pour faire tenir l’ensemble !

J’en retire aussi des leçons pour un changement plus complet du monde de l’entreprise, où demain il y aura de plus en plus d’indépendants, de start-ups, qui viendront s’agglomérer à une entreprise noyau pour mener à bien des missions.

Quelles sont les figures qui vous inspirent ? Pourquoi ?

Les figures qui m’inspirent sont très différentes : il y a d’abord les figures intimes, comme ma mère, qui s’est toujours battue pour nous tout en menant sa carrière professionnelle.

Il y a les entrepreneurs de grands talents, comme Elon Musk, pour qui l’audace n’a pas de limite. Et il y a les politiques qui osent changer leur pays, avec un logiciel neuf. Nous avons une filiale au Canada, et c’est vrai que quand je vois des figures comme Justin Trudeau, comme Matteo Renzi, comme Emmanuel Macron en France, cela me redonne beaucoup d’espoir.

Avez-vous un livre qui vous a façonné ?

Un livre récent me vient en tête, Le Cercle de Dave Eggers, qui raconte à la fois la force de nos entreprises du numérique et en même temps en dénonce les effets pervers.

Je m’intéresse beaucoup aux questions de souveraineté numérique, de respect de la vie privée, de la manière dont nos outils numériques changent profondément les sociétés.

Je ne suis pas qu’un optimisme naïf : comme toute révolution, celle du numérique est à réguler ! Et je regrette parfois que notre réflexion soit encore faible en la matière….

Quel lien tissez-vous entre la politique et l’entreprise ? Les politiques comprennent-ils le monde des entrepreneurs ?

En tant qu’entreprise du numérique, nous nous intéressons à la disruption sur tous les plans, celui du monde économique comme de l’Etat, au défi de la formation et de la prise en compte des nouvelles générations. Nous ne pouvons-nous désintéresser de la démocratie numérique qui est en train de naître.

C’est pourquoi nous avons plusieurs partenariats forts en la matière, avec KANTAR d’un côté, GOV de l’autre. Ils illustrent bien les enjeux de la politique face à la transformation numérique : adapter nos outils habituels à ce nouveau contexte, comme lorsqu’il s’agit d’accompagner la transformation numérique des entreprises, le métier cœur de Onepoint ; prendre en compte la dimension bottom-up de la révolution numérique, et accompagner le développement des start-ups qui défrichent de nouveaux univers, un autre des métiers de Onepoint.

C’est de notre responsabilité sociale que d’aider à comprendre comment cela bouleverse notre rapport à la politique.

Que peut-on vous souhaiter ?

On peut me souhaiter de ne jamais perdre l’audace. De réussir mon pari, parce qu’il est bon pour toute l’économie française : de devenir un leader européen de la transformation numérique, qui aide les entreprises et les administrations de ce pays à prendre ce tournant majeur, et donc à entretenir la croissance et l’emploi dans notre pays. Un leader qui représente l’excellence de notre pays !

Propos recueillis par Mathilde Aubinaud

Caroline Faindt a les clés du bonheur

Caroline Faindt a les clés du bonheur

Rencontrer l’artiste peintre Caroline Faindt, c’est découvrir une figure lumineuse. Ses toiles la révèlent : à la fois entière et vive tout en laissant place à l’émotion.  Interview pour La Saga des Audacieux.

Caroline Faindt, artiste peintre

Quel est votre regard sur l’audace ? 

Je pense qu’elle est essentielle quand on a des rêves, des envies et que l’on souhaite les réaliser !

« Se libérer des convenances, de ses peurs »

Dans les métiers artistiques notamment cela peut faire toute la différence ! Pour moi l’audace c’est une forme de liberté, c’est oser, se libérer des convenances, de ses peurs, c’est avoir les pieds bien ancrés sur terre et la tête un peu dans les nuages…

Vos premiers souvenirs en lien avec la peinture ? 

Mes premiers pinceaux c’est à l’école que les ai touchés et je me souviens avoir, avec mes yeux d’enfants, adoré cela ! C’était par amusement comme le font tous les enfants. Mais j’étais loin d’imaginer que cela deviendrait une passion, puis un métier…  A l’époque déjà,  avoir une feuille blanche, et pouvoir la remplir comme je le souhaitais, avec les formes, les couleurs que je  désirais ; mélanger, créer c’était déjà fantastique et synonyme de liberté. Pour moi, une nouvelle toile c’est à chaque fois une nouvelle histoire qui s’écrit.

L’œuvre qui vous a façonnée ? 

Cela serait réducteur de n’en citer qu’une. On se construit, se forge au fil des rencontres, des histoires … Mais ce dont je suis certaine c’est que c’est lors d’un salon d’art contemporain, à Strasbourg en découvrant le travail d’une artiste peintre Franco-Suisse que j’ai eu le déclic.

Je suis tombée en admiration devant ses œuvres. Elles m’ont inspirée, parlé et donné l’envie de peindre. Cela a été une rencontre capitale pour moi.

 Vos toiles sont criantes de vie, entières. Un vrai jaillissement…

Je crois qu’elles me ressemblent un peu. J’aime la vie, je la croque à pleine dents. Je suis entière, et je peux être une petite tornade parfois ; je pense que cela se ressent à travers mes peintures.

Je célèbre la vie, l’amour en couleurs et souhaite le partager avec le plus grand nombre !

Les artistes qui vous inspirent ?

Il y en a tellement et ce ne sont pas toujours des peintres.

Je puise mon inspiration partout autour de moi, dans l’architecture, l’artisanat, la mode, la cuisine, la photographie, la nature, tout partout où la couleur se trouve ! Grâce à mon smartphone, je prends de plus en plus de photos quand je me balade, visite, je les conserve dans un album spécial et m’en inspire avant de peindre…

En fonction des différentes phases de ma vie les artistes qui m’inspirent sont eux aussi différents mais toujours très colorés.

De quelle manière est-ce un média pour vous exprimer ? 

« Je n’ai pas une peinture engagée mais elle est pleine de symboles et d’espoir… »

C’est la plus grande des chances qui m’ait été donnée, que de pouvoir peindre, de trouver ma voie, mon mode d’expression et de pouvoir en vivre.

Je crée dans mon atelier, exprime mes ressentis, mes émotions et les partagent ensuite avec les autres.

Je n’ai pas une peinture engagée mais elle est pleine de symboles et d’espoir… Mes projets essaient toujours d’aller dans ce sens.

J’ai aussi la chance que la peinture m’ouvre à d’autres formes de création, comme la ligne de bijoux que je viens de créer pour Gringoire joaillier, la photographie avec la boîte à couleurs, une boîte fabriquée avec mes toiles dans laquelle j’invite les gens à venir dire je t’aime.

Grâce à l’art je m’exprime chaque jour un peu plus….

Vous mettez en avant, à travers vos créations, l’amour et le couple ? 

Oui, depuis plusieurs années déjà… Des sujets fédérateurs et inspirants pour moi mais je m’ouvre également à d’autres thèmes, souvent en rapport avec la quête de soi et de l’équilibre .

Il faut sans cesse se renouveler, proposer de nouvelles choses.

Comment vos toiles parlent-elles de vous ? 

Quand on est artiste, quand on crée, on livre forcément une partie de soi. C’est une part de nous que nous mettons à nu, une partie de son intimité, de ses croyances, de ses émotions que l’on livre ! Je partage et confie un peu de mon histoire, de ma sensibilité et ma vision de l’amour et de la vie. J’essaie de diffuser des ondes d’amour et de positivisme et je souhaite démontrer que lorsque l’on croit à quelque chose, et que l’on se donne les moyens d’y arriver, tout est possible et réalisable !  

La clé est le symbole de votre œuvre. Que représente-t-elle? 

La clé est présente dans tous mes projets artistiques. Une vraie clé est d’ailleurs dissimulée dans chacune de mes toiles.

La peinture est la clé de mon épanouissement, elle m’a ouvert tant de portes, apporté tant de bonheurs , qu’elle est tout naturellement devenue mon symbole, mon emblème.

C’est un symbole d’ouverture, mystérieux, qui traverse le temps, libre, précieux.

Et si vous prenez mon prénom, Caroline, que vous prenez la première lettre , la lettre du milieu et la dernière vous obtiendrez … Clé.  

Votre dernière révélation artistique ? L’œuvre qui vous a bousculée ? Pourquoi ? 

Je rentre d’un séjour en Espagne, à Barcelone. J’ai redécouvert le travail de Picasso, ce génie, qui est toujours très inspirant, tant il est libre et audacieux et puis surtout il y a  Gaùdi, et entre autres, son chef d’œuvre la Sagrada Familia. Je n’avais jamais rien vu de tel et j’en ai été bouleversée. Chaque détail est pensé, travaillé, original.

Quel artiste incroyable ! Si précurseur, moderne et unique !

La phrase qui vous inspire ? 

Picasso disait « un tableau ne vit qu’à travers celui qui le regarde »

Pour moi cette phrase est criante de vérité.

Je donne vie à des formes, des personnages mais le but est pour moi de pouvoir ensuite les partager avec les autres.

Comme je le dis toujours cela n’a de sens que si c’est partagé.

Quand je peins je me réjouis toujours de pouvoir bientôt le faire découvrir aux autres.

Votre actualité ? 

J’ai eu un début d’année très riche avec déjà trois expositions parisiennes, donc en ce moment je suis en pleine phase de création et travaille sur de toutes nouvelles toiles pour une  exposition sur les toits de Paris, et une autre en préparation.

Je continue de photographier de nombreux visages dans la boîte à couleurs, je vais également partir en province pour présenter ma collection de bijoux et sans doute bientôt dans le sud de la France pour décorer les murs d’un service hospitalier.

Propos recueillis par Mathilde Aubinaud

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Quand Havas s’impose designer : une réussite audacieuse

Quand Havas s’impose designer : une réussite audacieuse

Si les objets connectés sont légion, Havas innove. Le groupe a créé le canapé du futur « Marty » avec justesse, intuition et innovation. Rencontre d’une figure technologique qui ne manque pas d’audace.                                             

Le canapé du futur

Et si pour penser la communication de de demain, on s’asseyait tout simplement dans un canapé ? Un pilier d’un univers douillet. On y retrouve ses repères, partage des instants dans une atmosphère intimiste. On revient à l’essentiel. On y dort, on y parle, on y rit, on commente la dernière série en savourant des cronuts. On y débat, on y écoute Beethoven. On y vit. Havas, qui fait le pari des consommateurs, l’a compris. Le groupe a façonné « Marty » le canapé du futur.

New Luxury Interior
 

 

Avec enthousiasme véritable, les équipes parlent de ce projet qui a été une réalisation collective. Un canapé connecté design intégrant 15 smart objets : casque à réalité virtuelle, frigo électrique, une station météo, un clavier projeté, une imprimante 3D, des chargeurs à induction.

 

                          « Une expérience joyeuse et  un objet unique au monde. »

 

 

raphael_de_andreis__marty1Raphaël de Andréis, PDG d’Havas Media Groupe France

 

 Raphaël de Andréis, PDG d’Havas Media Groupe France,  rappelle les mots de Mark Twain. « Ils ne savaient pas que c’était impossible alors ils l’ont fait ».  Il explique l’essence de ce projet qui a débuté en septembre 2015. « C’est, modestement, l’état d’esprit dans lequel les cent principaux cadres de notre Groupe ont travaillé pour imaginer ce canapé du futur ».

Lors d’un séminaire dans un fab lab, les managers du groupe et la créatrice Loève Saint-Ourens ont réfléchi à ce canapé. « Dans ce monde de contraintes et de guidelines, cela a abouti à une expérience joyeuse et à un objet unique au monde. Cela nous a permis de préciser notre vision de l’audace, inséparable de l’excitation et de l’amusement. » Une alliance révélatrice.

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Le coussin massage

Un hymne à l’UX

 

Au-delà de la prouesse technologique, cet objet invite à  interroger les usages des consommateurs. Ils ne sont plus pensés comme des cibles stratégiques. Ils se retrouvent bien au centre la démarche en étant impliqués. La « user experience » n’est nullement une posture, un slogan. C’est une manière de souligner cette attention.

Le device s’allie encore plus avec le téléspectateur qui redevient un protagoniste un part entière sur la scène médiatique. Il est lui-même producteur, diffuseur de contenu.  Attentif aux parties prenantes, Jean-Charles Clément, strategic technologist chez Havas Media France évoque Marty et l’écart avec « l’approche restreinte liée à l’objet connecté tel qu’il est appréhendé aujourd’hui ». Il a  ainsi fait en sorte que ce soit facilement « appréhendable pour l’utilisateur ». Un résultat époustouflant  « d’ateliers de travail avec séances post-it où chacun apporte son regard ».

 

 

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Le coussin d’immersion
 

 

Un canapé où l’on peut se réveiller avec sa propre interface. Le réveil s’illumine avec  la lumière du jour et le chant des oiseaux avant de débuter la gym du jour.

Une idée lumineuse de la part d’un groupe qui tient à rester toujours attentif en retissant un lien émotionnel et relationnel avec le consommateur. Vivement la suite !

 

Mathilde Aubinaud


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Chargeur à induction

Publication du livre « Ecriture Stratégique »

Publication du livre « Ecriture Stratégique »

J’ai co-écrit avec les professeurs de Français et de communication, Valérie Aubinaud,  Clara de Sorbay et Sophie-Anne Rocca, le livre Ecriture Stratégique 

« 10 erreurs à ne pas faire quand on rédige un mail professionnel »  Le Huffington Post

4 règles à suivre (impérativement) quand on envoie un mail « pro » BFM TV 

Pour la beauté des mots 78 Actu

 

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Publication du livre « Ecriture stratégique »

Présentation de l’ouvrage 

Plus que jamais, l’écrit devient un critère sélectif !
Utilisé à bon escient, c’est un outil redoutablement efficace qui permet de se démarquer et de gagner en crédibilité.

Première séance de dédicace du livre « Ecriture stratégique » avec les auteurs Clara de Sorbay et Mathilde Aubinaud

Véritable guide pratique pour les étudiants, cet ouvrage a pour objectif de donner toutes les clés indispensables pour savoir écrire dans le monde professionnel. Que ce soit au commencement avec le CV et la lettre de motivation, ou bien au sein de l’entreprise à travers des éléments aussi divers que les comptes rendus, les présentations sur Powerpoint ou encore la maîtrise des réseaux sociaux, il existe des règles simples afin d’éviter les écueils les plus stigmatisants. Avec quelques conseils et un peu d’entraînement, apprenez à écrire de manière efficace et pertinente.

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Lucille Desjonquères : « C’est dans l’entreprise que tout se décide. »

Lucille Desjonquères : « C’est dans l’entreprise que tout se décide. »

 Chasseuse de têtes innovante et bienveillante, Lucille Desjonquères est la directrice Générale du cabinet de recrutement Leyders Associates. Elle a fondé «  Femmes au cœur des conseils » avec pour objectif de féminiser les instances de gouvernances. Elle joue un rôle clé dans le cadre de la loi Copé / Zimmermann.

Elle lance le premier vaccin contre la disparité hommes femmes dans les conseils d’administration. Initiative audacieuse, le PARITOL est un véritable appel pour sensibiliser l’intégration des femmes.  Il est présenté sous forme de stickers et de tampons. Le médecin Michel Cymes tout comme Guy Mamou-Mani étaient présents lors de la conférence de presse. Un vaccin dont on entendra parler.

Rencontre avec une dirigeante qui prône l’audace.

« J’encourage les femmes à oser. »

Mathilde Aubinaud : Comment appréhendez-vous l’audace?

Lucille Desjonquères : L’audace est un mot que j’aime beaucoup. Il ouvre la porte à nombre  d’interprétations. J’encourage les femmes à oser. Elles sont enfermées dans des stéréotypes qui prônent  depuis des lustres leur non éligibilité à des hautes fonctions alors qu’elles l’ont. Je suis profondément convaincue que lorsque l’on a trouvé son chemin de vie, l’audace se fait naturellement et le succès s’en suit.

De quelle manière avez-vous été audacieuse ?

Tout le projet « Femmes au cœur des conseils » m’a portée et m’amène à faire des choses dont je ne me sentais pas capable. Si moi je peux le faire, vous pouvez le faire.

Vous présidez le chapitre français de l’International Women’s Forum. En quoi cela consiste-t-il ?

Ce réseau, existant depuis 1982, fédère plus de 6000 femmes dans 36 pays. Elles incarnent le leadership dans le monde entier. L’IWF crée des liens et des connexions à l’international. C’est la puissance d’un réseau international avec des initiatives altruistes inhérentes à ses valeurs.

« L’humilité est synonyme d’intelligence. »

Quelles femmes vous inspirent ? Quelles sont celles que vous admirez ?

J’admire les femmes humbles. L’humilité est synonyme d’intelligence. Dès que l’ego s’en mêle, le sentiment de puissance déconnecte de la réalité. Je vois des femmes accessibles qui font des choses tant sur le plan professionnel  que personnel. Je pense à Virginie Guyot qui a été  Commandant de la Patrouille de France.

“Un écosystème vertueux”

Vous être impliquées pour proposer des mandats aux femmes. Quelles opérations mettez-vous en place ?

Elles remplissent un CV et sont dans nos bases. Lorsque nous  avons un mandat à pourvoir, nous leur demandons une vidéo. Ainsi avant de les rencontrer nos clients lisent leur parcours commentés par nos soins, les entendent,  les voient et les perçoivent.  Le rendez-vous pris sera alors pleinement optimisé de part et d’autre.

Les jeunes retraités, des consultants aguerris,  et des managers de transition  sont sollicités avec leur réseau. Cela crée un écho très vertueux

Que dites- vous aux femmes afin qu’elles deviennent administratrices ? 

Que c’est passionnant ! Tout se décide dans les instances de gouvernance en terme stratégique.  Ces cercles de réflexions et d’actions  seront nourris par la complémentarité de la pensée féminine. Agissons dans un mouvement de mixité, de partages, et d’efficacité.

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Justement, les mentalités évoluent-elles ?

Oui mais cela est encore bien trop lent. Si Hillary Clinton devient Présidente, cela fera  bouger la donne. Je regrette qu’il n’y ait pas assez de femmes aux commandes d’un pays.

Pour vous, une femme a une autre manière d’appréhender le pouvoir?

On va plus chercher des solutions pacifiques.

Souvent, les femmes pour évoluer dans leur carrière, se griment, reprennent les codes de leurs homologues masculins. Qu’en dites-vous ?

C’est  une catastrophe de se déguiser en homme. Les femmes ont du masculin et les hommes ont du féminin.

On appelle cela  le « ying » et le « yang ». Pour arriver dans un conseil d’administration avec la bonne posture, il faut être à la croisée des chemins de cet équilibre.

En bref, ne pas arriver dans une réunion en voulant tout révolutionner tout de suite ou en s’excusant d’exister.

« Seule je suis invisible, ensemble nous serons invincibles ».

Avez-vous une phrase qui vous porte ?

« Seule je suis invisible, ensemble nous serons invincibles ».

On parle beaucoup d’intelligence collective qui fait ses preuves quotidiennement.

A 8 mois de l’échéance de la loi Copé/Zimmerman, nous lançons une grande campagne de communication « baptisée brisons le plafond de verre » avec le média « Opinion Internationale » afin  encourager les dirigeants à prendre le temps de recruter scrupuleusement leurs futures administratrices et ne pas être tentés de cocher des cases pour mettre des femmes non adaptées à la croissance de leur entreprise.

Dans ce contexte, nous fédérons des présidents de groupe qui incarnent l’exemplarité et encouragent les hommes à cesser de se passer de 50% de la population.

Ce que l’on peut vous souhaiter?

Installer des centaines de femmes dans le CA en France, propager cette dynamique en Europe pour  ensuite redescendre en verticale dans les COMEX où la femme est quasi inexistante.

Le mot de la fin ?

J’aimerais entraîner la jeune génération dans ce mouvement, car elle aussi a besoin d’être aidée !

 

Propos recueillis par Mathilde Aubinaud

Fabienne Marquet, DGA de Bolloré Média Régie, ou l’énergie apprenante

Fabienne Marquet, DGA de Bolloré Média Régie,  ou l’énergie apprenante

Forte de nombreuses années de direction d’équipes commerciales dans des médias,  Fabienne Marquet est maintenant DGA de Bolloré Média Régie. Portrait d’une audacieuse.

« La loyauté, le respect, la confiance en soi comme  dans l’autre. »

« Jusqu’au coup de sifflet final, on peut continuer à être agile et marquer des points pour gagner un match  »  ! Handballeuse, Fabienne Marquet appréhende sa vie «  plutôt sur le terrain que sur les gradins ».  Un sport fondateur tant il lui a apporté sur « les valeurs fondamentales : la loyauté, le respect, la confiance en soi comme  dans l’autre, l’engagement. » Avec un enthousiasme sincère et un élan bienveillant, elle transmet son audace.

« Je voulais apporter du plaisir à travailler ensemble. »

A 18 ans, elle quitte ses parents pour s’installer à Paris. En parallèle de ses études, elle travaille. En 1988, après avoir écrit au président de Médias, elle rejoint ce support et développe une grande culture du marché publicitaire. « J’aime la publicité. Je voulais apporter du plaisir à travailler ensemble, de l’envie et de l’engagement. »  Elle intégrera plus tard les équipes de l’hebdomadaire de romans photos Nous Deux. Elle fait du magazine  un écrin publicitaire et réussit à capter l’attention de L’Oréal, de E.Leclerc ou encore de Danone, du groupe Henkel. Elle rejoint France Telecom avec le lancement de Wanadoo, dès l’été 2000, « très intéressée par le digital, par l’extension des marques média sur les devices digitaux » explique-t-elle.  Puis par la suite, ce sera Emap et le Groupe Mondadori. Elle intégrera ainsi le Comité de Direction de Mondadori Publicité. Aujourd’hui, elle a la responsabilité de piloter la régie publicitaire de Direct Matin du groupe Bolloré.

Elle ose.

Toujours avec audace. « C’est la capacité de pouvoir réagir à l’instant en prenant des initiatives qui puissent nous permettre d’avancer, de réussir notre challenge ». Dans chacun de ses pas en avant, son objectif demeure : « [s]’épanouir dans [son] travail  et prendre plaisir à piloter et à manager pour une réussite commune». Impliquée, pour elle « chaque problème a une solution ». Avec bienveillance et empathie elle accompagne ses équipes. « Je crois beaucoup à un management apprenant, participatif et collaboratif ».

Si l’on devait retenir trois mots clés ? « Savoir donner, oser et faire confiance ». Elle ose. Elle décide de reprendre ses études et de rejoindre L’ESCP Europe dont elle loue les valeurs « humanistes ».  Elle souhaitait intégrer les cours du prospectiviste Michel Godet pour « définir les possibles dans le champ des possibles ». Elle a réussi à intégrer tous ses savoirs pour mieux appréhender les marchés sur lesquels elle travaille aujourd’hui.

Admirative, elle cite des figures qui l’ont marquée à l’image d’Arnaud de Puyfontaine et de Eudes Delafon. Alors, elle avance, en se donnant des objectifs « atteignables et qui s’inscrivent dans la durée». Sans papillonner, elle agit sur le court terme et s’inscrit dans le long terme. Syncrétique, elle parle avec enthousiasme de la cuisine du terroir. Avec curiosité, elle cherche à comprendre et à être éclairée. « Je lis beaucoup de magazines comme Science & vie pour les éclairages sur les phénomènes sociétaux, environnementaux ».

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Fabienne Marquet, DGA de Bolloré Média Régie

« Soyez audacieux, engagez-vous ! » lance-t-elle avec conviction.  Fabienne Marquet est une de ces personnes qui croient sincèrement au courage et à l’engagement. Avec joie, elle célèbre le partage. Fidèle à l’étudiante qui démarrait à Médias en 1988, elle est aujourd’hui une grande dame de la Publicité. Sur le terrain, avec le sourire.

Mathilde Aubinaud

 

Pierre Dejoux : Le leadership : mix de réflexion stratégique et d’action.

Pierre Dejoux : Le leadership : mix de réflexion stratégique et d’action.

Leader mondial des industries des ascenseurs, Otis met l’innovation au cœur de sa stratégie. Rencontre, pour la Saga des Audacieux, avec Pierre Dejoux, Président d’Otis, Business Strategy & Service. 

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Mathilde Aubinaud : Vous êtes depuis 25 ans chez Otis  en ayant travaillé à différents postes. Vous avez vécu plusieurs années en Asie. Dans quelle mesure celles-ci vous ont-elles façonnées ?

Pierre Dejoux : J’ai travaillé au niveau stratégique avec les régions. Je me suis rendu compte de la  diversité des cultures, des gens, du business. C’est un marché très porteur.

« Un bon équilibre entre les clients, les équipes et l’actionnaire »

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Pierre Dejoux

Quelle définition avez-vous du leadership ?

Il s’agit de trouver un bon équilibre entre les clients, les équipes et l’actionnaire avec un chemin pour les  réconcilier tous trois. Cela consiste à voir ses équipes et les écouter, essayer d’anticiper les tendances d’avenir. Le leadership est un mix de réflexion stratégique et d’action.

Il est nécessaire de bien définir les priorités. Cohérence et consistance sont essentielles tout en veillant à se remettre en cause.

Dans quelle temporalité vous inscrivez-vous ?

Dans ce secteur d’activité, la décision de construire des tours et les mises service nécessitent des cycles longs.  Pour les services, il s’agit  de cycles courts.

Comment appréhendez-vous votre clientèle très syncrétique ?

Nous sommes en  contact avec des consommateurs variés. Nous proposons, en effet, des  ascenseurs résidentiels et dans les tours de bureau dans tous les secteurs commerciaux. Nous pouvons traiter avec des clients directs à l’image des hôtels ou des hôpitaux. Pour les  secteurs résidentiels, nos interlocuteurs sont les  représentants des copropriétaires.

De l’innovation

Vous êtes numéro un mondial pour la fabrication, l’installation et la maintenance d’ascenseurs. Comment conserver votre première place?

Il faut innover à la fois dans les produits neufs et les services.  Nous avons un centre de RD sur les immeubles de grande hauteur basée à Shanghai. Nous innovons avec des technologies pour des ascenseurs qui peuvent être autonomes en matière énergétique. Il est important de développer des produits qui économisent de l’énergie puisque l’on  sait que la population urbaine va doubler dans les 20 prochaines années. Nous  développons également des services. Nous sommes capables d’effectuer des dépannages à distance. Nous proposons aussi des services connectés comme  la météo ou  les informations.

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« Nous connectons les technologies. »

Vous repensez l’ascenseur comme un  média qui tisse un lien social…

Nous travaillons, en effet, avec des équipes d’innovation pour repenser l’expérience ascenseur.

Nous avons créé une  innovation lab. Nous connectons de plus en plus l’ascenseur et faisons en sorte qu’il  y ait une expérience continue. En amenant par exemple directement une personne dans sa chambre, en prédéterminant la  température de climatisation, en étant capable de reconnaître la personne. Nous connectons les technologies.

Quelle est la figure qui vous inspire?

Steeve Jobs était un génie du marketing. Un  leader qui a bougé les frontières et les lignes. Il est inspirant en matière de leadership industriel

Que vous évoque l’audace ? Quand faites-vous preuve d’audace ?

La première fois que l’on a créé une innovation lab, c’était de l’audace. Le monde digital invite les entreprises à développer les produits et les services différemment. Créer un esprit start-up, c’est faire preuve d’audace. Nous testons, nous nous lançons.  La démarche « Quick wins » est  de plus en plus développée. Il s’agit de repenser les points d’interaction clients pour améliorer les interactions de façon opérationnelle et avec un contenu digital.

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Comment veillez-vous à rester agile ?

Comment bouger plus vite? Retomber sur ses pieds? On sait de plus en plus que pour avancer vite il faut faire ce type d’approche. Nous testons et faisons des workshops. C’est agir différemment par rapport à ce que l’on a l’’habitude de faire.

« Faire en sorte que les salariés soit heureux »

Un conseil à donner ?

Faites en sorte que vos clients soient satisfaits, vos salariés soient heureux, que votre actionnaire sont comblé.

La sentence qui vous porte ?

« Agir en primitif et prévoir en stratège »  René Char

Propos recueillis par Mathilde Aubinaud

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