Aurélia Paoli : L’audace d’un univers artistique

Aurélia Paoli : L’audace d’un univers artistique

Quand la création rime avec audace. Rencontre avec la créatrice Aurélia Paoli qui renouvelle l’approche du design. Interview pour La Saga des Audacieux

Aurélia Paoli

 

« L’audace est l’art de concrétiser son rêve, son idéal, sa conviction. »
 
Mathilde Aubinaud : Comment définissez-vous l’audace ?
 
Aurélia Paoli : Je dirais que l’audace est l’art de concrétiser son rêve, son idéal, sa conviction. Un savant mélange de courage, d’inconscience et de passion.
Le dépassement de ses peurs assurément. Votre question est en soi une définition de entrepreneuriat, il est audacieux de se lancer dans une aventure avec des enjeux économiques, sociaux, personnels souvent familiaux, parfois politiques.
 
En quoi a-t-elle marqué vos choix ?
C’est un trait de caractère auquel je m’attache volontiers. En effet, j’ai besoin de supplément d’âme pour m’investir dans un projet. S’il requiert de l’audace alors les résultats sont ambitieux, l’adrénaline au rendez-vous et l’aventure vaut bien la peine d’être vécue !
Vous avez une formation de styliste. En quoi a-t-elle nourri votre regard sur votre métier?
 
Jeune diplômée d’Esmod j’ai eu le sentiment de ne pas avoir choisi la bonne formation. J’étais intéressée par les couleurs, le textile certes mais côté ennoblissement et puis j’ai mis Le doigt sur ce qui me plait par dessus tout : les arts décoratifs. J’y retrouve mon univers esthétique, l’héritage des savoir-faire, la culture et l’histoire. J’ai donc élargi mes compétences avec une formation design textile et surface à la Central st Martins school à Londres. J’ai pu alors exprimer ma créativité via la couleur, la répétition, les techniques d’impression, la création de collections de motifs : un univers !
Avec du recul, je peux à présent évaluer à quel point ma formation de styliste fut en réalité un vrai atout. Une école nous formate qu’on le veuille ou non. Le fait d’être sortie de la filière mode me donne un regard transversal, une approche innovante dans le design. La principale différence que je distingue entre un designer et un styliste est que le premier va travailler sur un produit, un dessin, le second va travailler une collection, un univers.
Modern empty loft room with white wall, concrete floor and big windows
 
Qu’est-ce que le stylisme?
 
Le stylisme est le fil rouge qui va relier la création à la production. Je le définirais comme une méthodologie de travail. Le dessin de mode stylisé relève du mythe. Le métier est en réalité très technique.
 
Comment est né Beauregard?
 
De l’empirisme ! Je me suis lancée dans des travaux de rénovation. J’avais beaucoup de mal à trouver le carreau de ciment de mes rêves. Mon mari m’a alors encouragée à dessiner mes modèles, ce que je fis. Les carreaux étaient devenus le principal sujet de conversation des amis que nous recevions. On pouvait en parler longuement sur différents aspects, historique, culturel, technique et créatif… jusqu’au jour où ils ont acheté ! J’ai donc alors, organisé avec l’expertise d’une amie, une journée presse à la maison. Les rédactions de décoration furent au rendez-vous, les articles parus ont connecté le public à mes produits. Les commandes arrivèrent… mon deuxième chantier livré était pour une star hollywoodienne ! De quoi booster le moral et mettre le prévisionnel au vert. 
« Durer c’est certainement se réinventer chaque jour »
 
Comment s’inscrire dans la durée?
 
Durer c’est certainement se réinventer chaque jour et prendre des décisions presque quotidiennes, en maintenant le cap. Le but c’est le graal. Un garde-fou en somme qui nous permet de ne pas faire de hors-piste, de rester cohérent et tenace. Être à l’écoute du marché, de ses clients et de ses collaborateurs, durer c’est aussi grandir avec les autres. Une aventure humaine.
 
Votre dernier coup de coeur?
 
Celeste Mogador, créatrice brodeuse bretonne à l’univers déjanté très empreint de surréalisme, de l’esthétisme cabinet de curiosité et de glamour. Un vrai coup de cœur puisque ses créations de carreaux de ciment entrent dans le catalogue d’éditions Beauregard !
 
La phrase qui vous inspire?
 
 » Qui écoute des excuses, quand il peut entendre des actions ? » G.C Lichtenberg
propos recueillis par Mathilde Aubinaud
Publicités

JOWAÉ : l’audace de Paris à Séoul

JOWAÉ : l’audace de Paris à Séoul

JOWAE

À l’occasion du pop up store JOWAÉ, retour sur la marque de soins

Les bougies allumées, les coussins installés, les photos inspirantes. On s’y sent bien. Bienvenue dans le pop up store JOWAE qui a réussi a créer un univers chaleureux et lumineux. Un rendez-vous pour rompre avec l’hiver.

JOWAE

De l’oxygène en plein Paris

Rue de Turenne, ce pop up store est un espace à part loin de l’agitation parisienne. Dans un décor tout en bois, les moments bien-être sont nombreux. Chaque jour, un atelier est proposé pour se ressourcer et se retrouver : méditation party, art floral, atelier intuition et tarot… de véritables alliés pour le bien-vivre.

Révéler la peau

Un univers qui sied à la marque franco-coréenne Créée par le Groupe Alès, pionnier de la phyto-dermocosmétique. La marque a pour ambition de « rendre à la peau son équilibre naturel ». Elle la révèle. Elle prend appui sur un rituel en 4 étapes :

 1/ nettoyer pour éliminer les impuretés

2/ préparer pour aider la peau à recevoir les soins

3/ activer pour préserver la jeunesse et sublimer le teint

4/ corriger pour rééquilibrer chaque type de peau

D’ailleurs, JOWAÉ est inspiré du mot « harmonie » en coréen. Tout un programme en douceur.

Merci!

Mathilde Aubinaud

Rdv au 132 rue de Turenne dans le 3ème

Du 18/11 au 03/12 de 9h à 20h

Pour s’inscrire : ICI

23805659_10155528761374342_1153667887_n

Maxime Barbier, VP Public sector de bluenove,  « Les Civic Tech créent de l’empowerment citoyen »

Maxime Barbier, VP Public sector de bluenove,  « Les Civic Tech créent de l’empowerment citoyen »

Pilier de l’open innovation et de l’intelligence collective, bluenove est un acteur à part tant il permet aux entreprises et aux organisations publiques de se repenser.

Rencontre pour La Saga des Audacieux avec le Vice-Président Secteur Public de l’entreprise franco-canadienne, Maxime Barbier. Enthousiaste et tenace, il redonne de l’épaisseur au champ du politique en s’impliquant en faveur de la Civic Tech. A l’ESSEC en tant que Président de l’association Citizen Care, puis dans le conseil, dans l’administration ou dans sa start-up, son souci de l’impact est toujours resté. Oui il a un projet business, « mais on n’oublie pas que l’on peut avoir un impact social » explique-t-il.  Interview.

_DSC1128
Maxime Barbier

Mathilde Aubinaud : Quel regard portez-vous sur l’audace ?

Maxime Barbier : L’inscription dans un environnement contraint, n’est pas incompatible avec l’audace. Elle prend, ainsi,  sa force et sa forme dans des environnements contraints.

« Vouloir transformer une situation, c’est la hacker de l’intérieur. »

« First learn the rules, then break them ». Comment cette sentence s’applique-t-elle au secteur public?

Elle s’applique très bien. Vouloir transformer une situation, c’est la hacker de l’intérieur. Il faut d’abord comprendre l’environnement, l’histoire, les valeurs, les codes, ce qui est acceptable. Cela nécessite un temps d’observation et de réflexion.

Il faut, de fait, appréhender rouages et rapports de force

« Chercher de la modernité sans pour autant remettre à plat son ADN et ses valeurs. »

Il y a des éléments tangibles et intangibles comme la dimension politique et les valeurs.

Jean-Paul Bailly, ancien PDG de la Poste, en expliquant la transformation de la Poste, a dit : «  j’ai pris le temps, ce qui compte c’est de se moderniser sans se renier ». Il faut chercher de la modernité sans pour autant remettre à plat son ADN et ses valeurs.

L’espace public n’est-il pas, aujourd’hui, dilué ?

Notre enjeu consiste à réinjecter des formes de délibérations et de contributions à la production de politiques publiques. Il s’agit de réintégrer des voix de délibération et d’action collectives dans la société.

Comment réhabiliter le rôle du citoyen ?

Le citoyen peut être associé s’il est informé. Il faut des dispositifs apprenants donnant aux citoyens la possibilité de s’exprimer. Tout défi des Civic Tech consiste à mettre en capacité les citoyens à formuler des choix qui soient le plus à même d’impacter des solutions politiques

Les Civic Tech sont donc un un levier et non un médiateur ?

Les Civic Tech ont la capacité de créer de l’empowerment citoyen et pas uniquement de la participation. Il s’agit de contribuer à bon niveau.

« On s’inscrit dans une logique de co-conception. »

Cela change l’approche des citoyens qui sont convoqués à certains moments.

Avec Franck Escoubès, Co-Président et fondateur de bluenove, on considère qu’un droit d’expression doit un devoir citoyen. L’émetteur a des devoirs : la transparence, l’explication des choix faits, l’information dans la durée. C’est s’interroger : comment se sent-on concerné dans la réussite et la mise en œuvre des projets ? C’est éviter de faire peser la charge sur les responsables politiques. On s’inscrit dans une logique de co-conception.

Prenons l’exemple des budgets participatifs qui commencent à éclore dans plusieurs villes. Cela ne devrait pas être uniquement un vote mais aussi un soutien ou une action de principe. On peut faire partie d’un comité citoyen ou bien mener une réalisation concrète. On ira loin grâce aux technologies.

« On est peut-être à l’aube d’un changement de paradigme. »

Est- ce un changement de l’imaginaire pour les citoyens?

Il faut rendre la tech accessible au plus grand nombre et créer de l’engagement dans la durée. Cela nécessite d’apporter une réponse à ceux qui n’ont pas l’usage des outils numériques.

La révolution qui arrive est  aussi forte que lorsque l’on a accordé le droit de femmes aux femmes. L’intégration des démocraties digitales de plus en plus natives est  de nature à changer notre rapport à la démocratie et à la fabrique de la loi. On est peut-être à l’aube d’un changement de paradigme. Il faut que certains acteurs politiques montrent la voie.

C’est aussi s’autoriser à investir chose publique ?

Il s’agit de passer d’une expression publique ponctuelle à une vraie ritualisation de l’expression citoyenne.

« Réinjecter plus de démocratie et casser le carcan des entreprises. »

Votre  prochain combat?

Réinjecter plus de démocratie et casser le carcan des entreprises. Aborder des missions d’entreprise en s’interrogeant. Comment intégrer impact sociétal ?  Comment associer citoyens et usagers ?

Propos recueillis par Mathilde Aubinaud

Florence Karras : « S’adapter mais ne jamais renoncer »

Florence Karras : « S’adapter mais ne jamais renoncer »

 

 

9 jours de raid dans le désert marocain. C’est le défi inspirant que se lancent Florence Karras et Wensi Lin. L’équipage des Gazelles connectées (@GazellesConnect)  nous invite à partager cette aventure hors du commun.

Rencontre pour La Saga des Audacieux avec l’audacieuse Florence Karras (@Flokarras), e-business manager et co-équipière des Gazelles.

« y-a-t-il encore une place pour l’inconnu dans notre société ? »

Tenue FK1
Florence Karras

Mathilde Aubinaud : Fait-on assez face à l’inconnu dans notre société ? 

 Florence Karras : La vraie question que l’on doit se poser est : y-a-t-il encore une place pour l’inconnu dans notre société ? Accepter l’inconnu c’est prendre des risques. Or, notre société est culturellement averse aux risques.

L’inconnu fait peur. L’inconnu et l’imprévu n’ont plus cours. Nos vies sont de plus en plus anticipées, organisées, assistées, saturées.

Et paradoxalement, il n’y a jamais eu autant d’envie d’entreprendre, de changements radicaux de vies professionnelles, de formats de vacances disruptifs, de recherche d’expériences sensationnelles pour sortir de son cadre…

Les individus sont en mal d’inconnu. Notre société est en mal d’inconnu !

 Comment y remédier? 

C’est avant tout une prise de conscience individuelle et collective pour inviter l’inconnu dans nos vies et sortir de nos zones de confort. Apprivoiser ou se ré-approprier l’inconnu. Alfred de Musset écrivait : « Croyez-moi, les enfants n’aiment que l’inconnu ». Et Pablo Picasso de dire « Chaque enfant est un artiste. Le problème c’est de rester un artiste lorsqu’on grandit ». Cherchez l’erreur !

« L’inconnu ouvre des portes nouvelles sur soi et les autres. »

L’innovation, la créativité et le développement personnel sont des quêtes sociétales fortes, révélatrices de la puissance castratrice de notre société. Des marqueurs forts, témoins de la nécessité de redonner un souffle de légèreté et d’aventure à nos vies. L’inconnu ouvre des portes nouvelles sur soi et les autres. « Allons au fond de l’inconnu pour trouver du nouveau » écrivait Charles Baudelaire. Mais l’inconnu c’est parfois des voies sans issues, des retours-arrières, des contournements qui imposent un rapport au temps et à l’échec différent des codes actuels de notre société. Une révolution culturelle s’annonce !

Avec Wensi, vous participez au Rallye des Gazelles. Comment l’idée est-elle née? 

A la base, des rêves individuels d’aventurières des temps modernes partagés dès notre première rencontre sur le terrain de la transformation digitale et une synchronicité parfaite événements qui ont rendu possible ce projet commun.

Et surtout l’envie de vivre une aventure collective et de la partager. Nous avons donc travaillé un projet global avec une identité visuelle, une ligne éditoriale autour de 3 valeurs fortes et une stratégie de communication sur les réseaux sociaux pour fédérer une tribu d’ambassadeurs autour de nous, les Nomades, et donner envie à des sponsors de nous suivre dans cette aventure.

À quel moment vous vous êtes-vous autorisée à dépasser vos propres freins et les barrières que l’on impose?

« Ce qui est certain, c’est qu’une fois que l’on a appris à naviguer avec l’inconnu, ce qui impose de lâcher prise, l’immensité des possibles agit comme la loi de l’attraction. »

Je ne me suis pas réveillée un matin en me disant allez, aujourd’hui je change tout (sourires) ! J’ai toujours eu cette curiosité et envie de d’aller au-delà… de dépasser les barrières sociales que la vie me réservait alors que je n’étais qu’adolescente, d’explorer régulièrement de nouveaux domaines professionnels ou de tenter des expériences de développement personnel diverses pour mieux me connaître.

Dépasser ses freins c’est bien souvent déconstruire un référentiel social, familial et personnel bien ancré. C’est un cheminement personnel propre à chacun. Ce qui est certain, c’est qu’une fois que l’on a appris à naviguer avec l’inconnu, ce qui impose de lâcher prise, l’immensité des possibles agit comme la loi de l’attraction. On ne peut y résister.

Qu’est-ce qui anime l’équipage des Gazelles connectées? 

« Le leadership et l’audace sont des forces individuelles clés pour conduire ces transformations majeures quelles qu’elles soient »

Notre équipage avait à coeur de mettre en avant 3 valeurs clés qui nous semblent indispensables pour envisager une société plus inclusive : le leadership, l’audace et la solidarité.

Wensi et moi-même, nous sommes rencontrées sur le terrain de la transformation digitale. Un terrain souvent miné de résistances au changement dans lequel il faut apprendre à naviguer pour atteindre son objectif. Nous y avons appris que le leadership et l’audace sont des forces individuelles clés pour conduire ces transformations majeures quelles qu’elles soient. Mais sans la solidarité, puissant catalyseur de la force collective rien n’est possible.

De là est née l’idée du nom de notre équipage, les « Gazelles connectées » et l’envie de faire de notre participation à ce rallye, une aventure collective partagée.

Wensi Lin et Florence Karras

Qu’attendez-vous de ce rallye?

Le Rallye AÏcha des Gazelles est un raid 100% féminin de 9 jours dans le désert marocain. Un concept unique basé sur la navigation à l’ancienne sans aucun appui technologique. Nous aurons pour seuls outils de navigation, une carte, une boussole, le soleil et nous-mêmes ! L’enjeu va être de nous repérer et nous orienter dans un espace dépourvu de tous nos repères habituels et de toute assistance technologique.

Chaque jour, nous devrons décider d’une stratégie de navigation sur un terrain de l’infini des possibles, un terrain inconnu. Hors zone de tout confort, il s’agira de s’adapter mais ne jamais renoncer !

Au-delà d’un challenge individuel, c’est une aventure humaine collective que l’on souhaite vivre avec les autres équipages, notre tribu de Nomades (nos ami-e-s ambassadeurs) et les sponsors qui nous feront confiance.

L’inconnu réservant son lot de surprise, il serait présomptueux de dire aujourd’hui ce que l’on attend de ce rallye si ce n’est pouvoir diffuser à d’autres cette dose d’audace pour vivre ses rêves et sortir de sa zone de confort.

En quoi le courage et l’audace sont des atouts et leviers pour les femmes? 

Les femmes doivent faire preuve de courage et d’audace pour une juste place dans la société car trop d’exemples montrent aujourd’hui qu’on ne nous attend pas ! Il y a encore des étapes à franchir pour une société spontanément inclusive.

L’audace est ce petit grain de folie que l’on a toutes en nous et qu’il faut aller titiller, réveiller, apprivoiser pour qu’elle devienne notre meilleure amie 😉 ! C’est cette dose de courage et parfois d’impertinence qui permet de dépasser nos propres freins et les limites que l’on nous fixe. L’audace et la confiance en soi sont nos compagnons de route pour sortir de notre cadre et voguer vers l’inconnu.

L’aventurier qui vous inspire : 

Je citerai une aventurière d’exception, Anne Quéméré, navigatrice de l’extrême en solitaire que j’ai rencontré récemment. Au-delà de ces odyssées, c’est surtout l’océan qu’elle salue, car « aussi puissante soit notre détermination, aussi inusable soit notre énergie, c’est bien lui et lui seul qui, au final, décide ou non de nous laisser passer ».

J’imagine qu’il en est de même du désert.

 

Propos recueillis par Mathilde Aubinaud

 

Pour participer financièrement  à ce projet 

Retrouvez la page Facebook des Gazelles Connectées 

D’une idée, d’une intuition nous avons eu l’audace de lancer notre activité et recruter.

D’une idée, d’une intuition nous avons eu l’audace de lancer notre activité et recruter.

Regarder autrement la data, c’est le défi posé par la start-up « Sirdata ».

Elle  étudie les données comportementales pour les annonceurs du web.

Elle collecte, traite et vend, en effet, les données à des fins de ciblage publicitaire ou d’amélioration de la connaissance client.

Cette start-up française, qui vient d’ouvrir un bureau à Londres, croit résolument en l’innovation. Elle est portée par ses dirigeants qui font de Sirdata une entreprise qui fait rimer audace et qualification, esprit de famille, respect et expertise.

Rencontre avec des entrepreneurs audacieux : Benoit Oberlé, Julien Trani, Rémi Demol, cofondateurs de Sirdata. Interview.

 

IMG_6346_-_Decoupe_copy[1]
Les fondateurs de Sirdata

La Saga des Audacieux : Comment est née votre start-up Sirdata ?

Benoît Oberlé (CEO et co-fondateur de Sirdata en charge du développement et de l’international) : Sirdata, ce n’est pas une idée mais deux visions rapidement partagées par un troisième. Chacun de notre côté, Julien, Remi et moi, avons commencé à poser des lignes de nos projets. Nous avons, tous les trois, cette même vision. Pour Julien et moi, hébergés au quotidien par un ami commun, nous avons eu l’habitude d’échanger régulièrement. Au fur et à mesure, nous nous sommes rendu compte que nos idées se rejoignaient, et d’un projet et de la convergence d’idées sont nées une vision de marché et Sirdata.

IMG_6382_BEN_[1]
Benoît Oberlé

 

Julien Trani (CSO et Co-fondateur initialement en charge des partenariats éditeurs) : Benoît et moi avons toujours évolué dans le même secteur.  Nous avons, chacun, un côté entrepreneur. On s’est ainsi retrouvé avec cette même idée dans le bon timing.

Remi Demol (CTO et Co fondateur) : Fort de plusieurs expériences réussies dans l’univers de l’IT, et connaissant Benoit et Julien, j’ai eu envie de créer l’outil technologique et travailler avec mes propres équipes d’experts.

Comment définiriez-vous l’expertise proposée par Sirdata ?

« Détecter l’intention d’achat »

Benoît Oberlé : Les données comportementales non structurées existaient sans être exploitées. Personne ne se donnait alors les moyens de les observer puis de les transcrire. C’est ce que l’on a décidé de faire en étudiant la navigation des internautes puis en la segmentant, et en mettant ses informations à disposition des marques.

Par exemple, si quelqu’un cherche un billet d’avion pour ses vacances ou pour un voyage d’affaire, il est en phase de maturation d’un projet, et notre savoir-faire est de détecter cette intention et la partager avec les marques du secteur du tourisme qui vont pouvoir adresser des messages. Ceux-ci pourront proposer aux internautes ce qu’ils cherchent avec une valeur ajoutée telle qu’une réduction, un bénéfice produit.

On essaie de toujours trouver de la valeur pour tous les intervenants de la chaîne.

Pour l’éditeur de site web, c’est un moyen de monétiser son audience autre que par la publicité en posant un « tag » comme Google Analytics. Mais au lieu d’avoir des statistiques, il aura des euros. L’observation du surf des internautes a une valeur, qui est reversée aux Editeurs.

L’utilisateur de la donnée (c’est-à-dire la marque, l’annonceur) économisera quant-à lui de l’argent car il ciblera mieux, et le bénéfice à l’internaute sera une diminution du nombre de publicités vues.

Les bénéfices vont à l’internaute. S’il cherche une télévision, il a un message publicitaire de ce produit qui s’affiche et il n’a plus qu’à cliquer dessus. Il est moins surexposé aux bannières de publicité. C’est une audience plus captive et qui peut être adressée de manière plus qualitative.

Dans vos prises de parole, vous insistez sur la  confiance. En quoi retisse-t-elle un lien avec les parties prenantes ?

Benoît Oberlé : La notion de confiance est dans nos métiers portée par les fournisseurs, les éditeurs de site web qui posent le tag. Sirdata contrôle les données transmises. Lorsque l’on parle de donnée, le contrôle échappe au fournisseur. Or, il y a des données que l’on peut traiter, d’autres que l’on doit éviter de traiter et d’autres encore qu’il  ne faut surtout pas traiter pour ne pas mettre en péril la vie privée par exemple.

Si on collecte des données d’intention d’achat sur un produit comme une TV, on ne met pas en péril la vie privé, on adresse juste une publicité. Il faut protéger en évitant de collecter les données qui correspondent à un profil utilisateur comme les mineurs, les données ethniques, raciales, politiques… Nous sommes une société avec pignon sur rue et nous respectons cela.

Quel regard portez-vous sur l’audace ?

« On remet tout en jeu pour aller plus loin ! »

Benoît Oberlé : On remet tout en jeu pour aller plus loin!  L’an dernier, nous avons été bénéficiaires et avons réinvesti cette année pour ouvrir  un bureau en Angleterre.  Nous y avons ouvert une filiale le 25 mars. Trois personnes y sont en charge du développement.

Julien Trani : Nous ne nous contentons pas  de ce qui existe. On propose des solutions nouvelles sur les fonctionnalités en se positionnant sur les nouvelles technologies.

IMG_6394[1]
Julien Trani

Rémi Demol : L’audace c’est ne pas rester figé. Connaître les derniers langages, adapter les outils technologiques, se remettre en cause, s’entourer des meilleurs.

« Être justement audacieux, pour arriver à bâtir de manière  plus grande et plus pertinente »

Benoît Oberlé : Une personne audacieuse cherche à s’affranchir des contraintes et des limites. Si elle est trop  audacieuse, elle mettra tout en péril pour cela. Il faut donc être justement audacieux, pour arriver à bâtir de manière plus grande et plus pertinente en décalant les limites. On considère que, chez Sirdata, il n’y a rien d’impossible, c’est juste une question de moyens. Nous nous interrogeons sans cesse : Est-ce pertinent ? Quel est le bénéfice client ? Quels moyens devons-nous mettre en œuvre ? Le client a-t-il la capacité d’absorber cette innovation ?

Quelles sont les personnes qui vous inspirent ?

Benoît Oberlé : Nous côtoyons beaucoup d’entrepreneurs parfois inconnus du grand public qui ont bougés les lignes. Les petits entrepreneurs font un grand investissement de temps et prennent un risque financier. Comme pour les joueurs de foot, il faut bien garder à l’esprit que l’échec a des répercussions lourdes notamment sur la fin de carrière d’un entrepreneur.

« Nous sommes toujours en mouvement. »

De quelle manière, Sirdata a un véritable esprit start-up ?

Julien Trani : Tout est à faire et à créer. Nous vendons des produits qui n’existaient pas il y a six mois. Nous sommes toujours en mouvement. Les équipes ont une forte capacité d’autonomie et d’adaptation.

 « Sans innovation sur le marché, on est mort. »

Quel est votre rapport à l’innovation ?

Benoît Oberlé : Sans innovation sur notre marché, on est mort. Pour que l’outil fonctionne, il faut perpétuellement être meilleur que les autres, l’adapter. Plus de 15% de notre chiffre d’affaire est investi dans la R&D. C’est possible grâce aux incitations fiscales et financières mises en œuvre. Nous avons la certification Jeune Entreprise Innovante délivrée par le Ministère de la Recherche.

A votre avis, quelle est la représentation des datas pour le grand public ? Comment y faire face ?

Benoît Oberlé : Nous proposons des pages pédagogiques pour l’utilisateur final pour le rassurer.  Un monde sans data n’existe pas. Mais  un monde où l’utilisateur peut exercer un contrôle sur la data est possible.

« La plus grande source de datas dans le monde ? La carte de fidélité. »

Julien Trani : Internet est perçu comme intrusif, alors que dans la vie, il y a d’autres intrusions quotidiennes. Certains vendent des données transactionnelles. Dans la vie « Offline », l’intrusion est pourtant plus importante que dans le online mais parfois le consommateur reçoit l’offre quelques temps après chez lui et ne fait pas toujours la relation.

Benoît Oberlé : On a peur de ce qu’on voit. L’individu se sent épié car quant il reçoit une publicité en adéquation avec sa navigation, il fait le lien. Les plus grandes sources de datas dans le monde sont pourtant les cartes de fidélité et de paiement.  C’est une mine d’or pour les renseignements et elles sont de surcroît nominatives. Seulement, les utilisateurs ne le voient pas ou perçoivent un bénéfice plus important que la valeur qu’ils accordent à leurs données.

Qu’est-ce qui importe le plus pour vous dans l’univers de la data ?

Benoît Oberlé : Nos techniciens ont tous des adblockers, mais nos collaborateurs trouvent un bénéfice aux messages adressés et donc ne bloquent pas l’utilisation de la donnée, les publicités ou encore possèdent des cartes bancaires, des cartes de fidélisation. Nous ne cherchons pas à savoir si mon ami Armand cherche à acheter une télévision. Ce qui a de leur valeur dans notre métier; c’est le volume et de raccourcir le chemin de prise de décision. Ce qui intéresse l’avionneur c’est quand 50 000, 100 000 intentionnistes voyages cherchent un billet. La valeur unitaire d’une donnée comportementale est extrêmement faible.

Quels sont les défis qui vous portent ?

Julien Trani : Nous sommes arrivés dans nos locaux à 13 en juillet. On est à présent 22 à Paris et 3 à Londres. Nous avons grandi et souhaitons continuer.

Benoit Oberlé : Nous devons maintenant réussir le lancement en Angleterre, l’Allemagne, l’Italie et d’autres pays.

Une qualité pour vous définir l’un et l’autre ? Un trait d’esprit qui vous semble important ?

Julien Trani et Remi Demol en parlant de Benoît Oberlé : Têtu ! Dans l’opérationnel, cela sauve beaucoup de choses. Benoît va décortiquer les contrats, les négocier et faire en sorte que tout soit structuré.

IMG_6377_Remy_Portrait[1]
Rémi Demol

Benoit Oberlé et Remi Demol en parlant de Julien Trani : Par effet-miroir, Julien est fonceur.

Benoit Oberle et Julien Trani en parlant de Remi Demol : Fiable

« Il y a toujours de bonnes raisons pour ne pas se lancer ! »

Le mot de la fin ?

Julien Trani : Osez ! Il y a toujours de bonnes raisons pour ne pas se lancer ! Il faut avoir une envie et se lancer. N’ayez pas peur des conséquences.

Benoît Oberlé : N’hésitez pas ! Il faut solliciter les entrepreneurs. Nous avons été hébergés, conseillés par des entrepreneurs et nous faisons de même.

Rémi Demol : Respect et Innovation

Propos recueillis par Mathilde Aubinaud

Retrouvez toutes les informations : www.sirdata.com/

Belle-Ile, vue du ciel, le temps d’un week-end

Belle-Ile, vue du ciel, le temps d’un week-end

Le Conseil d’Etat a annulé, le 22 juin, les consignes imposées par la DGAC, Direction générale de l’aviation civile.

Rencontre avec deux des fondateurs de Wingly, plateforme de coavionnage : Bertrand Joab-Cornu  et Emeric de Waziers.

View on the lake

« Voler est l’un des plus vieux rêves de l’humanité ». De Léonard de Vinci à Solar Impulse en passant par Saint-Exupéry, le vol a façonné notre imaginaire collectif comme le rappelle Emeric de Waziers, cofondateur de Wingly.  Surnommée « le BlaBlaCar de l’aviation », la plateforme entend mettre en relation pilotes et passagers.

Retour sur les débuts d’une start-up, cofondée par Bertrand Joab-Cornu, Emeric de Waziers et Lars Klein. Intuitive, la plateforme permet  de penser autrement l’aviation légère. La start-up encadre la pratique du co-avionnage et propose un partage du vol et des frais associés. « Si les pilotes ont toujours partagé les frais, on ouvre maintenant le marché au grand public »  souligne Emeric. Un accélérateur de la démocratisation de l’aviation privée en somme.

Wingly Founders (Lars KLEIN - Bertrand JOAB-CORNU - Emeric DE WAZIERS)
Wingly Founders (Lars KLEIN – Bertrand JOAB-CORNU – Emeric DE WAZIERS)

Réussir avec des idées.

C’est au Master d’entreprenariat de l’X qu’Emeric et Bertrand se rencontrent. Tous deux, ont soif de construire et ne se contentent pas d’être des spectateurs. C’est une passion qu’ils ont en commun. Bertrand a « toujours eu envie de ce monde de l’entreprenariat ». Il ne se voyait pas « faire quelque chose de classique » explique-t-il. Emeric évoque Frédéric Mazella qui a réussi « avec des idées sans grandes ressources. » Oui, assurent-ils tous deux, « on peut changer les habitudes ».

View on the montains (3)

L’audace a toute sa place chez Wingly. « C’est sortir de sa zone de confort » note Bertrand « et des sentiers battus en prenant des chemins différents » ajoute Emeric. Celui-ci se souvient avoir voulu être pilote de chasse dans ses jeunes années. A 15 ans, il commence à passer ses premiers diplômes.

Ils souhaitent que les « passagers enthousiastes » reviennent à ce désir originel en saisissant pleinement le temps du vol et la diversité des paysages. Les paysages que les cofondateurs retiennent ? Ce trait de la côte  pour Emeric. Pour Bertrand, ce sera le vol en montagne.

View on the montains (2)

Alors que l’univers des marques tend à mettre chaque jour davantage le consommateur au centre des stratégies et à donner la part belle à l’expérience, Wingly le fait naturellement.

Des trajets vers Belle-Ile ou l’Ile d’Yeu, ce sont des expériences qui sont proposées en nombre avec les aléas liés aux contraintes comme la météo.   Avec une équipe qui ne cesse de grandir. Le mot-clé ? « partage » souligne Bertrand.

View on the sea (3)

Les cofondateurs, complices, évoquent une éducation au marché  qui est nécessaire.  S’autoriser, le temps d’un week-end, à prendre de la hauteur à la rencontre des Châteaux de la Loire.

L’enjeu, explique Bertrand, c’est de « créer un réflexe : se dire : allons pique-niquer au Touquet ». Créer un nouvel usage. D’ailleurs, l’été est bien arrivé et s’installe. Occasion de voler de ses propres ailes.

Le mot de la fin ?  « Envolez-vous ! »

Mathilde Aubinaud

Retrouvez toutes les informations sur Wingly ICI

Laurence Kerjean: « Il Est Important De Faire Ce En Quoi On Croit »

Laurence Kerjean: « Il Est Important De Faire Ce En Quoi On Croit »

Avec enthousiasme et énergie, Laurence Kerjean est une entrepreneuse engagée! Elle a fondé lefrigojaune. Rencontre pour La Saga des Audacieux. 

Mathilde Aubinaud :  Comment est née l’idée du frigojaune? 
Laurence Kerjean : lefrigojaune est un pivot de notre précédent projet, meetzechef (www.meetzechef.com). Ce premier projet lancé pendant mon dernier congé maternité visait déjà à réduire le gaspillage alimentaire entre particuliers via une plateforme de mise en relation, mais au bout de quelques mois de fonctionnement, nous nous sommes vite rendu compte avec mes associés que le modèle économique ne nous permettrait pas de pérenniser l’action.

LK cropped (2)
Laurence Kerjean, fondatrice du frigojaune

De l’impact au quotidien

Alors nous avons profité du hackathon WINOV16, organisé par Orange et ses partenaires en novembre 2016, pour trouver un nouveau modèle qui nous permettrait de pérenniser notre action anti-gaspillage et avoir plus d’impact au quotidien. A la fin de ces 48h intenses, l’équipe a compris que la récente modification de la loi Grenelle II, ouvrait une voie pour proposer un service en B2B aux entreprises.
C’est comme ça qu’est né lefrigojaune.

-En quoi cela consiste-t-il? 

lefrigojaune propose une solution clefs en main aux entreprises pour lutter contre le gaspillage alimentaire dans le cadre de la nouvelle réglementation RSE.
C’est une solution F.a.a.S – pour Fridge as a Service- ce qui est un clin d’œil aux services informatiques offerts sous forme d’abonnement puisque nous sommes une solution qui fonctionne aussi par abonnement mensuel.

Au quotidien, voilà comment cela se passe :

  1. A la fin du service, le prestataire de restauration emballe les invendus dans des doggy bags qu’il dépose dans le frigojaune
  2.  Il enregistre son dépôt dans l’application qui envoie un push notification à tous les employés
  3. Au moment de partir chaque employé se sert gratuitement dans le frigo pour son usage personnel ou pour donner à quelqu’un qui a faim.

-Pourquoi avez-vous tenu à vous engager? 

« J’ai décidé de changer de carrière pour me lancer dans cette aventure de techforgood. »

Une conjonction de facteurs en fait. J’ai toujours été concernée par le problème du gaspillage alimentaire mais désormais maman de 3 enfants et à presque 40 ans, cela est devenu pratiquement une évidence que de faire quelque chose qui ait plus de sens. Un événement familial très douloureux m’a aussi fait prendre conscience qu’il était important de faire ce en quoi on croit, alors avec l’appui de mon mari, j’ai décidé de changer de carrière pour me lancer dans cette aventure de techforgood.

Viviane De Beaufort – ESSEC, Sandrine Garcia – Sandra, My Green Coach, Laurence Kerjean – MeetZeChef et Le Frigo Jaune & Edwige Tuarze – Éléa & Cybèle lors de la Journée de la Femme Digitale JFD17

Einstein disait  « la logique vous conduira d’un point A à un point B, l’imagination et l’audace vous conduiront où vous voudrez« 

– Quel est votre regard sur l’audace? 
Seule elle ne suffit pas, mais sans elle rien n’est possible.
Cf. Einstein qui disait  « la logique vous conduira d’un point A à un point B, l’imagination et l’audace vous conduiront où vous voudrez« .

-De quelle manière la prise de conscience des entreprises évolue-t-elle? 

« Une entreprise ne peut plus se contenter de gérer son business sans prendre position sur des sujets de société. »

Comme toute question non directement liée à leurs intérêts économiques, les entreprises ne prennent position sur les questions de société et d’environnement que pour des raisons d’image et d’obligation légale.
Mais le réveil progressif de la population civile, sa prise de conscience bien plus avancée que celle des entreprises, et les demandes répétées des consommateurs sur des questions de conservation de l’environnement et de développement durable, couplés à des initiatives internationales comme la COP21, commencent à avoir un impact sur les entreprises.

Désormais pour fidéliser un consommateur, et pour attirer les plus jeunes, une entreprise ne peut plus se contenter de gérer son business sans prendre position sur des sujets de société, et cela implique évidemment des choix tout au long de leurs chaînes de valeur.
Il se trouve que le gaspillage alimentaire rentre dans ces nouvelles catégories de préoccupation pour les entreprises, et surtout pour leurs consommateurs,  donc notre solution F.a.a.S s’intègre parfaitement dans leur ‘nouvelle’ prise de conscience 😊

-L’entreprise doit aussi porter des combats de société? 

Si l’on considère que l’entreprise appartient à la société alors oui, il est aussi de sa responsabilité de porter des combats de société, afin d’avancer dans l’intérêt de tous.
Une entreprise qui ne porterait pas de combats ne peut pas espérer prospérer aujourd’hui dans un monde en relative perte de sens, de repères et de valeurs ; les seules valeurs portées par une entreprise ne peuvent pas se résumer à des valeurs marchandes et commerciales.

-De quelle manière les collaborateurs sont-ils impliqués? 

En amont tout d’abord puisque dans la plupart des cas lorsqu’un prospect/une entreprise nous contacte c’est par le biais d’un collaborateur qui a entendu parler du frigojaune et qui l’a proposé.
Puis au moment de valider la solution F.a.a.S en interne les collaborateurs sont amenés à se prononcer par le biais de leur Comité d’Entreprise.
Enfin une fois le service installé dans leur entreprise chaque collaborateur a un rôle à jouer en s’assurant que lefrigojaune est bien vidé chaque jour, soit pour leur usage personnel soit pour donner à quelqu’un qui en a besoin,/ qui a faim.

-Comment lefrigojaune apporte un nouveau regard sur le lien social? 

Avec l’installation du F.a.a.S, les entreprises ne se limitent pas seulement à une déclaration d’intention pour leur rapport R.S.E mais s’engagent dans un projet à impact positif immédiat :
– en permettant à leurs collaborateurs de s’engager au quotidien en réduisant l’impact écologique du gaspillage alimentaire et en aidant des personnes dans le besoin
– en agissant concrètement dans le cadre des engagements pris lors de la COP21 pour réduire l’impact sur l’environnement
– en offrant un projet global à leurs collaborateurs
– en s’inscrivant aussi dans une nouveau modèle économique : l’économie circulaire, réel vecteur de lien social

-Votre prochain combat? 
Continuer à faire de la lutte contre le gaspillage une priorité pour les entreprises au global et les entreprises de la restauration collective en particulier, car derrière de belles idées et de jolies campagnes de communication, il est urgent de faire quelque chose pour mettre à fin à la dichotomie aberrante de ces 2 chiffres :

4 millions de personnes ne mangent pas à leur faim tous les jours en France
On jette 1/3 de la production alimentaire/an ce qui équivaut à des pertes de 12 à 20 Milliards €/an

Propos recueillis par Mathilde Aubinaud