Gérald Karsenti : Pourquoi Je Crois En L’Intelligence Emotionnelle »

 Gérald Karsenti  » pourquoi je crois en l’intelligence émotionnelle »

Gérald Karsenti est l’auteur de l’essai « Leaders du troisième type : pour redonner du sens à notre engagement« . 

Rencontre avec le Président d’Hewlett Packard Enterprise France et Vice-Président Global Sales EMEA pour La Saga des Audacieux.

« L’inspiration est nécessaire »

« C’est en lisant des romans que j’ai trouvé des idées de management. » Gérald Karsenti, Président d’HPE France, a été façonné par la littérature. Il se souvient de sa lecture de Belle du Seigneur, d’Albert Cohen et ce « souffle amoureux qui peut transporter quelqu’un« ‘. Il explique :  » Quand on est dans la passion, on peut être amené à faire des choses extraordinaires. J’ai alors compris à quel point l’inspiration était nécessaire. » Une inspiration qui porte ses équipes chez HPE. Investi sur les enjeux des femmes en entreprise et sur ceux du leadership, il est professeur affilié à HEC et Sciences-Po.

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Gérald Karsenti

Se préparer à la transformation digitale et de l’arrivée de La génération Z

Dans ce livre, que l’on lit avec un vif intérêt tant il est rythmé, sont associées illustrations judicieuses de Clod et regards sur le leadership. Une prise de parole vivante écrite, fort du témoignage de Gérald Karsenti et des points saillants de l’Histoire façonnée par des leaders. Il présente plusieurs types de leaders. Ceux qui dominent dans les différentes sphères aujourd’hui et ceux qui émergent en raison de la transformation digitale et de l’arrivée de La génération Z. Cet essai donne les clés pour comprendre le monde de demain.

« Le leader narcissique ne renonce pas. »

Il dresse un état des lieux de ces figures qui jouent un rôle décisionnel. « Le monde actuel est gouverné par des narcissiques. Ils présentent des qualités indiscutables pour le leadership. » Il brosse ainsi leur personnalité : » charismatique, ce type de leader inspire, il sait convaincre et ne il renonce pas ». Des failles sont pourtant présentes avec ce type de profil.

Quand le leader narcissique est dominant, il peut, en effet, « sombrer dans des excès qui peuvent l’emmener dans des déviations lourdes pour lui mais aussi pour ceux qui le suivent. » Bien entendu, la toile de fond ne cesse d’évoluer à l’ère du social media. Cela a des conséquences pour la mise en scène de ces figures. C’est, en effet, explique-t-il « un terreau pour développer un ego…. ce qui peut se révéler néfaste« .

« L’intérêt collectif prime pour le leader collectif sur l’individuel »

Pour le monde de demain qui émerge, d’autres qualités sont attendues. Elles sont présentent chez « les leaders érotico-narcissiques ». Gérald Karsenti explique que les leaders du troisième type, savent prendre en compte l’avis des autres. « Ils savent écouter. Pour eux, l’intérêt collectif est passe avant l’intérêt individuel. » Leurs équipes sont constituées de talents multiples.

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« Il faut que l’on apprenne à faire de la réussite collective un enjeu » explique Gérald Karsenti qui est aussi Influenceur sur Linkedin. Cet apprentissage du collectif commence alors que l’on est enfant dans sa famille puis se poursuit à l’école et pendant le cycle de formation.

Les politiques ont aussi un rôle de jouer. Ils se doivent de donner du sens à leur projet.  » il faut des programmes, des initiatives, un but qui dépasse un objectif chiffré ». Il interroge : « de quelle société parle-t-on ? Que veut-on ?« 

Une figure qui l’inspire? D’emblée il évoque Alexandre le Grand : « j’ai beaucoup d’admiration pour son ce personnage qui a cette eut la chance d’avoir été éduqué par Aristote. C’était un visionnaire hors pair. » Le fils de Philippe II eut l’idée de rassembler les différentes cultures et a aussi diffusé la culture hellénistique.

« Il faut du digital et des idées. A l’ère du digital, l’innovation et les idées deviennent déterminantes »

Une culture qui s’appuie sur un syncrétisme. Celui-ci s’établit grâce aux liens tissés entre les générations. « Plus on arrive à créer de l’intergénérationnel, plus on est efficace pour l’entreprise de demain ». Il faut du digital et des idées. Pour lui, « le mariage de l’expérience et de la jeunesse ne peut être que salutaire pour la société.« 

Le leader conserve son rôle-clef fort de sa vision. Il définit la vitesse pour la mettre en œuvre en donnant du sens aux collaborateurs.

La mission principale d’un dirigeant ? « Constituer une équipe ». Cela implique de choisir les bonnes personnes aux bons postes pour une action au bon moment. Bien connaitre les différents styles de leadership est un atout.

Pour le Président d’HPE, la capacité de « porter un projet et de l’emmener » est essentiel. Par ses prises de parole, ses liens tissés avec ses collaborateurs, Gérald Karsenti déconstruit les représentations trop souvent diffusées dans l’imaginaire collectif. Un dirigeant d’entreprise peut, à son image, se révéler être un leader. Tourné vers ses équipes. Tourné vers l’entreprise de demain.

Mathilde Aubinaud

Leaders du troisième type, Gérald Karsenti (éditions Eyrolles), 172 pages.

David Layani : « L’Audace C’Est Collomb Et Magellan »

David Layani : « L’audace c’est Collomb et Magellan »

Se rendre chez onepoint, c’est s’autoriser à penser autrement, c’est saisir les opportunités liées à la transformation digitale qui sont légion.

Un espace à part où création et innovation se mêlent. Rencontre avec le Président Fondateur du groupe onepoint pour La Saga des Audacieux.

 

Mathilde Aubinaud : Quel est votre regard sur l’audace ?

« C’est prendre un risque, parce qu’on a la conviction qu’il sera payant. »

David Layani : L’audace, c’est à la fois oser imaginer qu’il existe un chemin différent, et oser l’emprunter. C’est Colomb et Magellan, c’est Einstein avec la relativité. Il faut à la fois être capable de penser différemment et d’agir différemment. C’est prendre un risque, parce qu’on a la conviction qu’il sera payant.

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David Layani, Président et Fondateur du groupe onepoint

« L’entrepreneur saute un précipice, mais parce qu’il est certain que derrière la brume il y a une région merveilleuse à atteindre. »

En quoi est-ce une notion qui vous porte ?

L’audace est pour moi centrale, car on réduit souvent l’entrepreneur à quelqu’un qui a une bonne idée, ou quelqu’un qui sait prendre des risques. L’entrepreneur, c’est le deux à la fois : il saute un précipice, mais parce qu’il est certain que derrière la brume il y a une région merveilleuse à atteindre. Et il calcule son saut.

Plusieurs fois dans ma vie d’entrepreneur, j’ai dû imaginer ce qui était de l’autre côté du précipice et avoir le courage de sauter. Je ne l’ai jamais regretté, car sinon j’aurais fait du surplace, ou bien mon petit bout de falaise ce serait écroulé.

C’est ce qui s’est passé il y a deux ans quand j’ai racheté une entreprise de taille comparable, alors que nous traversions des turbulences, et que j’ai lancé dans le même temps une transformation complète de l’entreprise et une évolution de nos métiers.

Pourquoi avez-vous fondé onepoint ?

J’ai fondé onepoint avant tout parce que je souhaitais vivre une aventure entrepreneuriale. J’avais l’intuition qu’il était possible de rendre un meilleur service, plus sur mesure, aux entreprises pour réussir leur transformation numérique.

J’avais mon analyse du marché, la curiosité de comparer les pratiques, de comprendre les modalités de travail des entreprises à transformer. Le marché de la transformation digitale est en croissance durable : tous les secteurs sont amenés à être touchés et à connaître des transformations importantes.

Cela signifie que pour un entrepreneur qui comprend bien ses enjeux, qui a une appétence particulière pour un secteur, qui a une idée nouvelle de la manière dont peut s’établir la relation avec le client pour un service, le champ est immense.

Avec onepoint, vous repensez la sociabilité. De quelles manières ?

C’est vrai que je crois, plus que jamais dans notre univers numérique de plus en plus désintermédié, à la force de la rencontre. onepoint, ce sont des lieux forts, ce sont des valeurs humaines comme le métissage, ce sont de nombreuses occasions de rencontres et d’ouverture d’esprit.

Nous pensons des lieux qui s’y prêtent, mais qui vivent parce que les collaborateurs y prennent des initiatives formidables, qui vont de la pure convivialité, au partage de connaissances et d’expériences. C’est par ces rencontres humaines que naissent des idées nouvelles, des projets, une bienveillance qui fait que notre entreprise est appréciée des actuels salariés comme des futurs.

Qu’incarne pour vous un leader ?

Un leader, ce n’est pas quelqu’un qui vit sur une position hiérarchique. C’est pour cela que chez nous, c’est une fonction à part, qui est très différente de l’idée de manager.

« Un leader chez nous est bienveillant, il est avant tout un coach, un révélateur de talents. »

Un leader émerge naturellement parce qu’il a la capacité d’entraîner d’autres collaborateurs, dans le respect de leurs personnes, de faire s’exprimer au mieux leurs compétences et leurs envies, de créer une dynamique autour d’un projet ou d’une offre de service.

Un leader chez nous est bienveillant, il est avant tout un coach, un révélateur de talents.

Selon vous, comment un salarié souhaite s’engager dans son travail ?

Aujourd’hui, les formes de l’engagement ont changé. Elles reposent moins sur la position dans un cadre hiérarchique défini qu’à l’intérêt pour la vision, les valeurs de l’entreprise, ou des projets concrets. Nous le voyons avec la génération Y : capable de travailler de manière acharnée pour un projet qui lui plaît, ayant du mal à comprendre pourquoi il faudrait s’ennuyer sur un projet plus classique.

C’est notre défi quotidien d’assurer qu’il y ait toujours suffisamment d’innovation et d’intérêt – ou une force des valeurs et de ce qui lie à l’entreprise, pour faire tenir l’ensemble !

J’en retire aussi des leçons pour un changement plus complet du monde de l’entreprise, où demain il y aura de plus en plus d’indépendants, de start-ups, qui viendront s’agglomérer à une entreprise noyau pour mener à bien des missions.

Quelles sont les figures qui vous inspirent ? Pourquoi ?

Les figures qui m’inspirent sont très différentes : il y a d’abord les figures intimes, comme ma mère, qui s’est toujours battue pour nous tout en menant sa carrière professionnelle.

Il y a les entrepreneurs de grands talents, comme Elon Musk, pour qui l’audace n’a pas de limite. Et il y a les politiques qui osent changer leur pays, avec un logiciel neuf. Nous avons une filiale au Canada, et c’est vrai que quand je vois des figures comme Justin Trudeau, comme Matteo Renzi, comme Emmanuel Macron en France, cela me redonne beaucoup d’espoir.

Avez-vous un livre qui vous a façonné ?

Un livre récent me vient en tête, Le Cercle de Dave Eggers, qui raconte à la fois la force de nos entreprises du numérique et en même temps en dénonce les effets pervers.

Je m’intéresse beaucoup aux questions de souveraineté numérique, de respect de la vie privée, de la manière dont nos outils numériques changent profondément les sociétés.

Je ne suis pas qu’un optimisme naïf : comme toute révolution, celle du numérique est à réguler ! Et je regrette parfois que notre réflexion soit encore faible en la matière….

Quel lien tissez-vous entre la politique et l’entreprise ? Les politiques comprennent-ils le monde des entrepreneurs ?

En tant qu’entreprise du numérique, nous nous intéressons à la disruption sur tous les plans, celui du monde économique comme de l’Etat, au défi de la formation et de la prise en compte des nouvelles générations. Nous ne pouvons-nous désintéresser de la démocratie numérique qui est en train de naître.

C’est pourquoi nous avons plusieurs partenariats forts en la matière, avec KANTAR d’un côté, GOV de l’autre. Ils illustrent bien les enjeux de la politique face à la transformation numérique : adapter nos outils habituels à ce nouveau contexte, comme lorsqu’il s’agit d’accompagner la transformation numérique des entreprises, le métier cœur de Onepoint ; prendre en compte la dimension bottom-up de la révolution numérique, et accompagner le développement des start-ups qui défrichent de nouveaux univers, un autre des métiers de Onepoint.

C’est de notre responsabilité sociale que d’aider à comprendre comment cela bouleverse notre rapport à la politique.

Que peut-on vous souhaiter ?

On peut me souhaiter de ne jamais perdre l’audace. De réussir mon pari, parce qu’il est bon pour toute l’économie française : de devenir un leader européen de la transformation numérique, qui aide les entreprises et les administrations de ce pays à prendre ce tournant majeur, et donc à entretenir la croissance et l’emploi dans notre pays. Un leader qui représente l’excellence de notre pays !

Propos recueillis par Mathilde Aubinaud

Sébastien Badault, DG d’Alibaba France, « Ne Restez Pas Dans Votre Zone De Confort ! »

Sébastien Badault, DG d’Alibaba France, « Ne restez pas dans votre zone de confort ! »

Rencontre pour La Saga des Audacieux, avec Sébastien Badault, Directeur Général France d’Alibaba, géant mondial du e-commerce. Portrait d’un décideur qui ose.

De l’importance des valeurs

« Dis-moi ce que tu manges, je te dirai ce que tu es.» La Chine et la France ne démentiraient pas les propos de Brillat-Savarin tant la cuisine y est célébrée. Et si le repas en famille était l’instant prégnant des liens tissés entre la France et la Chine ? Le temps du dîner est celui on se l’on raconte et l’on discute pour se retrouver dans une famille chinoise comme dans une française. Une parenthèse, une temporalité à part pour ces cultures marquées par un attachement aux valeurs et aux traditions loin des décorums et des artifices.

Avec enthousiasme, Sébastien Badault, Directeur Général France d’Alibaba, apporte un autre regard sur l’Empire du Milieu que l’on dépeint à coups de raccourcis et de petites phrases. Il a appréhendé ces liens loin du discours ambiant. Avec intuition et un regard aiguisé, Sébastien Badault, Directeur Général d’Alibaba France a cette soif d’apprendre et de considérer autrement cette Chine que l’on tente de raconter et que l’on enferme trop souvent dans de grandes considérations et des raccourcis.

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Sébastien Badault, DG d’Alibaba France

Le digital comme parcours de vie

Une curiosité façonnée lors de son adolescence. A l’âge de 13 ans, il part à New York, il loue ainsi l’audace de son père de choisir de vivre de l’autre côté de l’Atlantique. « J’ai eu cette grande chance dans ma vie personnelle. Partir à l’étranger m’a permis de m’ouvrir à une autre culture et de comprendre comment fonctionne un autre pays. J’y ai conquis le goût de l’ouverture ». Et il apprend. Alors qu’il est à l’université, au début des années 1990, il découvre internet grâce à son colocataire ingénieur informatique. Très peu répandu alors, il se souvient avoir eu des difficultés à « trouver une connexion en France ».

« C’était extraordinaire de découvrir ce monde-là » raconte-t-il se rappelant ses années américaines. Ses choix professionnels se tourneront vers le digital. Direction une start-up comme premier job une fois diplômé puis une web agency en France et Amazon et Google pendant près de 10 ans. En 2015, il franchit le pas, direction Alibaba.

Devant Walmart ! Le géant chinois du e-commerce, Alibaba accumule les superlatifs. Il a, en effet, dépassé son concurrent américain en 2016 sur son volume d’affaires.

Le e-commerce, en Chine, représente une part deux fois plus importante qu’en France :15% du retail global contre 7%. Par ailleurs, Sébastien Badault insiste sur la « révolution du commerce et de la consommation en Chine » et cela en « une génération » contrairement à la France où il s’agit d’une évolution.

Traducteur culturel

Il entend œuvre pour créer un « pont entre la Chine et l’Occident en faisant en sorte d’œuvre pour que ce soit le plus fluide possible ». Un rôle crucial ? Celui de « traducteur culturel », au-delà de la barrière de la langue, entre ces deux univers.

Il loue « leur capacité à aller très vite et leur volonté de se développer ». De son expérience avec la Chine, il a appris l’importance de la prise de risque et celle d’ « accepter l’inconnu ».

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Une marque façonnée par son fondateur Jack Ma. « Ce n’est pas un ingénieur qui a quitté Harvard ou Stanford pour développer son système » explique en souriant Sébastien Badault. Quand il crée Alibaba, Jack Ma a la trentaine et enseigne l’anglais. Charismatique et refusant la langue de bois, il est de ses leaders qui jouent pleinement ce rôle inspirant. Autre pilier du groupe, une date.

Noirci dans les agendas des plus grandes entreprises depuis plusieurs années maintenant c’est l’incontournable 11 Novembre : le single’s day. Un record a été réalisé : 17,8 milliards de dollars en une journée. « C’est une journée où les pics de vente sont présents car les marques sont drivées par par ce qui se passe en Chine ». Chez Alibaba, explique-t-il, « on perçoit cette journée comme un laboratoire pour l’interaction avec nos clients ». C’est ainsi l’occasion de tester de nouvelles fonctionnalités, de se diriger vers la VR.

De la Chine, il a beaucoup appris. Sur lui-même aussi : « à accepter de ne pas tout comprendre. Les Occidentaux ont besoin de tout mettre dans des cases. Il faut lâcher prise. Cela ne va pas dire de lâcher les bras. » Bien au contraire, une page qu’il n’est pas prêt d’arrêter d’écrire avec humilité et conviction. Une grande personne.

Mathilde Aubinaud

Bruno Dondero « Twitter pour ouvrir la porte de l’université »

Bruno Dondero  « Twitter pour ouvrir la porte de l’université »

A l’ère du digital, la transmission du savoir évolue et est repensée. Les réseaux sociaux sont aussi un levier pour la pédagogie. Bruno Dondero, Professeur à l’Ecole de droit de la Sorbonne (Université Paris 1) et directeur du Centre audiovisuel d’études juridiques des Universités de Paris l’a compris et innove en diffusant son cours autrement. Twitter et Facebook sont ses alliés. Il diffuse, en effet, son cours sur Facebook live. Rencontre pour La Saga des Audacieux.

 

Mathilde Aubinaud : Quel regard portez-vous sur l’audace?

Bruno Dondero : L’audace consiste à avoir envie de faire des choses courageuses et inattendues qui sortent de la norme.

 Dans quelle mesure les réseaux sociaux jouent-ils un rôle dans l’enseignement aujourd’hui?

Il faut regarder si les nouvelles technologies changent les choses. Twitter permet de communiquer de manière très rapide et publique.

Vous avez recours à Twitter. Quel usage en faites-vous?

Avant le cours, je tweete pour dire de quoi on va parler. Et  pendant le cours, je vois passer des observations, des questions pointues. Je les regarde tout en faisant mon cours.

Dès lors, le réseau social offre un  retour direct…

C’est comme si je faisais cours avec les étudiants qui commentaient en direct, ou mieux, comme si je pouvais lire dans leurs esprits ! Ainsi, je fais cours en sachant ce que pensent les étudiants. Ils me donnent des éléments d’appréciation. Un autre aspect de l’utilisation de Twitter est le côté public : en diffusant des informations sur mon cours, cela élargit la cible et permet d’ouvrir la porte de l’amphithéâtre au public.

Quels sont les points saillants de votre parcours?

Je me suis inscrit en droit, comme beaucoup, sans savoir véritablement ce que j’allais  trouver dans ces études. Puis, progressivement, j’ai eu de plus en plus d’intérêt pour cette matière, au point que j’ai commencé une thèse en droit. J’ai aussi passé l’examen d’avocat. J’ai un temps hésité entre l’Université et le Barreau, mais j’ai abouti en définitive à  un compromis : tout en menant ma carrière d’enseignant-chercheur, j’ai l’occasion de  travailler avec des avocats comme consultant et comme formateur.

« Le droit joue un rôle de plus en plus important »

Quelle place occupe le droit dans la société ?

Il joue un rôle de plus en plus important. Cela tient à différents phénomènes. Le droit permet d’encadrer et nous sommes  dans une société qui a besoin de règles.  Il y a davantage de droit aussi car il y a plus d’activités, du moins des activités plus diversifiées. Les nouvelles technologies, particulièrement, contribuent à cette diversification des activités. Cela appelle des réglementations particulières.

Quelles sont les questions qui demeurent?

En droit, il y a des milliers de questions passionnantes. Je peux en évoquer quelques-unes. Par exemple, en droit des contrats, on peut se demander dans quelle mesure un contrat qui devient trop onéreux à exécuter pour une partie, pour une raison imprévisible, peut être renégocié. Plus précisément, la partie qui subit l’onérosité excessive a-t-elle un droit à la renégociation de son contrat ?  En droit des sociétés, il y a également beaucoup de sujets intéressants. Par exemple, si l’on nous dit qu’une société est une personne juridique, une personne morale, jusqu’où va l’assimilation aux personnes humaines ? La jurisprudence nous dit ainsi qu’une société peut subir un préjudice moral, mais on est plus hésitant sur le droit à la vie privée des personnes morales. Parmi les autres sujets passionnants du moment, on peut évoquer la  blockchain, un système de stockage de données qui fait que les données insérées dans ce système ne sont plus falsifiables.

Les enjeux de l’uberisation

 Percevez-vous un changement chez les élèves?

Non, il me semble qu’il  y a assez peu d’évolution chez les étudiants en droit. Je trouve cependant que beaucoup d’étudiants entrent dans le système avec des idées  arrêtées, voire figées, sur leur future activité. Or, c’est important qu’ils se demandent s’ils vont continuer à travailler de la même manière que les professionnels qui sont déjà en activité. Les étudiants devraient, dès leurs études, réfléchir à la manière dont les métiers du droit vont évoluer face aux enjeux de l’uberisation. On sait que des pans entiers d’activité, voire  des métiers, même,  disparaissent tels qu’ils étaient exercés.

Même si les progrès sont légion, est-ce l’humain qui persiste au cœur du système?

« Les machines ne remplacent pas les relations humaines. »

L’humain reste important, ne serait-ce que pour la compétence et la négociation. Avec le droit, on est avant tout dans des relations humaines. Les machines ne remplacent pas les relations humaines. Lorsque vous risquez 20 ans de prison, vous n’envoyez pas un robot plaider pour vous aux Assises. Au contraire, à l’autre bout du spectre, ce que l’on applique uniformément, mécaniquement, la rédaction de certains contrats types, par exemple, peut passer par des process plus automatiques. Il y a sûrement moyen de simplifier les choses, et de consacrer le temps ainsi libéré à d’autres activité.

– Avec la Loi du travail, il a été beaucoup question du bureau de conciliation…

Il s’agit d’essayer de discuter. En droit du travail, on sait que cela sert très peu en pratique, et contribue surtout à allonger les délais pour obtenir un premier jugement. L’adage : « Mieux vaut un mauvais arrangement qu’un bon procès » se vérifie particulièrement ici. De manière générale, dès lors qu’on ne maîtrise  ni la durée ni le coût du procès,mieux vaut autant que possible rester dans une relation où l’on sait ce que l’on donne et sans aléas. Bien entendu, il y  a des cas où l’on ne trouvera pas d’accord, quoiqu’il arrive, et où l’intervention des juges ou des arbitres sera irremplaçable.

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“Apprendre à raisonner”

Comment définiriez-vous votre rôle de professeur?

Le savoir aujourd’hui est là, dans les livres, sur internet. Il n’y a pas si longtemps il était dans le corps du savant, explique Michel Serres. Le rôle de l’enseignant était davantage centré sur la transmission de la connaissance. Aujourd’hui, en réalité, mon rôle consiste davantage à apprendre des compétences aux élèves pour se débrouiller, pour aller chercher eux-mêmes le savoir. Leur apprendre à raisonner pour à la fois les former et les faire réfléchir, en somme.

Propos recueillis par Mathilde Aubinaud

 

 

Maître J. Michel BRANCHE, avocat d’affaires qui compte la Corée du Nord parmi ses clients…

Maître J. Michel BRANCHE, avocat d’affaires qui compte la Corée du Nord parmi ses clients…

 Maitre J. Michel BRANCHE est Avocat au Barreau de Paris depuis 1984, spécialisé en droit des affaires et droit immobilier. Rencontre pour La Saga des Audacieux avec le fondateur du cabinet d’avocats BRANCHE, MASSET & ASSOCIES. Interview.

Mathilde AUBINAUD : Enfant, quel métier vouliez-vous exercer?

Jean-Michel BRANCHE : Je voulais être médecin. En classe de première j’ai fait un séjour dans un hôpital. Je me suis alors rendu compte que si j’aimais bien les études de médecine, j’en appréhendais la pratique. J’ai décidé de devenir avocat. Les liens entre ces deux professions sont nombreux malgré les apparences. Comme le médecin, l’Avocat conseille son client pour éviter un contentieux, c’est à dire la maladie pour le médecin… Quand le mal est déjà là, le chirurgien doit opérer souvent dans l’urgence, et c’est l’équivalent du contentieux. 

Ces liens sont-ils aussi présents dans la manière d’appréhender leur métier ?

Il faut, pour les deux praticiens comprendre rapidement la situation et déterminer une stratégie de combat. Lorsque la crise a lieu, il faut la gérer calmement c’est à dire avec recul.

Le médecin a un savoir davantage universel. Avec le droit, l’avocat apprend à regarder la société et à en comprendre les clés. Le médecin s’occupe du corps, l’avocat, du corps social.

« Avec le droit, l’avocat apprend à regarder et à agir dans la société » 

Comment définiriez-vous le métier d’avocat ?

L’avocat est, avec le journaliste, le garant de la liberté. Une société sans avocat est une société totalitaire.

« Chaque dossier nécessite de l’audace, chaque dossier est une partie d’échec. »

Dans quelle mesure, l’audace est-elle partie intégrante de la démarche de l’avocat ?

Elle est présente tant pour « l’Avocat – conseil » qui doit proposer à son client un montage le plus audacieux possible mais sécurisé…que pour l’Avocat au cœur du procès, qui ne doit pas hésiter à employer tous les moyens de droit nécessaires à la victoire…

L’audace se confond donc ici avec la stratégie militaire sur un champ de bataille …et l’avocat a rarement le choix du terrain.

Il doit s’adapter et souvent rapidement…Il doit oser.

La partie d’échec résume assez bien la pratique de l’Avocat qui doit gagner la partie en respectant des règles très strictes, qu’il maîtrise.

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Quelle figure incarne l’audace pour vous ?

L’audace judiciaire peut être relayée par une personnalité hors du commun et je pense en particulier à l’action d’Emile ZOLA dans l’affaire DREYFUS et à son fameux « J’accuse ».

« Un avocat ne doit pas avoir d’idée préconçue. »

En tant qu’avocat, peut-on tout défendre ? vous êtes l’un des avocats de la Corée du Nord ?

L’Avocat n’a pas à partager les idées de son client pour le défendre.

Pour la Corée du Nord l’action relève uniquement du droit commercial et financier…La question qui se pose est la même que celle qui se posait du temps de l’URSS…Faut t‘il ignorer ce pays ou commercer avec lui ?…

Le choix politique ne m’appartient pas…Dans la formule « liberté du commerce » il y a le mot liberté…et l’embargo économique ne pénalise que le peuple…l’histoire de l’embargo américain sur Cuba en est une triste illustration.

Peut on parler d’audace en droit des affaires ou en droit immobilier ?

Contrairement à l’idée reçue, l’audace existe et doit exister dans tous les domaines même les plus techniques et dont personne ne parle mais qui est cependant, la clé de la réussite d’un projet, d’une action.

Quel rôle joue la rhétorique ?

La plaidoirie est le temps de l’explication, de la synthèse, de la vision. C’est faire comprendre les enjeux du dossier et donner au juge les clés de la décision qu’il pourra rendre en faveur de son client.

La rhétorique peut aussi s’illustrer dans une négociation amiable.

En un mot…convaincre !

Quelle sentence incarne, pour vous, l’audace ?

« De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace » de Danton.

Une phrase qui traduit le métier d’avocat ?

Un juge de la Cour Suprême américaine a dit « Le droit dans ce monde, la justice dans l’autre ». La justice est rendue par des hommes, elle est donc imparfaite et c’est la raison pour laquelle il faut toujours tenter de trouver une solution amiable avant tout procès.

Quel est votre état d’esprit par rapport à votre métier ?

Si j’ai une chance sur un million, je la tente…

Propos recueillis par Mathilde Aubinaud

Retrouvez le site internet du Cabinet Branche, Masset, & Associés ICI

Lucille Desjonquères : « C’est dans l’entreprise que tout se décide. »

Lucille Desjonquères : « C’est dans l’entreprise que tout se décide. »

 Chasseuse de têtes innovante et bienveillante, Lucille Desjonquères est la directrice Générale du cabinet de recrutement Leyders Associates. Elle a fondé «  Femmes au cœur des conseils » avec pour objectif de féminiser les instances de gouvernances. Elle joue un rôle clé dans le cadre de la loi Copé / Zimmermann.

Elle lance le premier vaccin contre la disparité hommes femmes dans les conseils d’administration. Initiative audacieuse, le PARITOL est un véritable appel pour sensibiliser l’intégration des femmes.  Il est présenté sous forme de stickers et de tampons. Le médecin Michel Cymes tout comme Guy Mamou-Mani étaient présents lors de la conférence de presse. Un vaccin dont on entendra parler.

Rencontre avec une dirigeante qui prône l’audace.

« J’encourage les femmes à oser. »

Mathilde Aubinaud : Comment appréhendez-vous l’audace?

Lucille Desjonquères : L’audace est un mot que j’aime beaucoup. Il ouvre la porte à nombre  d’interprétations. J’encourage les femmes à oser. Elles sont enfermées dans des stéréotypes qui prônent  depuis des lustres leur non éligibilité à des hautes fonctions alors qu’elles l’ont. Je suis profondément convaincue que lorsque l’on a trouvé son chemin de vie, l’audace se fait naturellement et le succès s’en suit.

De quelle manière avez-vous été audacieuse ?

Tout le projet « Femmes au cœur des conseils » m’a portée et m’amène à faire des choses dont je ne me sentais pas capable. Si moi je peux le faire, vous pouvez le faire.

Vous présidez le chapitre français de l’International Women’s Forum. En quoi cela consiste-t-il ?

Ce réseau, existant depuis 1982, fédère plus de 6000 femmes dans 36 pays. Elles incarnent le leadership dans le monde entier. L’IWF crée des liens et des connexions à l’international. C’est la puissance d’un réseau international avec des initiatives altruistes inhérentes à ses valeurs.

« L’humilité est synonyme d’intelligence. »

Quelles femmes vous inspirent ? Quelles sont celles que vous admirez ?

J’admire les femmes humbles. L’humilité est synonyme d’intelligence. Dès que l’ego s’en mêle, le sentiment de puissance déconnecte de la réalité. Je vois des femmes accessibles qui font des choses tant sur le plan professionnel  que personnel. Je pense à Virginie Guyot qui a été  Commandant de la Patrouille de France.

“Un écosystème vertueux”

Vous être impliquées pour proposer des mandats aux femmes. Quelles opérations mettez-vous en place ?

Elles remplissent un CV et sont dans nos bases. Lorsque nous  avons un mandat à pourvoir, nous leur demandons une vidéo. Ainsi avant de les rencontrer nos clients lisent leur parcours commentés par nos soins, les entendent,  les voient et les perçoivent.  Le rendez-vous pris sera alors pleinement optimisé de part et d’autre.

Les jeunes retraités, des consultants aguerris,  et des managers de transition  sont sollicités avec leur réseau. Cela crée un écho très vertueux

Que dites- vous aux femmes afin qu’elles deviennent administratrices ? 

Que c’est passionnant ! Tout se décide dans les instances de gouvernance en terme stratégique.  Ces cercles de réflexions et d’actions  seront nourris par la complémentarité de la pensée féminine. Agissons dans un mouvement de mixité, de partages, et d’efficacité.

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Justement, les mentalités évoluent-elles ?

Oui mais cela est encore bien trop lent. Si Hillary Clinton devient Présidente, cela fera  bouger la donne. Je regrette qu’il n’y ait pas assez de femmes aux commandes d’un pays.

Pour vous, une femme a une autre manière d’appréhender le pouvoir?

On va plus chercher des solutions pacifiques.

Souvent, les femmes pour évoluer dans leur carrière, se griment, reprennent les codes de leurs homologues masculins. Qu’en dites-vous ?

C’est  une catastrophe de se déguiser en homme. Les femmes ont du masculin et les hommes ont du féminin.

On appelle cela  le « ying » et le « yang ». Pour arriver dans un conseil d’administration avec la bonne posture, il faut être à la croisée des chemins de cet équilibre.

En bref, ne pas arriver dans une réunion en voulant tout révolutionner tout de suite ou en s’excusant d’exister.

« Seule je suis invisible, ensemble nous serons invincibles ».

Avez-vous une phrase qui vous porte ?

« Seule je suis invisible, ensemble nous serons invincibles ».

On parle beaucoup d’intelligence collective qui fait ses preuves quotidiennement.

A 8 mois de l’échéance de la loi Copé/Zimmerman, nous lançons une grande campagne de communication « baptisée brisons le plafond de verre » avec le média « Opinion Internationale » afin  encourager les dirigeants à prendre le temps de recruter scrupuleusement leurs futures administratrices et ne pas être tentés de cocher des cases pour mettre des femmes non adaptées à la croissance de leur entreprise.

Dans ce contexte, nous fédérons des présidents de groupe qui incarnent l’exemplarité et encouragent les hommes à cesser de se passer de 50% de la population.

Ce que l’on peut vous souhaiter?

Installer des centaines de femmes dans le CA en France, propager cette dynamique en Europe pour  ensuite redescendre en verticale dans les COMEX où la femme est quasi inexistante.

Le mot de la fin ?

J’aimerais entraîner la jeune génération dans ce mouvement, car elle aussi a besoin d’être aidée !

 

Propos recueillis par Mathilde Aubinaud

Pierre Dejoux : Le leadership : mix de réflexion stratégique et d’action.

Pierre Dejoux : Le leadership : mix de réflexion stratégique et d’action.

Leader mondial des industries des ascenseurs, Otis met l’innovation au cœur de sa stratégie. Rencontre, pour la Saga des Audacieux, avec Pierre Dejoux, Président d’Otis, Business Strategy & Service. 

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Mathilde Aubinaud : Vous êtes depuis 25 ans chez Otis  en ayant travaillé à différents postes. Vous avez vécu plusieurs années en Asie. Dans quelle mesure celles-ci vous ont-elles façonnées ?

Pierre Dejoux : J’ai travaillé au niveau stratégique avec les régions. Je me suis rendu compte de la  diversité des cultures, des gens, du business. C’est un marché très porteur.

« Un bon équilibre entre les clients, les équipes et l’actionnaire »

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Pierre Dejoux

Quelle définition avez-vous du leadership ?

Il s’agit de trouver un bon équilibre entre les clients, les équipes et l’actionnaire avec un chemin pour les  réconcilier tous trois. Cela consiste à voir ses équipes et les écouter, essayer d’anticiper les tendances d’avenir. Le leadership est un mix de réflexion stratégique et d’action.

Il est nécessaire de bien définir les priorités. Cohérence et consistance sont essentielles tout en veillant à se remettre en cause.

Dans quelle temporalité vous inscrivez-vous ?

Dans ce secteur d’activité, la décision de construire des tours et les mises service nécessitent des cycles longs.  Pour les services, il s’agit  de cycles courts.

Comment appréhendez-vous votre clientèle très syncrétique ?

Nous sommes en  contact avec des consommateurs variés. Nous proposons, en effet, des  ascenseurs résidentiels et dans les tours de bureau dans tous les secteurs commerciaux. Nous pouvons traiter avec des clients directs à l’image des hôtels ou des hôpitaux. Pour les  secteurs résidentiels, nos interlocuteurs sont les  représentants des copropriétaires.

De l’innovation

Vous êtes numéro un mondial pour la fabrication, l’installation et la maintenance d’ascenseurs. Comment conserver votre première place?

Il faut innover à la fois dans les produits neufs et les services.  Nous avons un centre de RD sur les immeubles de grande hauteur basée à Shanghai. Nous innovons avec des technologies pour des ascenseurs qui peuvent être autonomes en matière énergétique. Il est important de développer des produits qui économisent de l’énergie puisque l’on  sait que la population urbaine va doubler dans les 20 prochaines années. Nous  développons également des services. Nous sommes capables d’effectuer des dépannages à distance. Nous proposons aussi des services connectés comme  la météo ou  les informations.

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« Nous connectons les technologies. »

Vous repensez l’ascenseur comme un  média qui tisse un lien social…

Nous travaillons, en effet, avec des équipes d’innovation pour repenser l’expérience ascenseur.

Nous avons créé une  innovation lab. Nous connectons de plus en plus l’ascenseur et faisons en sorte qu’il  y ait une expérience continue. En amenant par exemple directement une personne dans sa chambre, en prédéterminant la  température de climatisation, en étant capable de reconnaître la personne. Nous connectons les technologies.

Quelle est la figure qui vous inspire?

Steeve Jobs était un génie du marketing. Un  leader qui a bougé les frontières et les lignes. Il est inspirant en matière de leadership industriel

Que vous évoque l’audace ? Quand faites-vous preuve d’audace ?

La première fois que l’on a créé une innovation lab, c’était de l’audace. Le monde digital invite les entreprises à développer les produits et les services différemment. Créer un esprit start-up, c’est faire preuve d’audace. Nous testons, nous nous lançons.  La démarche « Quick wins » est  de plus en plus développée. Il s’agit de repenser les points d’interaction clients pour améliorer les interactions de façon opérationnelle et avec un contenu digital.

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Comment veillez-vous à rester agile ?

Comment bouger plus vite? Retomber sur ses pieds? On sait de plus en plus que pour avancer vite il faut faire ce type d’approche. Nous testons et faisons des workshops. C’est agir différemment par rapport à ce que l’on a l’’habitude de faire.

« Faire en sorte que les salariés soit heureux »

Un conseil à donner ?

Faites en sorte que vos clients soient satisfaits, vos salariés soient heureux, que votre actionnaire sont comblé.

La sentence qui vous porte ?

« Agir en primitif et prévoir en stratège »  René Char

Propos recueillis par Mathilde Aubinaud

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