Thomas Salviejo : « La BD a toujours été audacieuse, avec BADGAM nous la faisons rentrer dans l’ère du #socialcomics »

Thomas Salviejo : « La BD a toujours été audacieuse, avec BADGAM nous la faisons rentrer dans l’ère du #socialcomics »

BADGAM, le Justicier tout en bas de l’échelle des super-héros, vit ses trépidantes aventures sur instagram dans un format pensé pour les réseaux sociaux.
Lancé il y a quelques mois cette véritable « farce cachée de la justice » rencontre un vrai succès et échange directement lui même sur son compte instagram @badgam_officiel avec une communauté en croissance constante. Sa devise : « A petits pouvoirs, petites responsabilités », le ton est donné ! A l’occasion du festival d’Angoulème,  rencontre avec son créateur et auteur, Thomas Salviejo (@tomsalviejo) et Nicolas Moschini son dessinateur.

Mathilde Aubinaud : Quelle est la part d’audace dans l’univers de la Bande Dessinée ?

Thomas Salviejo : On dit de La Bande Dessinée qu’elle est le « Neuvième art » et comme toute forme d’expression artistique, elle demande beaucoup d’audace pour faire émerger une idée, lui donner une forme, la matérialiser  et générer une émotion chez l’autre, il faut aussi oser se mettre à nu, livrer une part de soi et de son univers.

Des millions de gens vivent chaque jour de grandes émotions grâce à La Bande Dessinée car des artistes, auteurs et dessinateurs, ont eu l’audace de penser que leurs personnages et leurs histoires pourraient plaire, distraire, émouvoir et pour cela il leur a fallu croire en eux et en leurs idées.

Enfin, à l’heure actuelle ou nous sommes en surabondance permanente d’informations et de contenus en tout genre, il faut aussi de l’audace pour continuer à écrire, produire, publier des histoires et croire encore que ce médium n’a pas dit, loin de là, son dernier mot.

En quoi la BD fait elle partie de l’imaginaire collectif ?

La place de la Bande Dessinée dans notre culture contemporaine est assez phénoménale voir même d’ailleurs subliminale parfois tant nous sommes en permanence exposés à elle sans nous en rendre compte…

Pour vous répondre plus précisément :  d’une part nous avons tous pratiquement une histoire intime avec la Bande Dessinée et avec tel ou tel personnage dont nous avons adoré dévorer les aventures, d’autre part nous avons tous aussi une histoire collective avec elle et à deux égards :  en premier lieu la Bande Dessinée est fortement présente dans notre quotidien tant certains univers, personnages ou marques iconiques qui en sont issus prennent une place incontournable  aujourd’hui dans la culture populaire : les personnages de Bande Dessinée sont partout et pas uniquement dans les librairies ou les bibliothèques :  déclinés presque à l’infini sur une multitude de supports (alimentaires, vêtements, fournitures scolaires, jeux , jouets…) et par une multitude de marques et de campagnes publicitaires on retrouve les icônes de la BD  à peu près partout y compris à la télévision ou au cinéma bien entendu.

En second lieu, il faut noter aussi que nous partageons collectivement une très vieille histoire avec La Bande Dessinée  dans la mesure ou elle est l’héritière naturelle de la narration séquentielle utilisée à travers les siècles par les hommes  pour transmettre et raconter l’histoire collective des peuples et civilisations : les Egyptiens utilisaient les hiéroglyphes,  les Mayas aussi pour rendre plus tangible leur inframonde, les tapisseries du moyen-âge contaient les exploits chevaleresques…

Et l’on pourrait citer d’innombrables autres utilisations des images séquencées à travers les siècles pour raconter des histoires ou des légendes et au final narrer l’Histoire avec un grand H. En cela La Bande dessinée  est la descendante d’une tradition narrative qui nous accompagne et nourrit notre imaginaire depuis  des millénaires.

Vos premiers souvenirs liés à la BD ?

Quand j’étais enfant, ma mère m’achetait chaque semaine « le journal de Mickey » c’est donc probablement avec les personnages de Disney que j’ai commencé à lire mes premières cases, puis je dirai qu’il y a eu aussi deux moments clefs par la suite, le premier vers l’âge de 7 ans je pense, un soir ou mes parents étaient allés dîner chez des amis, comme tous les enfants je m’ennuyais fermement pendant le repas et entre deux plats je décidais de partir à l’aventure en explorant cet appartement inconnu ou je me  trouvais. En arrivant dans une pièce je tombais nez à nez avec un mur entier de Bande Dessinée dont, je le découvrirai encore plus tard, toute la collection complète d’Astérix ! Pour m’occuper je décidais donc d’en lire le plus possible chaque soir ou mes parents se rendaient chez leurs amis, et par chance ils y allaient souvent, grâce à cela j’ai pu découvrir la plupart des classiques, d’Astérix à Tintin en passant par les Tuniques Bleues, le Marsupilami et tant d’autres…

Le deuxième moment important pour moi se déroule quelques années plus tard, vers 9 ans,  en tombant par hasard à la bibliothèque de mon quartier sur une adaptation en Bande Dessinée d’un film qui deviendra culte pour moi à savoir  Le Cauchemar de Dracula  de Terence Fisher. Grâce à cette Bande dessinée je découvre alors un univers et des histoires qui me transportent et je m’ouvre aux personnages plus « fantastiques » ce qui aboutira aussi à m’intéresser par la suite à l’univers super-héroique, cette BD a eu un impact majeur aussi car elle m’a fait découvrir Peter Cushing, Christopher Lee., Vincent Price, la Hammer Film et tout un courant du cinéma dont je suis tombé amoureux

Il est certain d’ailleurs que Bande dessinée et Cinéma sont intimement liés,  les BD sont, pour certaines, des story boards presque parfaits et tous les films passent par une étape BD, le story board, avant d’être tournés, La Bande Dessinée est tellement cinématographique que parfois les deux se confondent il suffit de voir comment Rodriguez ou Snyder ont adapté les oeuvres de Miller au cinéma avec Sin City et 300.

Vous publiez votre bande dessinée sur Instagram…Pourquoi ?

J’observe l’univers de La Bande Dessinée depuis des années et c’est un art vivant qui a su en permanence s’adapter et se ré inventer  avec tout un courant alternatif mais j’éprouvais une frustration quant à la manière dont la Bande Dessinée a appréhendé le web social.

Le web comic n’est pas nouveau et de nombreux auteurs ont commencé à publier sur internet dans les années 2000, je pense par exemple à Cyanide & Happiness, Perry Bible Fellowship  ou encore « La Bande pas dessinée » pour ne citer qu’eux et dont les concepts sont fantastiques.

De même des plateformes de BD en ligne ont fleuri avec plus ou moins de réussite d’ailleurs.

Cela étant si ces BD sont bien publiées sur le web elles n’ont à mon sens pas été assez adaptées  à une consommation directement  sur le web social : bien souvent vous devez  zoomer sur les textes ou encore scroller de manière interminable pour lire une histoire, le confort de lecture n’est pas très bon et l’expérience utilisateur si je puis dire (car elle existe en BD aussi !) n’est pas bonne.

De plus ces auteurs publient généralement sur des blogs et rarement sur les réseaux sociaux. Partant de ce constat j’ai décidé d’écrire spécifiquement en me basant sur la manière dont les internautes consomment les contenus aujourd’hui : depuis leur mobile surtout, sur le web social dans leur  timeline et avec quelques secondes à consacrer à  chaque contenu. Evidemment, j’utilise ici mon expérience professionnelle pour en tirer des conclusions transposables à la BD.

Dés lors, j’ai décidé de créer  un format pensé pour les réseaux sociaux, en 4 cases et nécessitant une narration  synthétique, impactante et efficace pour capter l’attention, comme n’importe quel contenu destiné à créer de l’engagement sur le web social.

L’histoire se consomme en quelques seconde sur sa timeline et le format est constitué d’une couverture , et ce dans la tradition des Comics, et de 3 cases pour le reste de l’histoire. J’intègre ce format dans une famille plus large et que j’appelle le #socialcomics et qui me semble un bon terme pour regrouper les quelques auteurs qui tentent aujourd’hui d’avoir une approche native de la BD sur le web social. S’il y a des webcomics je pense qu’il y a un courant #socialcomics  encore à défricher.

 

Je publie pour le moment sur instagram car c’est nativement le réseau de l’image, de la création et de l’inspiration et qu’il y a déjà des communautés réunies autour de # liés au dessin ou au comics, autant de # qui me paraissaient propices à rapidement donner de la visibilité à BADGAM.

J’ai aussi décidé de concentrer au départ mes efforts essentiellement sur une seule plateforme pour éprouver le concept avant de le déployer ailleurs. Alors bien entendu il manque essentiellement sur instagram un partage natif et intuitif des contenus qui aurait pu permettre une viralité plus rapide du personnage mais ce manque est devenu une force car ceux qui découvrent Badgam le découvrent presque essentiellemnent eux-mêmes via les #, la démarche d’abonnement est donc très volontariste d’où une communauté bien engagée.

En quoi La ligne éditoriale et le format d’instagram ont un impact sur l’écriture? 

Instagram, et plus généralement les réseaux sociaux demandent une écriture concise et efficace, il faut faire mouche en quelques secondes et profiter des 3 secondes d’attentions utiles de son  audience pour capter son attention et transmettre une émotion,  cela impose un format visuellement fort pour émerger couplé à une accroche efficace. Dans le cas de Badgam , Nicolas « MOS » mon associé, dessine toujours une couverture dans la lignée des grands comics, elle donne envie de voir la suite via une image qui interpelle et aussi systématiquement via un titre fort et drôle qui est toujours une référence directe ou un détournement d’un titre connu de la POP culture (films, série, jeux vidéos, chanson).

Par exemple « Le Retour du Jedi » devient « le retard du Jedi », « Fast and Furious » devient « Fart and Furious » et si un titre n’est pas adapté mais repris tel quel  comme pour « le reveil de la force »  dans tous les cas l’histoire devient la version très Bas de gamme du titre original… ! Si Badgam est un BATMAN low cost, ses aventures sont aussi les parodies super « cheap » des titres qu’il détourne…

De quelle manière ce réseau social est-il un levier pour fédérer une communauté autour de personnages que vous avez façonnés?

Comme je le disais d’une part l’utilisation de # pertinents nous permet d’émerger auprès de communautés en affinité et en couplant cela à des visuels et titres disruptifs nous arrivons à capter l’attention de gens  qui font la démarche de découvrir le personnage et qui ainsi sont assez engagés. D’autre part, il était clair pour moi dés le départ que c’est le personnage lui-même qui devait interargir et parler avec sa communauté car BADGAM est un protecteur, il est altruiste et proche des gens , et cela est partie intégrante du concept, il échange avec sa communauté et réagit en permanence toujours avec un ton bien à lui, beaucoup d’humour et de recul sur lui-même. Au delà des ses aventures, l’humour du personnage se prolonge donc dans les échanges et cela crée un lien fort avec une partie des fans qui ont le sentiment d’échanger avec lui comme avec n’importe quel personne qu’ils suivent sur insta.

Vos projets? 

Nous souhaitions, dans un premier temps, tester le concept sur une plateforme et tenter de créer une vraie audience autour du personnage. Avec désormais presque  10 000 fans sur insta  en quelques mois le test est un succès et nous allons donc désormais probablement déployer le personnage sur d’autres réseaux sociaux pour toucher encore plus de monde, nous sommes approchés par des éditeurs internet qui souhaiteraient publier les histoires régulièrement sur leur site ou réseaux sociaux mais nous n’avons pas à mon sens encore trouvé le partenaire idéal, l’option reste ouverte.

Le recours au crowdfunding pourrait aussi nous ouvrir de belles perspectives, il est certain aussi que nous allons progressivement étoffer l’univers de BADGAM avec d’autres personnages et notamment un BAD GUY de premier plan….mais vous le découvrirez en suivant vous-même les aventures de BADGAM ! d’ici là n’oubliez pas sa devise « A petits pouvoirs, petites responsabilités! »

 

 

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UN MOIS, UN PORTRAIT: CAROLINE, LA MAGIE AU BOUT DE LA CUILLIÈRE (publié sur JVersailles)

Un mois, un portrait: Caroline, la magie au bout de la cuillière

Après avoir fait ses gammes au Trianon Palace, Caroline Fruchaud était en finale régionale du championnat de France de dessert, fin janvier. Elle a fait frémir les babines du jury et s’est octroyée la deuxième place. Portrait.
Retrouvez le portrait publié sur le site Jeunes à Versailles

La cuisine dans la peau

« Le luxe, j’ai pas les moyens d’y aller, alors j’ai décidé d’y travailler ». Cette  phrase, tirée de la comédie Fauteuils d’orchestre, Caroline pourrait aisément se l’approprier. De la confiture à la rhubarbe, des fondants aux chocolats de sa grand-mère… Avec une émotion certaine Caroline se rappelle les mets de son enfance. Enthousiaste, la jeune fille de 21 ans nous partage sa passion de l’art culinaire.

Après Nantes, Dieppe, la voilà depuis plusieurs années à Versailles, où elle déambule avec ses amis à la recherche d’endroits sympas ou mieux, les invite chez elle a déguster de bons petits plats. « Si on ne la partage pas, la pâtisserie meurt ». Généreuse, elle est particulièrement attachée à cette convivialité inhérente aux repas: « je veux que mes invitées aient bien mangé ». Chez elle, pas question de feinter, c’est du fait maison à l’image du  pain ou de  la glace.

Du collège Hoche au Trianon Palace

Après le collège à Hoche, elle s’interroge sur son orientation. Ce sera la restauration. « Comme je suis serviable, c’est un domaine qui me convient ». Direction le lycée hôtelier de St Quentin. Elle y découvre avec joie la sphère culinaire. Elle se rend dans la foulée en Allemagne pendant une année, dans le cadre du projet Léonardo. A Munich, elle est seule en cuisine avec le chef. Ce dernier lui délègue nombre de tâches. Elle y apprend, de fait, beaucoup.

Retour en France. toujours au lycée hôtellier de Saint-Quentin, cette fois-ci, en alternance dans le prestigieux restaurant Jules Verne. Système scolaire  qu’elle apprécie pour l’aspect théorique et pratique. Forte de ces différentes expériences, c’est avec les yeux pétillants qu’elle parle des différents établissements : le Sofitel des Champs Elysées, Excelsior Hotel Ernst, un 5* à Cologne ou encore, inévitablement, le Jules Verne. Et là, elle évoque la pièce de bœuf avec les pommes soufflées ainsi que le fameux écrou en guise de desserts.

Elle s’émerveille. « Les chefs sont de vrais artistes ». Les pièces en sucre soufflé,  «de pures merveilles ». Pour l’étudiante, il n’y a pas de limites en pâtisserie ! Et elle n’est pas la seule à rêver de ce métier. En témoigne nombre d’émissions consacrées à cette thématique. Caroline y est d’ailleurs favorable. « Cela redonne un peu de noblesse au métier ». Un grand chef ? Spontanément, elle cite Christophe Michalak. Les dernières tendances, qu’en pense-t-elle ? « Les Cronuts, cette pâtisserie qui fait fureur à new-York ». Curieuse, elle aime découvrir de nouvelles créations.

Elle apprend, admire ses supérieurs et s’investit pleinement à l’image de son stage au Trianon palace à Versailles, «  l’un des meilleurs ». Elle conseille vivement l’assiette de Londres pour pouvoir picorer un peu de chaque dessert !

Alors, emplie de rêves, de projets, la voici à présent sur le podium du concours régional de pâtisserie. Elle arrive deuxième. Un tremplin qui l’amènera certainement très loin dans un monde empli de saveurs.

Mathilde Aubinaud

Photos: Clotilde de l’Eprevier

Un mois, un portrait: Thomas, dans l’ombre du balcon

8f7881a7dbA seulement 23 ans, Thomas Ngo-Hong est déjà considéré comme l’un des critiques les plus assidus et les plus respectés de l’univers théâtral.

« Ce champs des possibles »: avec enthousiasme, Thomas vous mène dans l’univers sinueux du théâtre. Loin des idées toutes faites, le voilà à présenter des analyses fines et méticuleuses sur les représentations au théâtre.
Bienvenue dans l’univers majestueux de Thomas Ngo-Hong : le théâtre ! Il nous mène au fil des mots dans ses critiques par l’intermédiaire de son site « Hier au théâtre », au titre judicieusement choisi. Sans concession, il brosse des critiques. « Hier au théâtre » est une merveille pour tout amateur du théâtre.
Elogieux, parfois sévère et cynique, le voilà exigeant avec un art qu’il aime tant.  Syncrétique, il aime des univers variés. Gourmand, il se plait à gouter de nouvelles créations culinaires. Cet adepte de Bret Easton Ellis est incollable sur les séries !

La Palme de l’audace du rire ou le PALMASHOW

La Palme de l’audace du rire ou le PALMASHOWImage « On se déguise comme si on avait 15 ans ». Se transformer en Batman le temps d’un sketch ? Une joie évidente pour  le Palma Show. Il est certain que Grégoire Ludig et David Masais ont gardé leur âme d’enfant et leur esprit déconne. Bienvenue dans l’univers du Palmashow!

La réflexion est « perpétuelle » pour ces artistes qui fonctionnent en duo.  «  On arrive vers 8h30, et les journées se terminent vers 18h, 19h ». Mais ils ajoutent : « On est super content de se lever le matin  pour écrire des trucs drôles ».  Un programme constant et déterminant où l’envie reste la même depuis leur tendre enfance. « On a toujours eu envie de faire ça, même si on s’est pris des coups dans la gueule, on a continué ».

« On a continué « .

Retour en arrière. Direction le collège  Maurice Ravel à Montfort- L’Amaury dans les Yvelines. Les deux adolescents, d’alors,  se sont trouvés grâce à Charles, le frère de Grégoire. Les centres d’intérêts sont communs. Leur désir de faire rire était déjà bien installés.  Grégoire se rappelle de l’enfant qu’il était. « Oui, c’est vrai on faisait des mises en scène devant la famille ». S’ils ont grandi, leur envie reste forte et déterminante.

Leur imagination syncrétique se nourrit d’influences diverses. S’ils citent spontanément tous les deux Les Inconnus . Ils apprécient aussi l’humour absurde. Pour les influences cinématographiques du duo ? Les Trois Frères et la Cité de la peur. Le lien avec le public est constant. Leur plus belle récompense ? « Qu’on nous dise, on s’est bien marrés  ou alors qu’un  mec bourré revienne de soirée se marre en regardant nos sketches. »

«  Faire sortir les gens du quotidien ».

Leur envie ? «  Faire sortir les gens du quotidien ». Un quotidien loin d’être maussade pour eux. Un éveil permanent, un sens de l’observation comme autant de forces. Réussir à capter l’instant comme source de renouveau. Alors, le duo comique apprend des rencontres, des attitudes de chacun. Une observation retranscrite avec talent sur différents supports.  Après internet, le petit écran  direction le grand écran.

L’enthousiasme est perceptible. «  En 1h30, on a le temps d’approfondir l’intérêt psychologique des personnages ». Grégoire ajoute : « On peut s’identifier, se dire, mais oui, cette personne là je la connais. » Le cinéma est un exercice différent. David le souligne : « un sketch, tu zappes ou t’es embarqué. Il faut aller vite. ». Il leur faut un certain laps de temps avant de revoir leurs précédents sketches. Leur souhait ? « Continuer, continuer… » C’est tout ce que l’on peut leur souhaiter pour notre plus grand plaisir.

Sortie du DVD des meilleurs moments des saisons 1 et 2 de Very Bad Blagues.

Mathilde Aubinaud ImageImage