Audrey Deroin ; « Les sacrifices ? Ils en valent la peine »

Double vice-championne du monde (entre autres), Audrey Deroin devait  faire son retour en Ligue Butagaz Énergie, avec le club du Mérignac Handball, en mars dernier après une pause maternité. Portrait autour du handball et de l’audace.   

© Mérignac Handball/Loïc Cousin

3 ballons. Voici Audrey Deroin en confinement avec sa famille et ses ballons, ses piliers. Le matin, elle se lève et « joue au ballon ». Une habitude de longue date pour celle qui a participé, notamment, aux Jeux olympiques de Londres en 2012, à 3 championnats du monde et 2 championnats d’Europe. Elle entend « garder le rythme » avec toujours cette même énergie. Celle-ci la définit ainsi que le sens du partage. La sportive souhaite, en effet, que son sport soit pratiqué et vu le plus possible. Cette maman d’une fillette de trois mois tient à ce que les filles s’autorisent, elles aussi, à investir ce sport « très complet ». Butagaz participe à cet élan, depuis 2019, en s’engageant auprès de la ligue féminine de handball via le naming de leur championnat phare. C’est la première fois qu’une telle initiative a eu lieu dans l’hexagone. Un message fort porté par le fournisseur d’énergies, dont l’indice d’égalité homme/femme est de 99/100, vers ce sport en voie de développement en témoignent les publics de plus en plus nombreux lors des  rencontres.

De cette discipline, l’ancienne internationale a beaucoup appris. « Ce sport va vite. Il m’a appris à être combative et à être forte ». À deux reprises, elle est victime de rupture des ligaments croisés du genou droit. Lucide, elle explique « quand on se blesse, il n’y a plus personne ». Avec le handball, dont elle parle avec un enthousiasme manifeste, elle a su évoluer vite, passer outre la jalousie. L’audace est une notion importante pour la joueuse. Elle se dit « pleine d’audace » en se racontant. « Je n’ai jamais eu trop peur du risque ». Dans son jeu, elle ne s’est pas fixée de limites. « Quand, il faut prendre des décisions face aux buts, je ne réfléchis pas. » Elle sort de sa zone de confort. Voici quelques années, elle part à l’étranger, « pour franchir un cap ».  C’est à l’âge de 15, 16 ans, qu’elle quitte sa famille. Lycéenne, elle devient très vite responsable. Elle apprend à « vivre en collectivité ». Ensemble. C’est un sport collectif. Cette dimension lui sied. « On doit être ensemble ». L’égoïsme n’a pas sa place. « C’est un peu comme le rugby ; un don de soi », décrypte Audrey Deroin. 

Singulière. Lors de grandes compétitions, comme les JO, il convient, souligne-t-elle de « tirer son épingle du jeu » et cela, dès la préparation afin de pouvoir être retenue. « C’est tenter ce que d’autres ne tentent pas » Ce sont des actions de jeu ou bien il s’agit de sortir de l’enclenchement. Si, parfois, cela entrainait le mécontentement des entraîneurs. Et pourtant. Ils ont aussi loué son côté « loufoque » et sa « capacité à prendre des risques ». « J’ai toujours joué au feeling. Je n’ai pas peur de prendre le dernier shoot ». Le ballon n’est jamais bien loin et, tant mieux !   

Mathilde Aubinaud

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