Le sens de l’autre chez Angel Chelala, ancien champion de France et feel good leader

Un sourire, une attention, une présence. Angel Chelala est bien là. Le feel good leader de le groupe Onepoint, fondé par David Layani, incarne pleinement sa mission en donnant la part belle à l’humain. L’ancien champion de France du 400 mètres dévoile son regard sur l’entreprise. Interview pour La Saga des Audacieux

© Jeremie Masuka



Mathilde Aubinaud : Vous avez été, à deux reprises, champion de France en salle du 400 mètres. Qu’avez-vous appris sur vous de ces années de compétition? 

Angel Chelala : Être champion de France était une manière de prouver que je pouvais me fixer des objectifs et les atteindres, parce que à la base, à part la compétition qui était amusante, je faisais de l’athlétisme pour voyager.

Je suis un grand fan de l’écrivain Ernest Hemingway sa vie, ses œuvres pour lesquelles je me suis identifié étant jeune et encore quelques fois aujourd’hui. C’était donc une façon de visiter ces endroits à travers le sport. J’ai commencé par voyager en France, puis l’Europe puis le monde.  Il y a plusieurs choses que j’ai apprises pendant ces années de compétition.

Tout d’abord, le dépassement de soi est total : physique comme mental.
Il n’y a pas de raccourci pour arriver à vos fins, il faut travailler et se donner les moyens.
Même si c’est un sport individuel vous devez travailler en équipe, avec le coach, les kinés, vos partenaires d’entraînement pour atteindre vos objectifs. 

Et enfin, l’énergie que l’on ressent et la joie que l’on procure quand on se retrouve dans un stade rempli et simplement indescriptible.

– Quels ressorts du sport jouent un rôle-clé dans votre appréhension de l’entreprise? 

Le ressort principal est la confiance en soi, avoir très peu de doutes, en quelque sorte avoir une totale compréhension de nos forces et faiblesses, parce que justement on se remet en question à chaque entraînement et à chaque compétition. 

On sort de notre zone de confort, ou plus précisément on agrandit notre zone de confort pour pouvoir se dépasser, donner le meilleur de soi et ne pas avoir de regrets.


– Qu’attendons-nous d’une entreprise?

Je dirais une entreprise ‘’en France’’ doit savoir placer l’humain au centre avant tout. 
Elle doit prôner la transversalité des talents, le dialogue et l’échange constant, l’ouverture d’esprit, que la femme soit l’égal de l’homme dans les décisions importantes et à travers l’image de l’entreprise. Cette entreprise doit être facilitatrice, créer de l’émotion et donner envie. 

 En quoi consiste votre rôle de feel good leader? 

Je dirais que c’est plus un privilège qu’un rôle. David Layani m’a donné la chance et les moyens de créer ce rôle il y a 3 ans, de le peaufiner de l’améliorer et de le faire grandir. Ce que je continue encore à faire aujourd’hui. 
Quand on me rencontre pour la première fois on me dit souvent: «Ah, tu es la personne qui est censé nous redonner de la joie»,  et ça me fait toujours sourire. 

Mais à part la joie naturelle que je détiens de mes origines cubaines, c’est principalement en écoutant les personnes, en les mettant en contact les uns avec les autres, en les poussant à partager leurs connaissances communes et à agrandir leur zone de confort que ce rôle prend toutes ses formes. 

– En quoi participez-vous de la sociabilité et du bien-être des salariés? 


Dans notre entreprise, j’ai la chance d’être très transverse et de travailler avec toutes nos communautés. 

Une des actions par exemple, et d’intervenir dans nos matinée d’intégration, je suis plutôt physionomiste ça me permet d’échanger, de voir les personnes et de les découvrir.

Même si j’initie plusieurs activités, la plupart des idées viennent des collègues eux-mêmes, je me considère comme une sorte de rond-point, et le fait de connaître tout le monde ou presque permet de faciliter beaucoup plus. 

Une des équipes qui me tient le plus à cœur et avec qui je travaille constamment est l’équipe communication, avec laquelle nous organisons tous les événements, toute l’information et qui, pour moi, est primordiale dans l’écosystème et la vie de l’entreprise. 

© Audouin Desforges



-Comment redonner la part belle aux émotions et à la création en entreprise? 

De mon point de vue, et c’est un avis personnel. Être simplement à l’écoute, dans le partage, en montrant l’envie de trouver de vraies solutions et que l’échange Bottom Up et Top Down soit le plus fluide possible. 

-Vos sources d’inspiration?

Deux choses principalement: ma mère, je dirais qu’elle a eu plusieurs vies, comme volleyeuse professionnelle ou encore directrice d’école primaire. Elle a toujours été très avant-gardiste, et très ouverte d’esprit. J’ai été élevé principalement par des femmes, ce qui a renforcer mon côté féministe. 

Propos recueillis par Mathilde Aubinaud

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