Dominique Mahé, président de la MAIF, « la confiance se mérite »

Dominique Mahé, président de la MAIF, « la confiance se mérite »

Dans le paysage des assurances, la MAIF se détache pour ses engagements et ses combats. Une organisation résolument militante à l’image de son président, Dominique Mahé. Portrait.

Assemblée Générale MAIF 2018 à Caen. Soirée Conviviale.
©Annliz Bonin – MAIF

Vocation : militant

« J’ai pleuré deux fois en politique » à la mort de Pierre Bérégovoy et lors de l’élection de François Mitterrand. Le 10 mai 1981, Dominique Mahé est, avec des amis dans une école publique de Rennes. Ils attendent 20h et les résultats. « J’ai cru au grand soir » se souvient-il. Un épisode qui a marqué ce citoyen qui se refuse à être spectateur. Les engagements qu’a pris Dominique Mahé, au fil de sa vie, sont de formes multiples : du syndicalisme à la politique en passant par l’associatif, les engagements du Rennais sont multiples. Il loue « les valeurs républicaines » de la MAIF. Jeune, il est devenu « militant de la MAIF », organisation qu’il préside depuis 4 ans.

Le militant qu’il est, passionné, prône une société plus solidaire. Il se souvient de ses lectures de ses années à l’école normale d’instituteurs. Il a été bercé par Emile Zola et Honoré de Balzac. De ses dernières lectures, il retient Le Lambeau de Philippe Lançon, « le récit remarquable d’une reconstruction humaine, physique et mentale ».  Il analyse avec recul la crise à laquelle est confrontée la République ces mois-ci.  « Une crise du pouvoir d’achat », « le sentiment d’un abandon des territoires », une crise qui se joue aussi sur le plan « démocratique » : « nous devons réapprendre à décider ensemble et à vivre ensemble ».  Pour lui, la confiance, joue un rôle-clé car elle est « le moteur des sociétés soudées et solidaires ». Il affirme ainsi : « Elle ne se décrète pas. Elle se construit et se mérite ». Alors que les débats sur la Loi PACTE sont nombreux et que les entreprises à mission sont mises dans la lumière, Dominique Mahé explique : « Nativement, la MAIF est une entreprise à mission. » Sa vision s’inscrit sur « le long terme » : « Nous avons à cœur de contribuer à faire émerger cette société plus durable et plus juste qu’un nombre croissent de citoyens appellent de leurs vœux ».


© Vincent Nguyen – MAIF

De l’importance de la fidélité

« La MAIF est née d’un acte audacieux ». Initiée par des instituteurs laïcs, l’organisation  prend forme en 1934 à Fontenay-le-Comte. Les valeurs fondatrices de la MAIF, que Dominique Mahé tient à porter aujourd’hui encore,  sont bien des pièces maîtresses pour appréhender la spécificité de la MAIF. Pour Dominique Mahé, « l’audace est au cœur de notre modèle et de notre activité : assurer un citoyen, c’est le libérer de ses risques et lui permettre d’oser, de se lancer dans la vie ». Avec le directeur général, Pascal Demurger, il partage les mêmes convictions. Tous deux ont le souhait d’émanciper les individus avec cette entreprise d’assurance de 85 ans. Ils s’inscrivent, de ce fait, dans une  co-incarnation et un copartage du leadership.  Cette attention et cette fidélité s’inscrivent envers les sociétaires. « Qualité de service et attention » sont clé rappelle le Président avec bienveillance. « Empathie, sincérité et émotion » se doivent donc d’être au rendez-vous.

Hussard noir toujours et encore

Ses années d’enseignant d’histoire-géographie en collège ont été fondatrices. L’enseignement est un univers qu’il partage avec son frère. Un métier qui a fait la fierté de ses parents. Pour Dominique Mahé, enseigner, au-delà des cours et savoirs qu’il délivre auprès de ses élèves, c’est « avoir le souci des autres. Aucune personne n’est condamnée à l’échec » plaide-t-il. L’enseignant joue  ce rôle si singulier : celui de « facilitateur » et d’ « éducateur ». Avec enthousiasme, il parle de ce métier qui permet d’ « émanciper » : « éduquer un individu, c’est former un citoyen ». Dominique Mahé déplore « la disparition du mot « instituteur », qui exprimait bien cette idée de « quelqu’un qui accompagne et qui fait grandir ».  De ses  années d’enseignement en terre bretonne, il en garde une attention aux autres. Il est, d’ailleurs, particulièrement attaché à « la qualité de la relation que l’on doit servir à ceux qui nous font confiance ».

Parler au plus grand nombre. Ce que l’on peut lui souhaiter ?  « Être contributeur et porteur des avancées que l’on ambitionne pour 2019, et qui s’expriment dans notre nouveau plan stratégique : continuer à renforcer notre singularité, et nous ouvrir à de nouveaux publics pour être encore plus utiles à la société ». L’ancien enseignant n’entend pas rester au fond de la classe passivement. Bien au contraire…

Mathilde Aubinaud

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