Civil Impact : ‘Avoir de l’audace en politique, c’est être en permanence capable de se remettre en cause’

Civil Impact : ‘Avoir de l’audace en politique, c’est être en permanence capable de se remettre en cause’

Une grande école de l’engagement. Civil Impact est un espace à part pour former les talents au service d’une société qui se transforme. Chaleureux et bienveillant, l’incubateur politique débute dans quelques semaine sa troisième saison.

 Chaque semaine, la promotion se retrouve, échange et apprend dans une ambiance conviviale. Occasion de s’inspirer de parcours, de personnes déterminées, fortes de leur conviction et de comprendre les rouages, les enjeux et les parties prenantes. Au bout de plusieurs séances, avec des experts passionnés, l’art oratoire n’a plus de secrets pour les participants.

J’ai eu la chance de participer à la seconde promotion de Civil Impact. Une expérience singulière qui m’a beaucoup apportée. Des samedis après-midi intenses avec un message fort : oui, les jeunes doivent s’engager !

Alors que bien souvent les jeunes sont relégués en toile de fond, Civil impact apporte un regard audacieux. Interview de ses fondateurs : Yemsel Bougherara, Prisca Thevenot, Elsa Bernard et Nina Halimi.

Mathilde Aubinaud : L’audace a-t-elle sa place en politique ? De quelle manière ? 

Lors de la soirée de lancement de CIVIL IMPACT, Oussama Ammar a utilisé une métaphore assez juteuse, qui décrit 3 manières de vivre sa vie : le joueur de poker, le joueur de dés et le jouer d’échecs. 

Ce qui est très intéressant dans son exemple est qu’il rattache le politique au joueur de poker, tout comme l’entrepreneur.

Avoir de l’audace en politique, c’est être en permanence capable de se remettre en cause, et donc, ça laisse peu de place à l’idéologie.

« On a organisé nous même le programme qu’on aurait aimé suivre. »

Oussama Amar

Comment est née l’idée de Civil Impact?

On s’est engagés en politique pour la première fois il y a quelques mois. N’ayant pas de formation politique, on savait que ça prendrait du temps de se former sur le tas. On s’est dit qu’à plusieurs et avec un programme, des intervenants expérimentés, on en gagnerait.

Alors on a organisé nous même le programme qu’on aurait aimé suivre. Beaucoup de pratique, des intervenants expérimentés et bienveillants.

On a eu tellement de retours positifs, et de demandes qu’on a décidé de poursuivre et de faire une saison 2, mais ça s’est fait de façon naturelle, sans forcer.

Qu’avez-vous appris depuis le début de Civil Impact?

On a appris que la valeur de ce qu’on offrait, ce n’était pas tant les conférences, que les échanges informels, ceux qu’on ne peut pas prévoir, ceux qui sont font naturellement.

Quand vous mixez des personnalités brillantes, et qu’elles partagent une même envie de transformer le monde autour d’elles, et qu’en plus elles ont des métiers et des visions éclectiques, des choses magiques se produisent.

Comment repenser le rôle des jeunes en politique?  

Pour commencer, soyons clairs, il y a des personnes pour qui la politique n’est pas intéressante, et on ne peut forcer personne. Si vous n’aimez pas la biologie, personne ne peut vous obliger à mieux comprendre comment votre corps fonctionne, et pourtant c’est tout aussi important que de savoir comment la démocratie fonctionne.

Pour tous les autres, il faut créer un cadre, qui favorise la rencontre de personnalités brillantes qui partagent les mêmes valeurs et les mêmes ambitions.

Sur le sujet de l’engagement des jeunes, on pense que demander à un jeune de faire de la politique comme on faisait dans les années 1980, ça n’a plus de sens.

Pourquoi est-ce clé de comprendre l’environnement, les acteurs et les rouages pour s’engager ? 

Ça fait gagner beaucoup de temps parce que ça permet de mieux se repérer, d’être efficace dans ses actions, pertinent et crédible dans ses réflexions. A titre personnel ça permet à beaucoup de se sentir plus légitimes et de désacraliser la politique.

On voit beaucoup de gens se lancer sans se poser de questions, sans se renseigner, et ça donne quoi ? Des messages creux, une forme de suffisance, mêlée à de l’ignorance.

« Bien s’entourer, c’est primordial. »

Qu’aimeriez-vous que les promotions retiennent des formations ? 

Que ce qui est déterminant, c’est de ne pas être seul dans ses ambitions. Bien s’entourer, c’est primordial. Ce n’est pas uniquement une question d’association, on peut rester seul dans son projet, mais il faut s’entourer de personnes qui ont la même folie de penser qu’on peut changer les choses, sinon on se décourage vite et on ne va pas très loin.

Propos recueillis par Mathilde Aubinaud

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