Thierry Solère : « Les primaires donnent plus de pouvoir aux citoyens »

Thierry Solère : « Les primaires donnent plus de pouvoir aux citoyens »

 

Unifier la grande famille de la droite et du centre en vue de l’élection présidentielle de 2017. Tel est l’objectif de la primaire de la droite et du centre. Pour assurer la bonne organisation de ce rendez-vous démocratique inédit, un consensus a été trouvé entre les principaux candidats pour désigner Thierry Solère à la tête du Comité national d’organisation de la primaire de la droite et du centre.

Réputé proche de Bruno Le Maire, Thierry Solère est également une figure bien connue de Nicolas Sarkozy qu’il a côtoyé sur les bancs du Conseil général des Hauts-de-Seine. Une terre singulière, à part, dans le microcosme politique. Une terre d’élection acquise à la droite et hautement convoité où Thierry Solère a su se faire une place. Et c’est Claude Guéant qui en a fait les frais quand Thierry Solère a refusé de le voir représenter les siens à L’Assemblée. Ainsi, il affronte le Ministre de l’Intérieur de l’époque et tient bon en se présentant en dissidence. Il sera finalement élu.

Incarnant le renouveau de la classe politique, le député de la 9e circonscription des Hauts-de-Seine est l’une des figures montantes de la droite. Marié et père de quatre enfants, il est impliqué, sur le terrain auprès des citoyens. Il prône une politique du résultat. Député de Boulogne-Billancourt, il est également Conseiller régional d’Ile-de-France, où il a été élu Président du groupe «  Les Républicains », au lendemain de la victoire de Valérie Pécresse.

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Mathilde Aubinaud : Quels sont les points saillants de votre parcours politique ?

Thierry Solère : J’ai travaillé surtout dans le privé. En parallèle, j’ai eu, jeune, un engagement local. Ce sont surtout des rencontres qui créent et confortent des engagements. Ainsi, Jean-Pierre Fourcade, Ancien ministre des finances et Séanteur-maire de Boulogne-Billancourt m’a proposé d’être directeur de sa campagne aux élections municipales de 2001. Il m’a ensuite proposé de devenir son adjoint.

Autre moment clé :  en 2004, lorsque je me suis présenté au conseil général des Hauts-de-Seine, en même temps qu’un certain Nicolas Sarkozy, qui présidera le département jusqu’en 2007, année de son élection à l’Elysée. Puis, lors des législatives de 2012 où Claude Guéant a été parachuté à Boulogne-Billancourt. Je ne me suis alors pas reconnu comme électeur et habitant de la ville pour être représenté à l’Assemblée par Monsieur Guéant. Je me suis présenté à ces élections et j’ai gagné.

« Faire des Hauts-de-Seine un territoire de prospérité. »

-En quoi le département des Hauts-de-Seine est-il singulier ?

Ce sont des villes très différentes. Il y a une construction théorique de ce département. Il était intéressant d’arriver à créer une cohérence et de rénover des villes pour en faire un territoire de prospérité.

« La répercussion de la politique  dans la vie quotidienne »

-Comment définissez-vous la politique ?

C’est le service de l’intérêt général. Il s’agit de la gestion de la cité. Cela est passionnant. Il y a, en effet, une répercussion dans la vie quotidienne à tous les niveaux.

– De quelle manière, Internet permet-il d’appréhender autrement la société ?

Internet est un levier. Internet permet un accès au savoir et donne le pouvoir au gens. L’internaute n’est pas uniquement un récepteur; c’est aussi un émetteur d’information. Il peut ainsi participer à la gouvernance d’une société.

-Comment avez-vous vécu la victoire de Valérie Pécresse lors des élections régionales ?

J’ai été très heureux pour elle.  Elle a consacré un moment très important de sa vie à cette Région et son engagement total pour l’Ile de France force chaque jour le respect de tous, de droite comme de gauche. Aujourd’hui, il y a nombre de choses à réaliser pour la région Ile-de-France. C’est un beau défi que Valérie Pécresse entend relever.

« Les primaires ;  l’opportunité de s’impliquer. »

Vous êtes président du Comité national d’organisation de la primaire de la droite et du centre. Elles auront lieu les 20 et 27 novembre prochains. Comment allez-vous vous impliquer ?

Les primaires se généralisent.  La gauche y a eu recours, en 2011, pour choisir son candidat. C’est désormais au tour de la droite et du centre. Les  institutions de la Vème République évoluent fortement. Le quinquennat y a apporté des changements. On a aligné les calendriers présidentiels et législatifs. Ce choix des primaires confère plus de pouvoir aux gens. Cela donne l’opportunité de s’impliquer. Les citoyens ont le pouvoir de voter mais aussi de choisir leur candidat.

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M. Thierry SOLERE Dans l’Hémicycle Hauts-de-Seine Photo souvenir prise au début de la 14ème législature

« Que la politique produise des résultats ! »

-Quelle représentation a-t-on aujourd’hui de la chose publique ?

Il y a une défiance avec la chose publique et la représentation. Nous sommes dans un pays qui connaît un déclin et l’on devient de plus en plus critiques. C’est une des raisons pour laquelle le vote extrême prospère.

Ce qu’il faut ce sont  des résultats.  Que la politique produise des résultats ! A la région, Valérie Pécresse a le souci constant et permanent de mettre en œuvre les engagements sur lesquels elle a été élue par les Franciliens. C’est confortable sur le plan intellectuel et moral de travailler à ses côtés, dans le respect des engagements pris.

-Qu’en est-il des jeunes générations?

Nous devons montrer que la politique peut changer les choses.

« Il suffit de dire non. »

-Quel regard avez-vous sur l’audace? Comment vous définissez-vous par rapport à cette valeur ?

Je me définis comme libre et comme assez certain de ce que je pense devoir faire. Je n’aime pas subir les choses que je réprouve. Il suffit de dire non. Quand quelque chose ne va pas, je le dis clairement.

-Quelles sont les qualités que doit avoir une personne qui s’engage en politique ?

Ce sont les grandes qualités morales de la vie. Au-delà, il s’agit de l’envie de faire et de ne pas s’éparpiller. Je n’ai pas un goût absolu pour le pouvoir. Ce n’est pas ma quête. J’ai envie de faire bien. Je suis chargé de l’organisation des primaires. Si déjà, je m’en occupe correctement, pour que le résultat ne soit pas contesté, j’aurais rempli ma mission.

– Au contraire, quels sont les défauts à ne pas avoir en politique ?

Le défaut en politique est l’inutilité. Cela  participe de la défiance. J’aime bien avoir une mission à la fois précise et concrète  et essayer de tout faire pour la mener à bien.  J’ai essayé d’être utile partout où je suis passé et j’entends continuer sur cette voie.

Propos recueillis par Mathilde Aubinaud

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