Nicolas Dufourcq, DG de Bpifrance « Les entrepreneurs sont les sportifs de l’entreprise »

Nicolas Dufourcq, DG de Bpifrance « Les entrepreneurs sont les sportifs de l’entreprise »

Pour « servir l’avenir », Bpifrance est le meilleur atout des entreprises. La banque publique d’investissement accompagne les entreprises françaises avec audace. Rencontre avec Nicolas Dufourcq, Directeur Général de Bpifrance.

Quels sont les points saillants de votre parcours? Quand avez-vous rencontré l’univers de l’entreprise pour la première fois?

Très tôt, j’ai eu mes premiers contacts avec l’entreprise. Alors que j’étudiais à HEC, j’ai créé ma première entreprise en 1987. J’avais 23 ans. J’en ai ainsi créé plusieurs en poursuivant  mes études.  Une entreprise d’exportation d’affiche pour les Etats-Unis, une entreprise de publicité a reçu le grand prix de la fondation Jacques Douce en 1988, puis dans l’agro-alimentaire et la formation professionnelle. Je suis entré, en 2004,  chez France Télécom pour démarrer l’aventure Internet en 1994 dans la division multimédia.

« De la nécessité d’avoir un grain de folie! »

-Dans quelle mesure ces  jeunes années ont-elles façonné le dirigeant que vous êtes aujourd’hui?

La nécessité d’avoir un grain de folie! Il est indispensable et se traduit par une invitation expresse à agir et à s’accomplir. C’est une sorte d’auto hypnose permettant de se sentir capable d’abattre toutes les montagnes. C’est essentiellement de l’énergie.

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Nicolas Dufourcq

-Quels liens tissez-vous avec l’audace?

L’audace consiste à ne pas voir la profondeur de la rivière quand on se jette dedans. C’est une question de dosage. Il faut être  professionnel et opérationnel. Il faut monter sur des faces nord en étant bien équipés. S’équiper pour aller relever des défis qui paraissent insurmontables à beaucoup de gens. Au cœur de l’audace, il est nécessaire d’être dans une extrême discipline du résultat.

« N’ayez pas peur ! »

-Comment définiriez-vous votre rôle auprès des entrepreneurs?

« Vous pouvez le faire« , « n’ayez pas peur. » Mon rôle est d’absorber le stress. Il consiste à produire  un mélange de sérénité et de volonté. Il s’agit de maximiser leur performance et leur potentiel à la fois  émotionnel et sportif. Ce sont les sportifs de l’entreprise!  A l’image d’un centre d’entraînement sportif, on les aide à , à s’équiper et également à avoir confiance en eux.

« Amener les équipes à révéler leur potentiel. »

– Quelles sont les figures qui vous inspirent?

Dans différentes catégories, nombre de personnes forcent le respect. C’est très important pour moi de manager les troupes, d’amener les équipes à révéler leur potentiel.

« Il n’y a rien de plus puissant que l’accomplissement personnel. »

-Comment définissez-vous le rôle du manager?

Il définit une vision très ambitieuse. Les défis les plus élevés sont à la portée de tous. Il n’y a rien de plus puissant que l’accomplissement personnel. Le manager doit faire en sorte que les salariés  se sentent bien. L’aventure collective devient ainsi  leur aventure. Ils ont l’affectio societatis, une affection pour le collectif et la société.

-Parce qu’au préalable, le manager s’est affirmé comme tel…

Si le manager est stable, paisible, imperturbable, l’équipe  suit.  Il n’y a rien de plus impressionnant que le mimétisme en entreprise.

« Aider les entrepreneurs à accomplir leurs rêves. »

-Comment arriver à concilier vision sur le long terme et gestion au quotidien?

Il faut une vision à moyen terme et une vision grandiose. Elle doit être ambitieuse avec une profonde conviction que c’est atteignable. Il faut aussi veiller à anticiper la façon dont on transforme le monde. C’est aider les entrepreneurs à accomplir leurs rêves.

« La France comme puits d’énergie et d’intelligence. »

En France que se passe-t-il pour les entrepreneurs?

La France n’est pas ce qu’on en dit.  Il suffit de se retourner et y trouver un puits d’énergie et d’intelligence. À tous les coins de rue, il y a des histoires. C’est une forêt enchantée d’exploits anonymes.

– Il faut alors mettre fin à un entre soi?

C’est l’entre soi de la déploration. Il faut sortir du microcosme. Nous avons une société très complexe, extrêmement riche et qui réservera des surprises.

« Il faut des fêtes ! »

-Le mot de la fin?

Ça va aller! Pas d’inquiétude!  Il faut des fêtes et beaucoup. Le Défilé du 14 Juillet est unitaire. Partageons le succès et disons merci. Que la fête commence!

 

Propos recueillis par Mathilde Aubinaud

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