Mikael Outmezguine : le temps de l’audace

Mikael Outmezguine : le temps de l’audace

 

Mikael Outmezguine est le CMO De Dalenys. L’entrepreneur a participé au programme présidentiel « 100 jours pour que la France réussisse » sous la direction de Jacques Attali. Portrait pour La Saga des Audacieux

Vivre sa vie

«  Il vaut mieux agir trop rapidement qu’attendre trop longtemps. » Jack Welch. Mikael Outmezguine pourrait faire sienne cette sentence de l’ex-patron de GE. « La vie est un chemin très court. Je sais que le temps est précieux. » Mikael Outmezguine saisit pleinement la vie. Entier, vif, il se construit en se refusant d’être uniquement spectateur. Chaque heure est importante. Un parcours linéaire et fade ? Très peu pour lui. L’entrepreneur sportif avance à grandes enjambées avec toujours cette envie de se dépasser et d’apprendre avec cette attention accordée à l’autre.

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Mikael Outmezguine

Avec humilité et bienveillance, il se raconte. C’est à l’âge de 11 ans, qu’il décide de pouvoir « vivre [sa] vie », de sortir de son milieu, en comprenant qu’il lui faut monter son entreprise. Deux ans plus tard, il crée des systèmes de discussion en ligne. Il gagne ainsi de l’argent et comprend les mécanismes. Sa première entreprise est née à force de travail et de volonté. Il cite d’ailleurs le biopic de Gabriele Muccino, A la recherche du bonheur. « Le personnage interprété par Will Smith a réussi car il a travaillé comme un acharné. Aucun de ses collègues ne savait ce qu’il traversait avec son fils.  Des galères, il en a eues. » Il y fait face, il affronte. Alors, il se lance.

« La rage d’y arriver ».

« Prendre un chemin que personne n’a pris pour l’instant. » Mikael Outmezguine appréhende l’audace en se refusant de rester dans une zone de confiance sinon il s’ennuie. Il  choisit d’opter pour le risque avec « la rage d’y arriver ». Une fois son baccalauréat en poche, il s’interroge : des études de droit avec un patron et une carrière ou bien « je change tout et tente quelque chose de différent ? ». C’est la direction prise. Il crée une entreprise dans la vidéosurveillance. Puis ce sera l’agence de publicité Wizee qu’il a cofondée avec Cyril Paglino. Très rapidement, cette agence qui connecte les marques aux personnalités deviendra leader sur son secteur.

« Pour lever des fonds quand tu as 21 ans, il te faut un peu d’audace ».

« Pour créer ton entreprise, pour chercher des clients quand tu n’es personne, pour lever des fonds quand tu as 21 ans, il te faut un peu d’ audace ». Un maitre-mot, un état d’esprit qui le caractérise. Pour lui, elle est essentielle dans une phase de construction d’entreprise. Il ose et avance toujours. Après avoir vendu Wizee, les propositions de poste en France et à l’étranger sont légion dans l’univers de la publicité. Il décidera de rejoindre Jean-Baptiste Descroix-Vernier, fondateur de Dalenys (ex Rentabiliweb). Il lui propose de rejoindre le comité de direction. « C’était un premier poste en tant que salarié dans un univers que je ne connaissais pas. C’était un  poste de très haute direction dans une entreprise cotée en bourse qui me laissait par ailleurs toute liberté » note-t-il. Il répond que « oui il serait bien là demain ». Il est aujourd’hui Chief Marketing & Communication Officer de Dalenys, acteur-clé de l’industrie du paiement, un véritable allié pour les cycles de vente de ses clients. Dalenys se positionne sur le commerce en ligne, en point de vente ou sur mobile avec Be2bill, solution de paiement qui a encaissé 1, 6 milliards d’euros de flux en janvier 2016.

De l’intuition

Intuitif, il crée, réfléchit, connecte puis il fait valider de façon business ses idées. « Regardons si cela est faisable ». Il réussit très souvent. L’échec ne lui fait pas pour autant peur « c’est que l’on a tenté quelque chose » et tant mieux. Pas dupe du jeu de représentation, de la posture sociale, il reste lui-même en refusant une posture. Entrepreneur très jeune, mis en avant par quelques médias, il sait ce qu’est l’effet de cour.  « C’est le jeu. De temps en temps, cela m’amuse, d’autre fois, cela me désespère ». Il se sent bien « lorsqu’[il est] utile ». Plus jeune, il a pensé un temps rejoindre la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris. Il est devenu secouriste diplômé il y a 2 ans, ce qui lui permet de faire aujourd’hui des gardes à leur côté.

« Chaque jour, il faut que j’apprenne ».

«  Je n’ai jamais été trop installé dans une routine ». Il considère que l’agilité est l’un des traits de sa personnalité. « Chaque jour, j’essaye d’apprendre de nouvelles choses, de progresser, de faire grandir mes équipes ». Il se réjouit : « Toutes les semaines sont de nouvelles semaines ». Ce qu’on peut lui souhaiter ? « La santé, sans quoi rien est possible. Et puis j’aimerais continuer de, progresser dans ce que je fais ». Le mot de la fin ? Aucun. Il n’y a pas de fin à écrire mais un nouveau chapitre qui se poursuit avec enthousiasme et élan. Un hymne à une vie vécue pleinement vers l’humain et vers demain.

Mathilde Aubinaud

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