L’épris de liberté

L’élève-avocat de 25 ans, se lance avec ce qu’il est, avec ce qu’il croit, dans une aventure politique au service de ses concitoyens.

Ladislas

« Aime et fais ce qu’il te plait », la maxime de St Augustin le porte et l’emporte dans le tourbillon du quotidien. Il s’appelle Ladislas Skura, 25 ans, élève-avocat et candidat tête de liste aux municipales à Guyancourt (78).

De cette phrase antique, éminemment simple et puissante, il se nourrit pour avancer. L’amour comme unique cadrage avec lequel il se façonne.

« Détermination, Passion et Empathie. » Un rythme ternaire qui le définit. Ses passions sont multiples allant de son métier à la philosophie, en passant par le droit et surtout les gens. Ce féru de débats « adore échanger avec les autres ». Apprendre et grandir en découvrant. Sa dernière gourmandise ? Le dernier album de Benjamin Biolay, « un vrai poète » selon Ladislas.

Syncrétique, il se plait à approfondir des univers variés. Avec un enthousiasme certain, Ladislas évoque la piscine municipale de Guyancourt pratiquée en compétition lors de ses années de brassiste. D’un ton amusé, il déclare « je vais là où je m’éclate ! ». Les sentiers battus, les figures imposées ne sont pas son truc. Bien au contraire, se refusant de céder au normatif, il délaisse la voie royale pour la singularité. Définitivement, il avance, de façon indépendante avec sa soif de défi et de challenge.

Et justement la politique, un défi de plus ? Il est affirmatif. Pour le candidat UMP de Guyancourt : « Tout le paysage politique est à construire ici ». Et il y attache de l’importance. Ce lieu lui est particulièrement cher, « c’est ma ville » insiste-t-il. « J’y suis né, j’y ai ma famille, mes amis, j’ai grandi ici. Je suis un enfant de Guyancourt ». Le Guyancourtois entend porter haut les valeurs de sa ville. Avec une empathie certaine, il se confie sur ses difficultés passées, une enfance heureuse mais compliquée. Il se confie volontiers aussi sur ce qui l’anime, le pousse à se dépasser toujours davantage. Un moment qui le porte ? Instinctivement, il répond « le terrain ». Cette sincérité mise au service des gens, cette leçon où chaque jour est synonyme de remise en question, d’apprentissage. Car l’envie d’apprendre, il connait.

Le mot travail ne l’effraie pas. Bien au contraire. Un brillant parcours : la Sorbonne, Assas, puis il décroche le Barreau parisien, « sa fierté ». Et un tremplin, « le début d’une nouvelle aventure ». Un chemin de vie qu’il écrit, peu à peu. D’ailleurs, l’écriture, il n’y est pas insensible. Le grain des mots l’émeut. Les mots mais aussi les idées. Il cite Max Weber, mais aussi cette grande Dame : Hannah Arendt « pour ce qu’elle est, son histoire, son œuvre et son travail... ». Fin littéraire, il est adepte de l’histoire politique. Il avoue avoir particulièrement étudié Le Prince de Nicolas Machiavel dont les textes résonnent dans son quotidien. Nourri de ces grandes figures, il entend être acteur de sa vie en se moquant des paillettes et des standards. Il préfère placer ses convictions au-dessus de tout. « Si tu ne vas pas au bout de tes convictions, c’est raté », lance-t-il.

Des convictions  et des émotions. L’art, la photographie ne le laisse pas indifférent. L’émotion est là. Un petit plaisir culinaire du quotidien ? Il ne cite aucuns plats grandiloquents. Bien au contraire, il me répond un met d’une simplicité extrême : « du pain », avec quelques « carrés de chocolats amers » lance-t-il amusé. D’ailleurs, il sourit à maintes reprises dans la vie de tous les jours. « Le sourire, c’est important, c’est la chaleur humaine ». Et ce sourire est encore là, lorsqu’il évoque la mythique ville de New-York. Un lieu dont il n’a pas encore perçu le mystère, « c’est peut-être pour cela d’ailleurs qu’elle me plait tant ? ». Il s’interroge quelques instants. Cette ville pour ce qu’elle représente, le symbole de l’accueil, de l’aventure, une ville universelle et cosmopolite. Un endroit, où le paraitre importe peu, où l’on va au-delà des idées reçues. Les gens y sont libres, la chaleur humaine est permanente. Un tremplin pour trouver l’essence : « cette moelle secrète de la vie qui git dans le cœur ». Ce qui le rend heureux ? « Un diner avec ma maman, ma sœur et mes amis ». Avec une intégrité et un courage certain, Ladislas Skura saisit l’instant présent avec intensité. D’ailleurs, le prénom « Ladislas » signifie en slave « chef victorieux », une coïncidence?

Mathilde AUBINAUD

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